CONTENU DU CHAPITRE

Évolution et importance de nos réunions.

1. Quelle aide les disciples ont-​ils reçue alors qu’ils étaient réunis, et pourquoi en avaient-​ils besoin ?

PEU après la résurrection de Jésus, les disciples se sont réunis pour s’encourager. Par peur de leurs ennemis, ils ont verrouillé la porte. Imaginez leur soulagement quand Jésus est apparu et leur a dit : « Recevez de l’esprit saint » (lire Jean 20:19-22). Plus tard, ils étaient de nouveau rassemblés quand Jéhovah a déversé de l’esprit saint sur eux. Quelle force ils ont alors reçue en vue de l’œuvre de prédication qui les attendait ! (Actes 2:1-7).

2. a) Comment Jéhovah nous donne-​t-​il de la force, et pourquoi en avons-​nous besoin ? b) Pourquoi le culte familial est-​il si important ? (voir la note, et l’encadré «  Le culte familial »).

2 Nous faisons face au même genre de difficultés que nos frères du Ier siècle (1 Pierre 5:9). Que ce soit pour surmonter la crainte de l’homme ou pour persévérer dans la prédication, nous avons tous besoin de la force que Jéhovah donne (Éph. 6:10). Jéhovah nous fournit cette force en grande partie par nos rassemblements. Nous avons aujourd’hui deux réunions instructives par semaine : le discours public et l’étude de La Tour de Garde, et notre réunion de semaine appelée réunion Vie chrétienne et ministère *. S’y ajoutent quatre rassemblements annuels : l’assemblée régionale, deux assemblées de circonscription et le Mémorial de la mort de Christ. Pourquoi est-​il capital d’assister à tous ces rassemblements ? Quelle évolution ont-​ils connue ? Et que révèle sur nous la façon dont nous les considérons ?

Pourquoi se réunir ?

3, 4. Qu’est-​ce que Jéhovah attend de ses serviteurs ? Donnez des exemples.

3 Ce n’est pas d’aujourd’hui que Jéhovah demande à ses serviteurs de se réunir pour l’adorer. Ainsi, la Loi qu’il a donnée à la nation d’Israël en 1513 av. n. è. prévoyait un sabbat hebdomadaire pour que chaque famille l’adore et soit instruite dans la Loi (Deut. 5:12 ; 6:4-9). Quand les Israélites suivaient ce commandement, les familles étaient fortes, et la nation dans son ensemble restait pure et solide. Quand ils n’appliquaient pas la Loi et négligeaient  des obligations comme celles de se rassembler pour adorer Jéhovah, ils perdaient sa faveur (Lév. 10:11 ; 26:31-35 ; 2 Chron. 36:20, 21).

4 Voyez aussi l’exemple de Jésus. Il allait à la synagogue chaque semaine, le sabbat (Luc 4:16). Après sa mort et sa résurrection, même s’ils n’étaient plus sous la loi du sabbat, ses disciples ont gardé l’habitude de se réunir (Actes 1:6, 12-14 ; 2:1-4 ; Rom. 14:5 ; Col. 2:13, 14). Lors de leurs réunions, ils recevaient enseignement et encouragements, et ils offraient à Dieu des sacrifices de louange par des prières, des commentaires et des chants (Col. 3:16 ; Héb. 13:15).

Les disciples de Jésus se réunissaient pour s’encourager et se fortifier les uns les autres.

5. Pourquoi assistons-​nous à nos réunions hebdomadaires et à nos assemblées annuelles ? (voir aussi l’encadré «  Des rassemblements annuels qui unissent le peuple de Dieu »).

5 De même, en assistant à nos réunions hebdomadaires et à nos assemblées annuelles, nous soutenons le Royaume de Dieu, recevons la force de l’esprit saint et encourageons nos compagnons par nos déclarations de foi. Mais, surtout, nous offrons un culte à Jéhovah par nos prières, nos commentaires et nos chants. Nos rassemblements ne se déroulent peut-être pas exactement comme ceux des Israélites ou des premiers chrétiens, mais ils sont tout aussi importants. Comment ont-​ils pris forme ?

