Lettre aux Colossiens 1:1-29
Notes
Notes d'étude
Première lettre aux Corinthiens : De toute évidence, les titres comme celui-ci ne faisaient pas partie du texte original. Un examen des manuscrits anciens donne à penser qu’ils ont été ajoutés par les scribes, sans doute pour permettre d’identifier plus facilement chacune des lettres inspirées. C’est par exemple le cas dans le codex en papyrus référencé sous le sigle P46. Ce codex est le plus ancien recueil que l’on connaisse des lettres de Paul ; d’après un certain nombre de spécialistes, il date de 200 de n. è. environ. Il contient neuf lettres de Paul divinement inspirées. Dans ce codex, la première lettre inspirée de Paul aux Corinthiens porte le titre Pros Korinthious A (vers les [ou : aux] Corinthiens 1) (voir galerie multimédia, « Première lettre de Paul aux Corinthiens »). Le même titre figure dans d’autres manuscrits parmi les plus anciens, comme le Codex Vaticanus et le Codex Sinaiticus, datant du 4e siècle de n. è. Dans ces deux manuscrits, le titre apparaît à la fois au début et à la fin de la lettre.
Lettre aux Colossiens : De toute évidence, les titres comme celui-ci ne faisaient pas partie du texte original. Un examen des manuscrits anciens donne à penser qu’ils ont été ajoutés par les scribes, sans doute pour permettre d’identifier plus facilement chacune des lettres inspirées (voir note d’étude sur le titre de 1Co).
De la part de Paul […] et de Timothée notre frère : Litt. « Paul […] et Timothée le frère ». C’est Paul qui a écrit la lettre aux Colossiens, mais il associe le nom de Timothée au sien dans les salutations d’introduction, car Timothée était avec lui au moment de la rédaction de cette lettre. Paul l’a rédigée au cours de son premier emprisonnement à Rome, que l’on situe vers 59-61 de n. è. Il appelle Timothée « notre frère », évoquant ainsi la notion de liens spirituels. Il semble que Timothée ait été emprisonné lui aussi à Rome à un moment donné au cours de cette période (Php 2:19 ; Hé 13:23).
apôtre de Christ Jésus : Voir note d’étude sur Rm 1:1.
aux saints : Voir note d’étude sur Rm 1:7.
Colosses : Ville du SO de l’Asie mineure qui, aux jours de Paul, appartenait à la province romaine d’Asie (voir lexique à « Asie » ; app. B13). Étant située dans la vallée du Lycus, Colosses se trouvait sur un axe commercial majeur qui reliait les villes de la côte de la mer Égée aux villes de l’E. Au 1er siècle de n. è., Laodicée et Hiérapolis, des villes voisines, avaient pris de l’importance dans la région. Toutefois, Colosses était toujours réputée pour son centre de production textile, et en particulier pour sa belle laine teinte dans une nuance de pourpre appelée colossinus. Les vestiges de cette ville antique se trouvent à 4 km de la ville turque de Honaz.
faveur imméritée et paix : Voir note d’étude sur Rm 1:7.
Nous remercions toujours Dieu […] quand nous prions pour vous : Ou p.-ê. « nous remercions Dieu […] priant toujours pour vous ». Certaines Bibles relient l’adverbe « toujours » à « remercier Dieu », tandis que d’autres le relient à « prier ». Le texte grec peut se comprendre des deux façons.
Épaphras : Un fidèle ministre du Christ qui vivait à Colosses et qui a rendu visite à Paul lors de son premier emprisonnement à Rome. De toute évidence, au moment où il a rédigé la lettre aux Colossiens, l’apôtre n’était jamais allé à Colosses (Col 2:1) ; Épaphras a sans doute largement contribué à la fondation de l’assemblée de cette ville (Col 1:6-8 ; 4:12, 13). Le nom Épaphras est un diminutif d’Épaphrodite. Il ne faut toutefois pas confondre l’Épaphras de Colosses avec l’Épaphrodite de Philippes (Php 2:25). Épaphras est aussi mentionné en Phm 23.
ministre : Voir notes d’étude sur Mt 20:26 ; 1Co 3:5.
