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 EN COUVERTURE

Pourquoi s’accrocher ?

Pourquoi s’accrocher ?

SI VOUS rencontriez Marion *, vous diriez que c’est une jeune femme intelligente, amicale et sociable. Mais derrière son sourire se cache un profond désespoir qui lui donne, pendant des jours, des semaines voire des mois d’affilée, le sentiment qu’elle ne vaut rien. « Il ne se passe pas un jour sans que je pense à la mort, dit-elle. Je crois vraiment que le monde se porterait mieux sans moi. »

« Des études ont montré que pour chaque personne qui se suicide, il y en a 200 qui essaient de se suicider, et 400 [autres] qui l’envisagent » (THE GAZETTE, MONTRÉAL, AU CANADA).

Marion dit qu’elle n’irait jamais jusqu’au suicide. Il n’empêche qu’il y a des jours où elle ne voit vraiment pas pourquoi continuer à vivre. « Mon souhait le plus cher serait de mourir dans un accident. J’en suis venue à considérer la mort comme une amie, pas comme une ennemie. »

Beaucoup se retrouvent en Marion. Certains ont envisagé, ou même essayé, de se suicider. Des spécialistes font cependant remarquer que la plupart de ceux qui tentent de se tuer ne veulent pas réellement mettre fin à leurs jours ; ils veulent simplement mettre fin à leurs souffrances. En d’autres termes, ils pensent avoir une bonne raison de mourir ; ce dont ils ont besoin, c’est d’une raison de vivre.

Alors, pourquoi s’accrocher ? Voyons trois bonnes raisons.

^ § 3 Le prénom a été changé.