Des réunions hebdomadaires qui encouragent « à l’amour et aux belles œuvres »

6, 7. a) Quel est le but de nos réunions ? b) Les réunions des Étudiants de la Bible étaient-​elles partout les mêmes ? Expliquez.

6 Quand frère Russell a commencé à rechercher la vérité de la Parole de Dieu, il a vu la nécessité de se réunir avec d’autres personnes ayant le même objectif. En 1879, il  écrivait : « Avec quelques-uns, j’ai organisé à Pittsburgh un groupe d’étude biblique. Nous nous retrouvons tous les dimanches pour creuser les Écritures. » Les lecteurs de La Tour de Garde ont été incités à se réunir et, en 1881, des réunions avaient lieu à Pittsburgh chaque dimanche et chaque mercredi. Dans son numéro de novembre 1895 (angl.), La Tour de Garde expliquait que le but de ces réunions était de favoriser « l’amour et la communion entre chrétiens », et de permettre à ceux qui y assistaient de s’encourager (lire Hébreux 10:24, 25).

7 Pendant des années, le programme et la fréquence des réunions ont varié d’un groupe d’Étudiants de la Bible à un autre. Par exemple, une lettre d’un groupe des États-Unis publiée en 1911 disait : « Nous tenons au moins cinq réunions par semaine. » Ces réunions avaient lieu le lundi, le mercredi, le vendredi et deux fois le dimanche. En 1914, un groupe d’Afrique écrivait quant à lui : « Nous avons des réunions deux fois par mois ; elles durent du vendredi au dimanche. » Petit à petit, les réunions prendront la forme qu’elles ont actuellement. Faisons un bref historique de chacune d’elles.

8. Quels étaient les thèmes de certains des premiers discours publics ?

8 Discours public. En 1880, un an après avoir lancé La Tour de Garde, frère Russell a imité Jésus en effectuant une tournée de prédication (Luc 4:43). Il a établi à cette occasion le modèle de ce qui est aujourd’hui le discours public. À propos de ce déplacement, La Tour de Garde avait indiqué que frère Russell serait « heureux de tenir des réunions au cours desquelles serait prononcé un discours public ayant pour thème “Les choses qui appartiennent au Royaume de Dieu” ». En 1911, comme des congrégations avaient été établies dans un certain nombre de pays, chacune d’elles a été encouragée à envoyer de bons orateurs donner dans les régions alentour une série de six discours sur des sujets tels que le jugement ou la rançon. À la fin de la réunion, on signalait le thème du discours de la semaine suivante, ainsi que le nom de l’orateur.

9. Quels changements ont été apportés à la réunion publique, et comment montrer votre intérêt pour cette réunion ?

9 En 1945, La Tour de Garde a annoncé une campagne mondiale de discours publics au cours de laquelle seraient donnés huit discours différents concernant des « problèmes cruciaux de notre époque ». Pendant plusieurs dizaines d’années, les orateurs désignés ont utilisé des thèmes fournis par l’esclave fidèle, tout en présentant aussi des discours de leur cru. Puis, en 1981, tous ont reçu l’instruction d’utiliser les plans envoyés aux congrégations *. Certains de ces plans prévoyaient la participation de l’auditoire ou des démonstrations, éléments qui ont été supprimés  en 1990. Une nouvelle modification est intervenue en janvier 2008, la durée des discours passant de 45 à 30 minutes. La forme des discours publics a beaucoup changé, mais, bien préparés, ils continuent de bâtir notre foi dans la Parole de Dieu et de nous enseigner sur les divers aspects du Royaume (1 Tim. 4:13, 16). Pensez-​vous à inviter les gens à cette réunion importante, surtout ceux avec qui vous discutez régulièrement dans le ministère ?