l’amour que vous avez produit à l’aide de l’esprit : Litt. « votre amour dans l’esprit ». Cette expression décrit le genre d’amour que manifestaient les chrétiens de Colosses. Il s’agit de l’amour désintéressé et guidé par des principes que l’esprit saint de Dieu produit chez ceux qui se soumettent à son influence (Ga 5:22).
la connaissance exacte : L’expression « connaissance exacte » figure dans ce verset et dans le suivant. Dans ce passage, Paul prie pour que les chrétiens de Colosses soient remplis de la connaissance exacte au sujet de Dieu et de sa volonté (pour un examen détaillé du terme grec rendu par « connaissance exacte », voir note d’étude sur Éph 4:13).
compréhension spirituelle : Il s’agit de la compréhension de questions spirituelles qui est accordée par l’esprit de Dieu. Elle permet d’acquérir la « connaissance exacte de sa volonté ». La personne qui a une telle compréhension voit les choses comme Jéhovah les voit.
vous conduire d’une manière digne de Jéhovah : En grec, le verbe employé dans cette expression signifie littéralement « marcher », « circuler ». Dans plusieurs de ses lettres, comme ici, Paul l’utilise au sens figuré ; il signifie alors « vivre » ou « se comporter » de telle ou telle manière (Ga 5:16 ; Éph 5:2, note ; Col 2:6 ; 3:7, note ; 4:5, note ; 1Th 2:12). Selon un ouvrage de référence, dans ce genre de passages, le verbe grec évoque le « chemin » qu’une personne suit, son mode de vie. Cette façon d’employer le verbe « marcher » tire son origine des Écritures hébraïques. On en trouve un exemple en Gn 6:9 : « Noé était un homme juste. Contrairement à ses contemporains, il était intègre. Noé marchait avec le vrai Dieu. » « Marcher d’une manière digne de Jéhovah » implique donc de vivre en accord avec ses normes de justice, ce qui rejaillit favorablement sur son nom. En 1Th 2:12, Paul utilise une expression similaire (pour l’emploi du nom divin dans ce verset, voir app. C3, introduction ; Col 1:10).
pouvoir des ténèbres : Ou « autorité (domaine) des ténèbres ». Le soir de son arrestation, peu avant son exécution, Jésus avait aussi parlé du « pouvoir des ténèbres », qui s’exerçait sur ses opposants (voir note d’étude sur Lc 22:53). Ici, Paul évoque les ténèbres spirituelles qui enveloppent le monde dominé par Satan (Éph 4:18 ; 6:12 ; cf. 2Co 4:4 et note d’étude).
transférés : Dans ce verset, Paul explique que les chrétiens ont été délivrés des ténèbres et qu’ils se trouvent désormais dans un endroit (une condition) bien meilleur. Le verbe grec qu’il emploie peut également signifier « transporter » (1Co 13:2 et note d’étude). Des auteurs profanes ont parfois utilisé ce même verbe grec pour parler du transfert de populations entières d’un pays à un autre. Paul rappelle aux chrétiens de Colosses que c’est une vraie bénédiction pour eux d’avoir été en quelque sorte évacués, ou délivrés, du domaine des ténèbres de Satan pour être transférés dans un royaume de loin supérieur.
le royaume de son Fils bien-aimé : Le royaume dont Paul parle ici existait déjà à son époque, car il précise que les chrétiens y avaient été transférés. Ce royaume est donc différent du royaume messianique, qui selon la Bible, serait établi au ciel bien après l’époque de Paul (1Co 6:9, 10 ; Éph 5:5 et note d’étude ; 2P 1:10, 11 ; Ré 11:15 ; 12:10 ; cf. Lc 19:11, 12, 15). Le « royaume » dont il est question ici est constitué des chrétiens oints de l’esprit, les futurs héritiers du royaume céleste (Jc 2:5). Christ est devenu le Roi, ou Chef, de ce royaume à la Pentecôte 33 de n. è. Ce royaume spirituel continuera d’exister sur terre jusqu’à ce que le dernier des oints soit emporté au ciel. Lorsque ces chrétiens engendrés de l’esprit recevront leur récompense céleste, ils ne seront plus des sujets terrestres du royaume spirituel du Christ, mais ils seront rois avec lui au ciel (Ré 5:9, 10).
