LUC 17:1-10 JEAN 11:1-16

  • IL EST GRAVE DE FAIRE TRÉBUCHER QUELQU’UN

  • L’IMPORTANCE DU PARDON ET DE LA FOI

Jésus est resté quelque temps en Pérée, « de l’autre côté du Jourdain » (Jean 10:40). Mais il va bientôt faire route vers Jérusalem, au sud.

Jésus n’est pas seul ; ses disciples l’accompagnent ainsi qu’une « grande foule » parmi laquelle figurent des collecteurs d’impôts et des pécheurs (Luc 14:25 ; 15:1). Des pharisiens et des scribes, qui trouvent constamment à redire à ce que Jésus dit et fait, sont également présents. Ils ont largement de quoi réfléchir après l’avoir entendu donner les exemples de la brebis perdue, du fils qui était perdu, et de l’homme riche et Lazare (Luc 15:2 ; 16:14).

Ayant peut-être encore à l’esprit les reproches et les moqueries de ses opposants, Jésus évoque avec ses disciples des idées dont il a déjà parlé en Galilée.

Il dit par exemple : « Il est inévitable que surviennent des occasions de trébucher. Mais malheur à celui qui les provoque ! [...] Faites attention à vous. Si ton frère commet un péché, réprimande-​le, et s’il se repent, pardonne-​lui. Même s’il pèche contre toi sept fois par jour et que sept fois il revienne te dire : “Je me repens”, tu dois lui pardonner » (Luc 17:1-4). Cette dernière idée rappelle peut-être à Pierre la question qu’il avait posée sur le nombre de fois où il faut pardonner (Matthieu 18:21).

Les disciples seront-​ils capables d’agir en harmonie avec ces paroles de Jésus ? Quand ils lui demandent : « Donne-​nous plus de foi », Jésus leur donne cette assurance : « Si vous aviez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous diriez à ce mûrier noir : “Déracine-​toi et plante-​toi dans la mer !” et il vous obéirait » (Luc 17:5, 6). En effet, même un peu de foi permet d’accomplir de grandes choses.

Jésus enseigne à présent à ses apôtres l’importance d’avoir un point de vue humble et équilibré sur soi-​même : « Si l’un de vous a un esclave qui laboure ses terres ou qui garde son troupeau, lui dit-​il, quand il rentre des champs : “Viens tout de suite te mettre à table” ? Ne lui dit-​il pas plutôt : “Prépare-​moi quelque chose à manger, mets un tablier et sers-​moi jusqu’à ce que j’aie fini de manger et de boire. Après tu pourras manger et boire.” Aura-​t-​il de la reconnaissance envers cet esclave parce qu’il a fait ce qui lui était demandé ? Non. De même, quand vous aurez fait tout ce qui vous est demandé, dites : “Nous ne sommes que des esclaves, nous ne méritons rien. Nous n’avons fait que ce que nous devions faire” » (Luc 17:7-10).

Chaque disciple de Jésus doit comprendre l’importance de mettre les intérêts de Dieu en premier. De plus, nous devons nous rappeler qu’adorer Dieu en tant que membres de sa maisonnée est un privilège.

Apparemment peu après cette discussion, un messager arrive. Ce sont Marthe et Marie, les sœurs de Lazare, qui l’ont envoyé. Elles vivent en Judée, à Béthanie. Le messager dit à Jésus : « Écoute, Seigneur, celui pour qui tu as de l’affection est malade » (Jean 11:1-3).

Même s’il vient d’apprendre que son ami Lazare est très malade, Jésus n’est pas paralysé par le chagrin. Il déclare : « Cette maladie n’a pas pour but la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié grâce à elle. » Il reste là où il est pendant deux jours. Ensuite, il dit à ses disciples : « Allons de nouveau en Judée. » Mais ils protestent : « Rabbi, tout récemment les Judéens cherchaient à te lapider, et de nouveau tu t’en vas là-bas ? » (Jean 11:4, 7, 8).

Jésus répond : « Il y a 12 heures où il fait jour, n’est-​ce pas ? Si quelqu’un marche le jour, il ne trébuche contre rien, parce qu’il voit la lumière de  ce monde. Mais si quelqu’un marche la nuit, il trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui » (Jean 11:9, 10). Il veut apparemment dire que la durée que Dieu a fixée à son ministère n’est pas encore écoulée. Il doit donc utiliser pleinement le peu de temps qu’il lui reste.

Jésus ajoute : « Lazare, notre ami, s’est endormi, mais je vais là-bas pour le réveiller. » Manifestement, les disciples pensent que Lazare est simplement en train de se reposer et qu’il va se rétablir. C’est pourquoi ils disent à Jésus : « Seigneur, s’il dort, il guérira. » Jésus leur dit alors clairement : « Lazare est mort [...]. Mais allons auprès de lui » (Jean 11:11-15).

Thomas sait que Jésus risque de se faire tuer en Judée, mais il veut tout de même le soutenir. Il lance donc aux autres disciples : « Allons-​y, nous aussi, pour mourir avec lui » (Jean 11:16).