10-12. a) Quelle évolution l’étude de La Tour de Garde a-​t-​elle connue ? b) Que devrions-​nous nous demander ?

10 Étude de La Tour de Garde. En 1922, des pèlerins (des représentants de la Watch Tower Society qui prononçaient des discours dans les congrégations et dirigeaient la prédication) ont recommandé la mise en place d’une réunion consacrée à l’étude de La Tour de Garde. La suggestion a été retenue. Au début, cette réunion avait lieu le dimanche ou en semaine.

Étude de La Tour de Garde au Ghana en 1931.

11 Des instructions sur la manière de tenir la réunion sont parues dans La Tour de Garde du 15 juin 1932 (angl.). Proposant comme modèle ce qui se faisait au Béthel, l’article suggérait qu’un frère dirige la réunion et que trois autres, assis au premier rang, lisent les paragraphes à tour de rôle. Comme à l’époque les articles ne contenaient pas de questions, le conducteur demanderait qui dans l’auditoire avait une question à poser, avant d’inviter ceux qui le voulaient à y répondre. Si nécessaire, il ajouterait « une brève explication ».

12 Au début, chaque congrégation étudiait le numéro choisi par la majorité, jusqu’à ce que La Tour de Garde du 15 avril 1933 (angl.) suggère que toutes les congrégations  étudient le numéro courant. En 1937, le jour de la réunion a été fixé au dimanche. Finalement, de nouvelles instructions parues dans le numéro du 1er octobre 1942 (angl.) ont donné à la réunion sa forme actuelle. Désormais, les articles d’étude contiendraient en bas de page les questions à poser ; la réunion durerait une heure ; et on était encouragé à répondre dans ses propres termes au lieu de lire des portions de paragraphes. L’étude de La Tour de Garde reste aujourd’hui la principale réunion par laquelle l’esclave fidèle donne la nourriture en temps voulu (Mat. 24:45). Aussi, demandons-​nous : « Est-​ce que je prépare l’étude de La Tour de Garde chaque semaine ? Est-​ce que, dans toute la mesure du possible, je donne des commentaires ? »

13, 14. a) Retracez l’historique de l’étude biblique de la congrégation. b) Qu’aimez-​vous dans cette réunion ?

13 Étude biblique de la congrégation. Au début des années 1890, alors que plusieurs tomes de L’Aurore du Millénium avaient été publiés, frère Rahn, un Étudiant de la Bible de Baltimore (Maryland), a suggéré de créer des « Cercles de l’aurore ». Au départ, ces réunions tenues généralement dans des foyers étaient expérimentales, mais, en septembre 1895, comme elles étaient bien établies dans de nombreuses villes des États-Unis, La Tour de Garde a préconisé de les généraliser. Elle recommandait que la réunion soit conduite par un bon lecteur. Le conducteur lirait une phrase et attendrait les commentaires des assistants. Une fois toutes les phrases d’un paragraphe examinées, il lirait dans la Bible les versets donnés en référence. À la fin d’un chapitre, chaque personne de l’assistance ferait un bref résumé de celui-ci.

14 Le nom de cette réunion a changé plusieurs fois. On l’a appelée Cercles béréens pour l’étude de la Bible, en référence aux Béréens du Ier siècle qui examinaient soigneusement les Écritures (Actes 17:11). Puis c’est devenu l’étude de livre de la congrégation. Aujourd’hui, c’est l’étude biblique de la congrégation, et nous ne nous réunissons plus en petits groupes dans des foyers, mais tous ensemble à la Salle du Royaume. Au fil des années, cette réunion nous a permis d’étudier toutes sortes de livres, de brochures et même d’articles de La Tour de Garde. Elle a beaucoup contribué à augmenter notre connaissance biblique. Dès sa création, tous les assistants ont été encouragés à participer. Avez-​vous l’habitude de préparer l’étude biblique de la congrégation, et y participez-​vous du mieux possible ?