le premier-né de toute création : C.-à-d. le premier être créé par Jéhovah. Sur les huit occurrences du terme grec prôtotokos (premier-né) dans les Écritures grecques chrétiennes, six se rapportent à Jésus. Dans les Écritures, le terme « premier-né » désigne généralement celui qui, chronologiquement, est né en premier, par exemple dans une fratrie. Comme Jésus était l’enfant « premier-né » de Marie, il a été présenté à Jéhovah au Temple, conformément à ce qu’exigeait la Loi (Lc 2:7, 22, 23 ; Mt 1:25). En Col 1:18 (voir note d’étude), le même terme grec est employé à propos de Jésus dans l’expression rendue par « premier-né d’entre les morts », où « premier » est là encore pris au sens chronologique (cf. Rm 8:29). Pareillement, dans les Écritures hébraïques, le terme « premier-né » a le plus souvent le sens de « fils aîné d’un homme ». Dans la Septante, le terme prôtotokos figure en Gn 49:3, où Jacob dit : « Ruben, tu es mon premier-né » (voir lexique à « premier-né »). Parmi ceux qui affirment que Jésus n’a pas été créé, certains expliquent qu’en Col 1:15 « premier-né » désigne celui qui a le plus haut rang et qu’il n’est pas inclus dans la création ; ils traduisent l’ensemble de l’expression grecque que Paul emploie ici par « premier-né au-dessus de toute création ». S’il est vrai que Jésus a un rang plus élevé que toutes les autres créatures, ce simple fait ne justifie pas que l’on donne ici au terme « premier-né » un autre sens que son sens usuel. D’ailleurs, en Ré 3:14 Jésus est appelé le « commencement de la création de Dieu », ce qui confirme qu’en Col 1:15 l’expression « premier-né de toute création » a le sens de « premier à avoir été créé par Dieu ».
c’est par son moyen que toutes les autres choses ont été créées : Dieu s’est servi de « son Fils bien-aimé » (Col 1:13) pour créer les choses « dans le ciel et sur la terre, les visibles et les invisibles ». Ces « choses » englobent les millions de fils angéliques de Jéhovah, qui font partie de sa famille céleste, ainsi que l’univers physique (Gn 1:1 ; Dn 7:9, 10 ; Jean 1:3 ; Ré 5:11). Jésus est le Fils premier-né de Jéhovah et le seul à avoir été créé directement par lui (Hé 1:6 ; voir notes d’étude sur Jean 1:14 et Col 1:15). Il est donc logique de penser que c’est à lui que Jéhovah a dit : « Faisons l’être humain à notre image, à notre ressemblance » (Gn 1:26).
toutes les autres choses : Litt. « toutes choses ». Grec pas. Une traduction littérale du texte grec (sans le mot « autres ») pourrait donner l’impression que Jésus n’a pas été créé mais qu’il est lui-même le Créateur. Toutefois, cette idée ne s’accorderait pas avec le reste de la Bible, y compris avec le verset précédent, qui appelle Jésus « le premier-né de toute création » (Col 1:15 ; cf. Ré 3:14, où Jésus est appelé « le commencement de la création de Dieu »). Par ailleurs, dans certains contextes, le mot grec pas peut très bien signifier « tout autre », « tous les autres » ou « toutes les autres » ; c’est le cas par exemple en Lc 13:2 ; 21:29 et en Php 2:21, où il est traduit par « tous les autres ». Cette compréhension s’accorde avec l’enseignement inspiré énoncé par Paul en 1Co 15:27 : « Dieu “a soumis toutes choses sous ses pieds [ceux de Christ]”. Mais lorsqu’il est dit que toutes choses ont été soumises, il est évident que cela n’inclut pas Celui qui lui a soumis toutes choses. » Ainsi, l’option « toutes les autres choses », retenue dans la présente édition, se justifie tant par sa conformité à l’enseignement biblique dans son ensemble que par les différentes traductions possibles du mot pas en fonction du contexte (cf. note d’étude sur Php 2:9).
