POURQUOI beaucoup d’humains remuent-​ils ciel et terre sans jamais arriver à trouver de véritable sens à leur vie ? « L’homme, né de la femme, vit peu de temps et il est gorgé d’agitation. Il est sorti telle une fleur, et il est coupé, il fuit comme l’ombre et ne continue pas à exister » (Job 14:1, 2). Quelque chose a gâché le bel avenir proposé à l’humanité, quelque chose qui est arrivé au premier couple humain dans le Paradis.

2 Pour être réellement heureuse, la famille humaine doit entretenir de bonnes relations avec Dieu, des relations spontanées, non forcées (Deutéronome 30:15-20 ; Josué 24:15). Jéhovah veut une obéissance et un culte qui viennent du cœur, qui soient mus par l’amour (Deutéronome 6:5). C’est pourquoi, dans le jardin d’Éden, il imposa une restriction offrant au premier homme la possibilité de lui prouver sa fidélité sincère. « De tout arbre du jardin tu peux manger à satiété, dit-​il à Adam. Mais quant à l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais, tu ne dois pas en manger, car le jour où tu en mangeras, tu mourras à coup sûr » (Genèse 2:16, 17). C’était une épreuve simple. Jéhovah interdisait à Adam de consommer du fruit d’un seul de tous les arbres du jardin. Cet arbre-​là symbolisait le droit du Créateur infiniment sage de définir ce qui était bon et ce qui était mauvais. Le premier homme transmit cet ordre divin à sa femme, que Jéhovah lui avait donnée comme « aide qui lui corresponde » (Genèse 2:18). Tous deux étaient satisfaits de leur condition de sujets de Dieu ; par leur soumission reconnaissante à sa volonté, ils exprimaient leur amour pour Celui qui les avait créés et dotés de la vie.

3 Or, un jour, un serpent s’adressa à Ève et lui demanda : « Est-​ce vrai que Dieu a dit que vous ne devez pas manger de tout arbre du jardin ? » Ève lui répondit qu’ils n’avaient pas le droit de consommer du fruit  d’un arbre seulement, de celui « qui [était] au milieu du jardin », l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais, et ce afin qu’ils ne meurent pas (Genèse 3:1-3).

4 Qui était ce serpent ? Le livre biblique de la Révélation nous apprend que « le serpent originel » est « celui qu’on appelle Diable et Satan, qui égare la terre habitée tout entière » (Révélation 12:9). Satan le Diable est-​il une création de Dieu ? Non, car les œuvres de Jéhovah sont parfaites et bonnes (Deutéronome 32:4). Créature spirituelle, il se fit lui-​même et Diable (« Calomniateur ») et Satan (« Opposant »). Il fut « entraîn[é] et sédui[t] par son propre désir », le désir d’être à la place de Dieu, et il s’est mis à se rebeller contre le Créateur (Jacques 1:14).

5 Satan le Diable a dit encore à Ève : « Vous ne mourrez pas du tout. Car Dieu sait que, le jour même où vous en mangerez, vos yeux ne manqueront pas de s’ouvrir et, à coup sûr, vous serez comme Dieu, connaissant le bon et le mauvais » (Genèse 3:4, 5). Il lui présentait la consommation du fruit de l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais comme quelque chose d’attirant. En substance, il lui disait : « Dieu te prive de quelque chose de bon. Mange de ce fruit, et tu seras comme Dieu, apte à décider toi-​même de ce qui est bon et de ce qui est mauvais. » Aujourd’hui, il insuffle toujours ce raisonnement aux humains pour que beaucoup ne servent pas Dieu. « Fais-​en à ta tête, dit-​il. Oublie donc ce que tu dois à Celui qui t’a donné la vie » (Révélation 4:11).

6 Le fruit de l’arbre est soudain devenu quelque chose d’enviable, d’irrésistible ! Ève l’a pris, y a goûté, puis en a proposé à son mari. Tout en sachant pertinemment quelles en seraient les conséquences, Adam a écouté la voix de sa femme et en a mangé aussi. La suite ? À l’adresse de la femme, Jéhovah prononça la sentence suivante : « J’augmenterai beaucoup la douleur de ta grossesse ; c’est dans les souffrances que tu mettras au monde des enfants, et vers ton mari sera ton désir, et lui te dominera. » Et à l’homme ? « Maudit est le sol à cause de toi. C’est dans la douleur que tu en mangeras les produits tous les jours de ta vie. Il fera pousser pour toi épines et chardons, et tu  devras manger la végétation des champs. À la sueur de ton visage tu mangeras du pain jusqu’à ce que tu retournes au sol, car c’est de lui que tu as été pris. Car tu es poussière et tu retourneras à la poussière. » Dorénavant, Adam et Ève, livrés à eux-​mêmes, chercheraient le bonheur et la satisfaction à leur façon. Qu’ont produit leurs efforts pour vivre heureux en faisant abstraction du dessein divin ? Le travail agréable consistant à entretenir le Paradis et à l’agrandir jusqu’aux extrémités de la terre s’est mué en labeur exténuant et ingrat juste pour subsister, en ne faisant rien pour la gloire du Créateur (Genèse 3:6-19).

7 Le jour où ils mangèrent du fruit de l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais, Adam et Ève moururent aux yeux de Dieu et commencèrent à décliner physiquement. Qu’advint-​il d’eux quand finalement ils moururent ? La Bible nous renseigne sur la condition des morts. « Les vivants savent qu’ils mourront ; mais les morts, eux, ne savent rien, et ils n’ont plus de salaire, car leur souvenir est bel et bien oublié » (Ecclésiaste 9:5 ; Psaume 146:4). Il n’y a pas d’« âme » qui survive à la mort. La punition du péché est la mort, non pas les tourments éternels dans un enfer brûlant. Par ailleurs, la mort n’est pas non plus le prélude à la félicité éternelle dans les cieux *.

8 De la même façon qu’un moule à gâteau cabossé ne peut donner qu’un gâteau déformé, l’homme et la femme devenus imparfaits n’ont pu engendrer que des descendants imparfaits. La Bible explique ce phénomène en ces termes : « Par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort, et [...] ainsi la mort s’est étendue à tous les hommes parce que tous avaient péché » (Romains 5:12). Par conséquent, nous sommes tous nés dans le péché, soumis à la futilité. Pour les descendants d’Adam, la vie devint amère, pénible. Mais cela cessera-​t-​il un jour ?

^ § 7 Vous trouverez un complément d’information intéressant sur la condition des morts dans la brochure Que devient-​on quand on meurt ? publiée par les Témoins de Jéhovah.