15. Quel était le but de l’École du ministère théocratique ?

15 École du ministère théocratique. « Le lundi 16 février 1942 au soir », a raconté frère Carey Barber, alors membre du siège mondial, « tous les éléments masculins  de la famille du Béthel de Brooklyn ont été invités à s’inscrire à ce qui deviendrait l’École du ministère théocratique. » Frère Barber, qui sera bien plus tard membre du Collège central, a parlé de cette école comme de « l’une des plus extraordinaires mesures prises par Jéhovah en faveur de son peuple à l’époque moderne ». Les cours destinés à aider les frères à améliorer leurs capacités d’enseignants et de prédicateurs ont donné de si bons résultats qu’en 1943 la brochure Cours pour le ministère théocratique a été mise à la disposition des congrégations du monde entier. Dans son édition anglaise du 1er juin 1943, La Tour de Garde expliquait que l’École du ministère théocratique était conçue pour que les serviteurs de Dieu « se forment afin d’être de meilleurs témoins dans la proclamation du Royaume » (2 Tim. 2:15).

16, 17. L’École du ministère théocratique n’enseignait-​elle que des techniques oratoires ? Expliquez.

 16 Au début, parler devant un large auditoire était pour beaucoup un vrai supplice. Clayton Woodworth Jr, dont le père avait fait partie du groupe emprisonné injustement en 1918 en compagnie de frère Rutherford, a décrit ce qu’il ressentait quand il s’est inscrit à l’école en 1943 : « J’avais beaucoup de mal à donner des discours. J’avais l’impression que ma langue s’allongeait ; ma bouche était complètement sèche, et ma voix tenait à la fois du grognement et du couinement. » Mais ses progrès seront tels qu’on lui confiera de très nombreuses et importantes interventions en public. Plus que des techniques oratoires, l’école lui a surtout appris la valeur de l’humilité et la nécessité de s’appuyer sur Jéhovah. « J’ai compris, a-​t-​il dit, que l’orateur lui-​même n’est pas important. Mais s’il se prépare bien et s’il place toute sa confiance  en Jéhovah, l’auditoire l’écoutera avec plaisir et apprendra quelque chose. »

17 En 1959, les sœurs ont été invitées à leur tour à s’inscrire à l’école. Sœur Edna Bauer se rappelle avoir entendu la communication faite à l’assemblée à laquelle elle assistait. « Je revois l’enthousiasme des sœurs, dit-​elle. Cela leur ouvrait de nouvelles perspectives. » Au cours des années, de nombreux frères et sœurs ont saisi cette possibilité supplémentaire d’être enseignés par Jéhovah en étant inscrits à l’École du ministère théocratique. Aujourd’hui, nous continuons à être formés durant la réunion de semaine (lire Isaïe 54:13).

18, 19. a) Aujourd’hui, de quelle façon recevons-​nous des conseils pratiques pour accomplir notre ministère ? b) Pourquoi chantons-​nous à nos réunions ? (voir l’encadré «  Chanter la vérité »).

18 Réunion de service. Dès 1919, on a vu apparaître des réunions consacrées à l’organisation de la prédication. N’y assistaient que ceux qui participaient à la diffusion des publications. Pendant une bonne partie de l’année 1923, la réunion de service a eu lieu une fois par mois ; toute la congrégation y était conviée. En 1928, l’instruction a été donnée de la tenir chaque semaine et, en 1935, La Tour de Garde a encouragé les congrégations à baser son contenu sur les matières publiées dans L’instructeur (appelé plus tard l’Informateur, puis Le ministère du Royaume). Chaque congrégation a vite intégré cette réunion à son programme.

19 Aujourd’hui, nous bénéficions d’une formation pratique pour le ministère lors de la réunion de semaine (Mat. 10:5-13). Si vous recevez le Cahier Vie et ministère, l’étudiez-​vous et appliquez-​vous ses suggestions dans votre ministère ?

