« Tel est l’héritage des fils de Jéhovah » (IS. 54:17, Bible de Crampon, 1905).

1. Par amour, qu’est-ce que Jéhovah a préservé à l’intention des humains ?

JÉHOVAH, le « Dieu vivant et qui subsiste », a préservé le message de vie qu’il adresse aux humains. Ce message ne peut disparaître, car « la parole de Jéhovah subsiste pour toujours » (1 Pierre 1:23-25). Ne sommes-nous pas reconnaissants à Dieu d’avoir, par amour, conservé cette connaissance vitale dans sa Parole écrite, la Bible ?

2. Qu’a préservé Dieu dans sa Parole écrite ?

2 Dans sa Parole, Dieu a préservé à l’usage de son peuple le nom qu’il s’est choisi lui-même. On y trouve la première mention « Jéhovah Dieu » dans « l’histoire des cieux et de la terre » (Gen. 2:4). Le nom divin a été miraculeusement gravé plusieurs fois sur les tablettes de pierre portant les Dix Commandements. Le premier de ces commandements débute ainsi : « Je suis Jéhovah ton Dieu » (Ex. 20:1-17). Ce nom demeure parce que le Souverain Seigneur Jéhovah a préservé sa Parole et son nom malgré tous les efforts déployés par Satan pour les faire disparaître (Ps. 73:28).

3. Bien que l’erreur religieuse abonde, qu’est-ce que Dieu a préservé ?

3 Dans sa Parole, Jéhovah a aussi préservé la vérité. L’erreur religieuse étant mondialement répandue, nous nous réjouissons que Dieu nous ait donné la lumière et la vérité spirituelles (lire Psaume 43:3, 4). Tandis que la majorité des humains marche dans les ténèbres, nous continuons de marcher joyeusement dans la lumière spirituelle que Dieu diffuse (1 Jean 1:6, 7).

UN HÉRITAGE QUE NOUS DEVONS CHÉRIR

4, 5. Quel honneur extraordinaire avons-nous depuis 1931 ?

4 En tant que chrétiens, nous possédons un précieux héritage. L’héritage d’une nation est l’ensemble des richesses culturelles et des traditions qu’une génération transmet à la suivante. Notre héritage  spirituel englobe la connaissance exacte de la Bible et une claire compréhension de la vérité au sujet de Dieu et de ses desseins. Mais il inclut également un honneur très particulier.

Nous nous sommes réjouis d’adopter le nom de Témoins de Jéhovah lors de l’assemblée de 1931.

5 Cet honneur a enrichi notre héritage lors de l’assemblée tenue en 1931 à Columbus, dans l’Ohio (États-Unis). Sur le programme figuraient les lettres « JW ». « Nous nous livrions à toutes sortes de conjectures sur la signification des lettres JW », a raconté une sœur. Jusqu’alors, nous nous faisions appeler Étudiants de la Bible. Mais le 26 juillet 1931, nous avons adopté par une résolution le nom de Témoins de Jéhovah (Jehovah’s Witnesses en anglais). C’était exaltant de recevoir ce nom biblique (lire Isaïe 43:12). « Je n’oublierai jamais l’immense clameur et le tonnerre d’applaudissements qui secouèrent les lieux », a déclaré un frère. Aucun autre groupe religieux au monde ne voulait de ce nom, mais voilà plus de 80 ans que Dieu nous permet de l’utiliser ! Quel immense honneur que d’être Témoins de Jéhovah !

6. De quels renseignements précis notre héritage est-il aussi constitué ?

6 Notre héritage est aussi constitué d’une mine de renseignements précis et précieux qui nous viennent du passé. Parlons d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Ces patriarches ont dû discuter avec leurs enfants de la manière de plaire à Jéhovah. Il n’est donc pas étonnant que Joseph ait refusé d’avoir une relation sexuelle immorale, ce qui, pour lui, revenait à « pécher [...] contre Dieu » (Gen. 39:7-9). Diverses traditions chrétiennes ont également été transmises oralement ou par l’exemple. Citons certaines instructions relatives au Repas du Seigneur, que Paul a léguées aux congrégations (1 Cor. 11:2, 23). Aujourd’hui, les détails dont nous avons besoin pour adorer Dieu « avec l’esprit et la vérité » figurent dans sa Parole écrite (lire Jean 4:23, 24). La Bible est destinée à éclairer tous les humains. Mais pour nous qui servons Jéhovah, elle a une valeur particulière.

