JEAN 8:12-36

  • JÉSUS RÉVÈLE QUI EST LE FILS

  • EN QUEL SENS LES JUIFS SONT-​ILS ESCLAVES ?

Le septième et dernier jour de la fête des Tabernacles, Jésus enseigne dans la partie du Temple appelée « trésorerie » (Jean 8:20 ; Luc 21:1). Cet endroit, où les gens déposent leurs offrandes, est apparemment situé dans la cour des Femmes.

Le soir durant la fête, cette partie du Temple est particulièrement illuminée grâce à quatre porte-lampes géants, chacun pourvu de quatre grands bols remplis d’huile. Ces lampes produisent une lumière assez vive pour éclairer les environs sur une grande distance. Ce que Jésus dit maintenant rappelle peut-être à ses auditeurs ces illuminations : « Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera absolument pas dans les ténèbres, mais possédera la lumière de la vie » (Jean 8:12).

Les pharisiens objectent : « Tu témoignes à ton propre sujet ; ton témoignage n’est pas vrai. » Jésus leur répond : « Même si moi je témoigne à mon propre sujet, mon témoignage est vrai, parce que je sais d’où je suis venu et où je vais. Mais vous, vous ne savez pas d’où je suis venu ni où je vais. » Il ajoute : « Dans votre Loi il est écrit : “Le témoignage de deux hommes est vrai.” C’est moi qui témoigne à mon propre sujet, et le Père qui m’a envoyé témoigne à mon sujet » (Jean 8:13-18).

Rejetant ce raisonnement, les pharisiens demandent : « Où est ton Père ? » Jésus leur répond sans détour : « Vous ne connaissez ni moi ni mon Père. Si vous me connaissiez vraiment, vous connaîtriez aussi mon Père » (Jean 8:19). Même si les pharisiens veulent toujours faire arrêter Jésus, personne ne pose la main sur lui.

Jésus déclare pour la deuxième fois : « Je m’en vais, et vous me chercherez, et pourtant vous mourrez dans votre péché. Là où moi je  vais, vous ne pouvez pas venir. » Les Juifs s’interrogent alors : « Il ne va tout de même pas se tuer ? Car il dit : “Là où moi je vais, vous ne pouvez pas venir.” » Ils ne comprennent pas ce que Jésus veut dire parce qu’ils ignorent d’où il vient. Jésus explique : « Vous, vous êtes des régions d’en bas ; moi, je suis des régions d’en haut. Vous, vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde » (Jean 8:21-23).

Jésus parle ici de son existence préhumaine au ciel et du fait qu’il est le Messie (ou Christ) promis, celui dont les chefs religieux sont censés attendre la venue. Ils lui demandent pourtant avec mépris : « Qui es-​tu ? » (Jean 8:25).

Face à un tel rejet, Jésus répond : « Pourquoi est-​ce que je vous parle, après tout ? » Il dirige toutefois leur attention vers son Père et explique pourquoi les Juifs devraient écouter le Fils : « Celui qui m’a envoyé est véridique, et les choses mêmes que j’ai entendues de lui, moi je les dis dans le monde » (Jean 8:25, 26).

Puis Jésus exprime sa confiance dans son Père, confiance que ces Juifs n’ont pas : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous saurez que je suis celui que j’affirme être, et que je ne fais rien de ma propre initiative, mais que, comme le Père m’a enseigné, moi je dis ces choses. Et celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas abandonné à moi-​même, parce que moi je fais toujours les choses qui lui plaisent » (Jean 8:28, 29).

Certains Juifs, eux, ont foi en Jésus. Il leur promet : « Si vous ne vous écartez pas de mon enseignement, vous êtes vraiment mes disciples, et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous libérera » (Jean 8:31, 32).

Ces dernières paroles de Jésus en étonnent certains : « Nous sommes la descendance d’Abraham et nous n’avons jamais été esclaves de personne. Comment se fait-​il que tu dises : “Vous deviendrez libres” ? » Les Juifs savent qu’ils ont parfois été dominés par une puissance étrangère, mais ils refusent d’être appelés esclaves. Jésus leur montre qu’ils le sont pourtant bel et bien : « Oui, je vous le dis, c’est la vérité : tout homme qui pratique le péché est esclave du péché » (Jean 8:33, 34).

En refusant de reconnaître qu’ils sont esclaves du péché, les Juifs se mettent en danger. « L’esclave ne demeure pas dans la famille pour toujours ; le fils, lui, y demeure pour toujours », explique Jésus (Jean 8:35). Un esclave n’a droit à aucun héritage et peut être renvoyé à n’importe quel moment. Seul un fils, naturel ou adopté, reste dans sa famille « pour toujours », c’est-à-dire toute sa vie.

Par conséquent, la vérité sur le Fils, c’est la vérité qui libère du péché qui conduit à la mort. « Si [...] le Fils vous libère, vous serez réellement libres », promet Jésus (Jean 8:36).