La réunion la plus importante de l’année

Depuis le Ier siècle, les chrétiens doivent, une fois par an, célébrer le Mémorial de la mort de Christ (voir paragraphe 20).

20-22. a) Pourquoi commémorons-​nous la mort de Jésus ? b) Quels bienfaits retirez-​vous à assister au Mémorial chaque année ?

20 Les disciples de Jésus doivent commémorer sa mort jusqu’à ce qu’il arrive. Comme la Pâque, le Mémorial est une célébration annuelle (1 Cor. 11:23-26). Des millions de personnes y assistent. Il rappelle aux chrétiens oints quel honneur ils ont d’être cohéritiers du Royaume (Rom. 8:17). Il renforce le profond respect et la fidélité des autres brebis envers le Chef du Royaume de Dieu (Jean 10:16).

21 Frère Russell et ses collaborateurs avaient compris l’importance de commémorer le Repas du Seigneur et ils savaient que cela ne devait se faire qu’une fois par an. La Tour de Garde d’avril 1880 (angl.) déclarait : « Depuis plusieurs années, ici à Pittsburgh, beaucoup d’entre nous ont l’habitude de [...] commémorer la Pâque [le Mémorial] et de consommer les emblèmes du corps et du sang de notre Seigneur. » Bientôt, des assemblées ont été organisées  en même temps que le Mémorial. Le tout premier rapport d’un tel rassemblement date de 1889. Il fait état de 225 assistants et de 22 baptêmes.

22 Aujourd’hui, le Mémorial n’est plus intégré au programme d’une assemblée. Nous le célébrons dans nos Salles du Royaume ou dans des locaux loués pour l’occasion, et nous convions tous ceux que nous pouvons à se joindre à nous. En 2013, plus de 19 millions de personnes ont commémoré la mort de Jésus. Quel bonheur d’assister à cette célébration et d’encourager nos voisins à profiter eux aussi de cette soirée sacrée entre toutes ! Avez-​vous à cœur chaque année d’y inviter le plus de gens possible ?

Que révèle la façon dont nous considérons nos rassemblements ?

23. Comment considérez-​vous nos rassemblements ?

23 Les fidèles serviteurs de Jéhovah ne trouvent pas pesant de devoir se réunir (Héb. 10:24, 25 ; 1 Jean 5:3). Le roi David, par exemple, prenait plaisir à aller à la maison de Jéhovah pour l’adorer (Ps. 27:4). Et ce plaisir était encore plus grand quand il était en compagnie d’autres serviteurs de Dieu (Ps. 35:18). Pensez aussi à Jésus. Tout jeune déjà, il éprouvait le vif désir d’être dans la maison de son Père (Luc 2:41-49).

Notre désir d’assister aux réunions révèle à quel point le Royaume est réel à nos yeux.

24. Que montrons-​nous et que recevons-​nous en assistant aux réunions ?

24 En assistant aux réunions, nous montrons que nous aimons Jéhovah et que nous avons envie de bâtir nos compagnons. Nous montrons aussi que nous voulons apprendre à vivre en sujets du Royaume, puisque c’est avant tout aux réunions et aux assemblées que cela s’apprend. Enfin, nous recevons la formation et la force dont nous avons besoin pour persévérer dans l’une des principales activités dirigées aujourd’hui par le Royaume : faire des disciples du Roi Jésus Christ et les enseigner (lire Matthieu 28:19, 20). Indéniablement, notre désir d’assister aux réunions révèle à quel point le Royaume est réel à nos yeux. Attachons donc du prix à nos rassemblements !

^ § 2 En plus des réunions hebdomadaires, nous sommes encouragés à réserver du temps, selon notre situation, à l’étude individuelle ou au culte familial.

^ § 9 En 2013, les orateurs avaient plus de 180 plans de discours publics à leur disposition.