7. Quelle promesse encourageante notre héritage contient-il ?

7 Des récits publiés à notre époque et attestant que « Jéhovah est avec [nous] » viennent encore grossir notre héritage (Ps. 118:7). Ils nous inspirent un sentiment de sécurité, même quand nous sommes persécutés. Notre héritage contient cette promesse encourageante : « “Toute arme qui sera formée contre toi n’aura pas de succès, et toute langue qui se dressera contre toi en jugement, tu la condamneras. Voilà la possession héréditaire [ou ‘héritage’, Crampon] des serviteurs de Jéhovah, et leur justice vient de moi”, c’est là ce que déclare Jéhovah » (Is. 54:17). Dans son arsenal, Satan ne dispose d’aucune arme capable de nous causer un tort définitif.

8. Qu’allons-nous examiner dans le présent article et le suivant ?

 8 Satan a cherché à détruire la Parole de Dieu, à effacer le nom divin et à étouffer la vérité. Mais il n’est pas de taille à lutter contre Jéhovah, qui a invariablement contrecarré ses attaques. Dans le présent article et le suivant, nous verrons comment Jéhovah 1) a préservé sa Parole, 2) a veillé à ce que son nom ne soit pas effacé et 3) est la Source et le Protecteur de la vérité.

JÉHOVAH A PRÉSERVÉ SA PAROLE

9-11. Quels exemples montrent que la Bible a résisté à diverses attaques ?

9 Jéhovah a protégé sa Parole des pires attaques. On lit dans l’Enciclopedia Cattolica : « En 1229, le concile de Toulouse a interdit aux laïcs de les utiliser [les bibles en langues vernaculaires] étant donné la lutte contre les Albigeois et les Vaudois [...]. L’assemblée tenue en 1234 à Tarragone, en Espagne, sous Jacques Ier, a émis une interdiction semblable. [...] Le Saint-Siège est intervenu sur cette question pour la première fois en 1559, quand l’Index de Paul IV a interdit l’impression et la possession de b[ibles] vernaculaires sans l’autorisation du Saint-Office. »

10 En dépit de diverses attaques, la Bible a été préservée. Vers 1382, John Wycliffe et ses collaborateurs ont produit la première traduction anglaise de la Bible. William Tyndale, autre traducteur de la Bible, a été exécuté en 1536. Attaché à un poteau, il aurait crié, avant d’être étranglé et brûlé : « Seigneur, ouvre les yeux du roi d’Angleterre ! »

11 La Bible a résisté à toutes sortes d’oppositions. En 1535, par exemple, sa traduction en anglais par Miles Coverdale a été publiée. Coverdale a repris à Tyndale la version du « Nouveau Testament » et de l’« Ancien Testament » de Genèse à Chroniques. Il a traduit d’autres livres des Écritures à partir du latin et de la Bible allemande de Martin Luther. Aujourd’hui, les Saintes Écritures. Traduction du monde nouveau sont appréciées pour leur clarté, leur fidélité au texte original et leur facilité d’utilisation dans le ministère. Nous nous réjouissons de ce qu’aucune autorité, humaine ou démoniaque, ne pourra jamais entraver la conservation de la Parole de Jéhovah.

JÉHOVAH A PRÉSERVÉ SON NOM

Des hommes comme Tyndale sont morts pour la Parole de Dieu.