trônes, ou seigneuries, ou gouvernements, ou pouvoirs : Ici, Paul évoque les positions d’autorité qui existent au sein de l’administration de Jéhovah. Elles sont occupées par des serviteurs humains de Dieu mais aussi, comme le suggère ce verset, par des créatures célestes parfaites (Is 6:2 ; Éz 10:15-17 ; 1Co 6:3 ; Éph 3:10 ; Hé 13:17 ; Jude 8, 9). Ces positions ne sont pas simplement tolérées par Jéhovah ; elles ont été créées par lui. Il en est à l’origine, et son Fils est l’instrument dont il s’est servi pour les mettre en place. Les positions d’autorité mentionnées dans ce verset « ont été créées par son intermédiaire [celui de Jésus] et pour lui » ; elles ne peuvent donc pas se rapporter aux gouvernements humains.
créées par son intermédiaire et pour lui : Même s’il est dit dans ce verset que le Fils premier-né de Dieu, Jésus, a participé à la création de toutes choses, les Écritures ne l’appellent pas le Créateur. Le verset précédent indique qu’il est le « premier-né de toute création », et Ré 3:14 parle de lui comme du « commencement de la création de Dieu ». Après avoir lui-même été créé, Jésus est devenu l’« habile ouvrier » de Jéhovah, comme l’indique Proverbes chapitre 8, où il est représenté sous les traits de la « sagesse », une sagesse personnifiée (Pr 8:1, 22, 30). L’implication de Jésus dans la création est décrite en Pr 8:22-31. Ce passage explique que l’habile ouvrier de Jéhovah ‘se réjouissait au sujet de sa terre [celle de Dieu] devenue habitable, et était particulièrement attaché aux fils des hommes [ou : « aux humains », note]’. On comprend donc pourquoi Col 1:16 dit : « Toutes les autres choses ont été créées par son intermédiaire et pour lui. »
la tête du corps, de l’assemblée : Tant dans sa lettre aux Colossiens que dans celle aux Éphésiens, Paul compare l’assemblée chrétienne à un « corps » dont Christ est la « tête » (le chef) (Éph 1:22, 23). Selon un ouvrage de référence, cette métaphore « suggère non seulement que l’union [des membres] avec la Tête est vitale, mais encore que la volonté de la Tête est exécutée par les membres. Ils sont Ses instruments. » Jésus est aussi le chef d’un royaume qui est appelé en Col 1:13 le ‘royaume du Fils bien-aimé de Dieu’ (voir note d’étude).
Il est […] le premier-né d’entre les morts : Plusieurs récits bibliques rapportent que des humains ont été ressuscités avant Jésus, mais il est le premier à avoir été ressuscité pour une vie sans fin. Il a été ressuscité « dans l’esprit » (1P 3:18) et a reçu une position plus élevée que celle qu’il occupait au ciel avant de venir sur terre. Dieu lui a accordé l’immortalité et une vie impérissable, ce dont un être de chair et de sang, un humain, ne peut disposer. Jésus a été « élevé au-dessus des cieux » et il est le deuxième personnage le plus important de l’univers après Jéhovah (Hé 7:26 ; 1Co 15:27 ; Php 2:9-11). C’est Jéhovah lui-même qui l’a ressuscité ! (Ac 3:15 ; 5:30 ; Rm 4:24 ; 10:9).
faire habiter en lui toute plénitude : Jésus Christ joue un rôle capital dans l’accomplissement du projet de Dieu et il occupe une position de premier ordre dans l’assemblée chrétienne. En effet, non seulement il permet aux humains de se réconcilier avec Dieu grâce au « sang qu’il a versé sur le poteau de supplice » (Col 1:20), mais en plus il fournit aux chrétiens tout ce dont ils ont besoin (« toute plénitude ») en matière de direction à suivre et d’enseignement. De plus, il est l’incarnation même des qualités divines, notamment la sagesse. Son exemple et son enseignement sont parfaits ; ils ne présentent aucune lacune qui aurait besoin d’être comblée par des philosophies et des traditions humaines (Col 2:8-10). C’est pourquoi Jésus est celui que les chrétiens considèrent comme le modèle par excellence et leur source d’instruction.
réconcilier avec lui-même : Le verbe grec rendu ici par « réconcilier » signifie fondamentalement « changer », « échanger ». Il a pris le sens de « passer de l’hostilité à l’amitié », autrement dit changer de sentiments à l’égard de quelqu’un. Paul explique ici que la réconciliation s’obtient « grâce au sang qu’il [Jésus] a versé sur le poteau de supplice ». C’est par ce moyen que les relations entre les humains et Dieu peuvent changer et redevenir harmonieuses (voir notes d’étude sur Rm 5:10 ; 2Co 5:18, 19).
celles qui sont sur la terre ou celles qui sont au ciel : Paul évoque ici les personnes qui sont réconciliées avec Dieu grâce au sang que Christ a versé sur le poteau de supplice. L’expression « choses […] qui sont au ciel » désigne les chrétiens oints de l’esprit, qui sont appelés à régner avec Christ au ciel. Ils sont « participants de l’appel céleste » (Hé 3:1) et vont « être rois et gouverner la terre » en tant que cohéritiers de Christ dans le royaume de Dieu (Ré 5:9, 10). L’expression « choses […] qui sont sur la terre » désigne les humains qui seront les sujets terrestres de ce royaume (Ps 37:29 ; voir note d’étude sur Éph 1:10).
poteau de supplice : Ou « poteau d’exécution » (voir lexique).
a été prêchée dans toute la création sous le ciel : Par cette expression, Paul ne suggère pas que la bonne nouvelle avait littéralement atteint toutes les régions de la terre. D’ailleurs, quelques années plus tôt, il avait lui-même écrit que l’Espagne était encore un « territoire vierge », c’est-à-dire un endroit où la bonne nouvelle n’avait pas été prêchée (Rm 15:20, 23, 24). Ici, en Col 1:23, Paul donne simplement au lecteur une idée générale de l’expansion que connaissait la bonne nouvelle (Rm 1:8 ; Col 1:6). Au moment où il écrit sa lettre aux Colossiens, le message du Royaume est déjà largement répandu à travers l’Empire romain et au-delà. En effet, près de 30 ans auparavant, les Juifs et les prosélytes qui avaient embrassé le christianisme à la Pentecôte 33 de n. è. avaient emporté ce message dans des territoires aussi lointains que l’Élam, la Parthie, la Médie, la Mésopotamie, l’Arabie, l’Asie Mineure, Rome et des régions de la Libye proches de Cyrène —, donc pour ainsi dire dans l’ensemble du monde connu des lecteurs de Paul (Ac 2:1, 8-11, 41, 42).
son corps, qui est l’assemblée : Voir note d’étude sur Col 1:18.
le saint secret : Le terme « saint secret » est mentionné plusieurs fois dans la lettre de Paul aux Colossiens (Col 1:27 ; 2:2 ; 4:3 ; voir notes d’étude sur Mt 13:11 ; 1Co 2:7 ; Éph 1:9).
les systèmes de choses passés : Ou « les ères passées » (voir lexique à « système de choses »).
complète : Ou « mûre », « parfaite » (cf. 1Co 2:6 et note).
Documents multimédias

On voit sur cette photo une page d’un codex en papyrus référencé sous le sigle P46. La partie du codex à laquelle elle appartient est appelée papyrus Chester Beatty II ; elle est conservée à la bibliothèque Chester Beatty, à Dublin, en Irlande. D’après un certain nombre de spécialistes, ce codex date de 200 de n. è. environ. Il contient neuf lettres de Paul divinement inspirées, mais qui n’apparaissent pas dans le même ordre que celui des Bibles modernes (voir galerie multimédia, « Première lettre de Paul aux Corinthiens » et « Deuxième lettre de Paul aux Corinthiens »). La page figurant sur la photo montre la fin de la lettre de Paul aux Philippiens et le début de sa lettre aux chrétiens de Colosses, ville située dans le SO de l’Asie Mineure. La zone mise en évidence est le titre, « Vers les [ou : aux] Colossiens ». Ce codex prouve que très tôt, les scribes ont désigné les livres de la Bible par des titres.