12. Quel rôle la Traduction du monde nouveau a-t-elle joué dans la préservation du nom divin ?

12 Jéhovah Dieu a veillé à ce que son nom soit préservé dans sa Parole. À cet égard, la Traduction du monde nouveau a joué un rôle essentiel. Dans l’introduction, le comité de traduction, constitué d’hommes dévoués, a écrit : « Il était donc tout naturel, comme l’a fait la présente version, de rétablir dans le texte  français le nom divin à sa vraie place. Le nom a été restitué 6 973 fois dans les Écritures hébraïques et 237 fois dans les Écritures grecques chrétiennes, sous la forme usuelle de “Jéhovah”. » Cette traduction est aujourd’hui disponible, dans son intégralité ou en partie, en plus de 116 langues, et a été imprimée en plus de 178 545 862 exemplaires.

13. Pourquoi peut-on dire que le nom de Dieu est connu depuis la création de l’humanité ?

13 Le nom de Dieu est connu depuis la création de l’humanité. Adam et Ève le connaissaient et savaient exactement comment le prononcer. Après le Déluge, quand son fils Cham lui a manqué de respect, Noé a dit : « Béni soit Jéhovah le Dieu de Sem et que Canaan [le fils de Cham] devienne son esclave » (Gen. 4:1 ; 9:26). Dieu lui-même a déclaré : « Je suis Jéhovah. C’est là mon nom ; et je ne donnerai ma gloire à aucun autre. » Il a aussi affirmé : « Je suis Jéhovah, et il n’y en a pas d’autre. Moi excepté, il n’y a pas de Dieu » (Is. 42:8 ; 45:5). Jéhovah a veillé à ce que son nom soit préservé et soit révélé à la terre entière. Nous avons l’immense honneur d’utiliser son nom et d’être ses Témoins. Nous nous écrions en quelque sorte : « Au nom de notre Dieu nous élèverons nos bannières » (Ps. 20:5).

14. Où, ailleurs que dans la Bible, trouve-t-on le nom divin ?

14 Le nom divin ne se trouve pas seulement dans la Bible. Sur une stèle découverte à Dhibân (Dibôn), à 21 kilomètres à l’est de la mer Morte, le roi moabite Mésha mentionne le roi d’Israël Omri et livre sa version de sa révolte contre Israël (1 Rois 16:28 ; 2 Rois 1:1 ; 3:4, 5). La Stèle de Mésha a cependant un intérêt particulier, car le nom divin y apparaît sous la forme du Tétragramme, c’est-à-dire les quatre lettres hébraïques correspondant à YHWH. Le Tétragramme figure aussi à plusieurs reprises sur les Lettres de Lakish, des tessons de poterie retrouvés en Israël.

15. Qu’est-ce que la Septante, et pourquoi a-t-elle vu le jour ?

15 Les premiers traducteurs de la Bible ont contribué à la préservation du nom divin. Après leur exil à Babylone de 607 à 537 av. n. è., de nombreux Juifs ne sont pas retournés en Juda et en Israël. Au IIIsiècle av. n. è., beaucoup avaient élu domicile dans la ville égyptienne d’Alexandrie. Ils avaient besoin d’une traduction des Écritures hébraïques en grec, la langue internationale de l’époque. La Septante, achevée au IIsiècle av. n. è., a comblé ce besoin. Certaines copies de cette version contiennent le nom Jéhovah sous sa forme hébraïque.

16. Citer un exemple d’emploi du nom de Dieu dans un ouvrage dont la première édition date de 1640.

16 Le nom divin figure dans le Bay Psalm Book, le premier ouvrage publié dans les colonies anglaises d’Amérique. Son édition originale, imprimée en 1640, contient les Psaumes traduits dans l’anglais de l’époque à partir de l’hébreu. Le nom de Dieu y apparaît dans des passages tels que Psaume 1:1, 2, où on lit qu’un « homme béni » ne marche pas dans le conseil des méchants, mais que « dans la loi de Iehovah il recherche ses délices ». La brochure Le nom divin qui demeure à jamais fournit d’autres éléments d’information relatifs au nom de Dieu.

JÉHOVAH PRÉSERVE LA VÉRITÉ RELIGIEUSE

17, 18. a) Comment définit-on le mot « vérité » ? b) De quoi est constituée « la vérité de la bonne nouvelle » ?

17 Nous servons avec joie « Jéhovah le Dieu de vérité » (Ps. 31:5). D’après le Petit Larousse, la vérité est la « connaissance [...] conforme à la réalité, aux  faits tels qu’ils se sont déroulés ». En hébreu biblique, le terme souvent traduit par « vérité » se rapporte à ce qui est vrai, digne de confiance, fidèle ou factuel. Le mot grec rendu par « vérité » dénote quant à lui ce qui est conforme à la réalité ou ce qui est légitime et vrai.

18 Jéhovah a préservé la vérité religieuse et nous la dispense de plus en plus abondamment (2 Jean 1, 2). Notre compréhension de la vérité ne cesse de s’affiner, car « le sentier des justes est comme la lumière brillante dont l’éclat augmente jusqu’à ce que le jour soit solidement établi » (Prov. 4:18). Nous souscrivons entièrement aux paroles de Jésus qui, dans une prière, a dit à Dieu : « Ta parole est vérité » (Jean 17:17). « La vérité de la bonne nouvelle », renfermée dans Parole écrite de Dieu, est constituée de l’ensemble des enseignements chrétiens (Gal. 2:14). Ces enseignements portent notamment sur le nom de Dieu, sa souveraineté, le sacrifice rédempteur de Jésus, la résurrection et le Royaume. Voyons à présent comment Jéhovah a préservé la vérité malgré les tentatives de Satan pour l’étouffer.

JÉHOVAH DÉJOUE UNE ATTAQUE CONTRE LA VÉRITÉ

19, 20. Qui était Nimrod, et quelle tentative a échoué à son époque ?

19 Après le Déluge, un dicton s’est répandu : « Comme Nimrod, puissant chasseur en opposition avec Jéhovah » (Gen. 10:9). En s’opposant à Jéhovah Dieu, Nimrod adorait en réalité Satan, comme les ennemis de Jésus, à qui celui-ci a dit : « Vous venez, vous, de votre père le Diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Celui-là [...] n’a pas tenu bon dans la vérité » (Jean 8:44).

20 Le royaume de Nimrod englobait Babel et d’autres villes situées entre le Tigre et l’Euphrate (Gen. 10:10). C’est peut-être sous sa direction que la construction de Babel et de sa tour a commencé vers 2269 av. n. è. S’opposant à la volonté de Jéhovah, qui était que les humains remplissent la terre, les constructeurs ont dit : « Allons ! Bâtissons-nous une ville et aussi une tour dont le sommet soit dans les cieux, et faisons-nous un nom célèbre, de peur que nous ne soyons dispersés sur toute la surface de la terre. » Mais ce projet a dû être abandonné, car Dieu a « confondu le langage de toute la terre », ce qui a entraîné la dispersion des ouvriers (Gen. 11:1-4, 8, 9). Si Satan comptait ainsi fonder une religion pour être adoré par l’ensemble des humains, sa machination a totalement échoué. Tout au long de l’Histoire, le culte de Jéhovah a triomphé, et il prend chaque jour davantage d’ampleur.

21, 22. a) Pourquoi la fausse religion n’a-t-elle jamais représenté une grave menace pour le vrai culte ? b) Que verrons-nous dans l’article qui suit ?

21 Jamais la fausse religion n’a représenté une grave menace pour le vrai culte. Pourquoi ? Parce que notre Grand Instructeur a veillé à ce que sa Parole écrite soit préservée, à ce que son nom soit toujours connu des humains, et parce qu’il est la source intarissable de la vérité religieuse (Is. 30:20, 21). Adorer Dieu conformément à la vérité nous procure de la joie, mais exige que nous restions spirituellement vigilants, que nous comptions entièrement sur Jéhovah et que nous suivions la direction de son esprit saint.

22 Dans l’article qui suit, nous retracerons le développement de quelques dogmes erronés. Nous verrons qu’ils s’effondrent quand on les analyse à la lumière des Écritures. Nous parlerons en outre de certains enseignements véridiques que Jéhovah, le grand Protecteur de la vérité, nous a fait connaître et qui font partie de l’héritage spirituel que nous chérissons tant.