JEAN 5:17-47

  • DIEU EST LE PÈRE DE JÉSUS

  • LA PROMESSE DE LA RÉSURRECTION

Lorsque des Juifs accusent Jésus de ne pas respecter le sabbat parce qu’il a guéri un homme, il leur répond : « Mon Père a continué de travailler jusqu’à maintenant, et moi je continue de travailler » (Jean 5:17).

En effet, ce que Jésus accomplit n’est pas interdit par la loi de Dieu sur le sabbat. En prêchant et en guérissant, Jésus ne fait qu’imiter les belles actions de Dieu. Il continue donc à faire du bien jour après jour. Cependant, sa réponse rend ses accusateurs encore plus furieux, au point qu’ils veulent le tuer. Pourquoi une telle réaction ?

En plus de penser à tort que Jésus ne respecte pas le sabbat, les Juifs s’offusquent en l’entendant dire qu’il est le Fils de Dieu. Pour eux, c’est un blasphème, comme si Jésus se faisait l’égal de Dieu. Mais Jésus ne se laisse pas impressionner. Il leur en dit plus sur sa relation privilégiée avec Dieu : « Le Père a de l’affection pour le Fils et lui montre toutes les choses que lui-​même fait » (Jean 5:20).

Le Père est l’Auteur de la vie, et il l’a montré par le passé en permettant à des hommes d’accomplir des résurrections. Jésus poursuit : « De même que le Père relève les morts et leur rend la vie, de même le Fils aussi rend la vie à qui il veut » (Jean 5:21). Quelle déclaration puissante, porteuse d’espoir ! Et dès maintenant, le Fils redonne vie à ceux qui sont morts sur le plan spirituel. Il explique : « Tout homme qui entend ma parole et qui croit celui qui m’a envoyé a la vie éternelle, et il ne sera pas condamné, mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5:24).

Rien n’indique que Jésus ait déjà opéré des résurrections au sens littéral, mais il annonce à ses accusateurs qu’il y en aura dans l’avenir : « L’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombes de souvenir entendront sa voix et sortiront » (Jean 5:28, 29).

Même si son rôle est extraordinaire, Jésus précise bien qu’il reste soumis à Dieu. « Je ne peux rien faire de ma propre initiative, déclare-​t-​il. [...] Je cherche, non pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé » (Jean 5:30). C’est au cours de cette discussion que Jésus explique pour la première fois et aussi ouvertement le rôle essentiel qu’il joue dans le projet de Dieu. Mais les accusateurs de Jésus ne disposent pas seulement de son propre témoignage. « Vous avez envoyé des hommes vers Jean [le Baptiste], leur rappelle-​t-​il, et il a rendu témoignage à la vérité » (Jean 5:33).

Ces hommes savent sans doute qu’environ deux ans plus tôt, Jean a parlé à des chefs religieux juifs de Celui qui viendrait après lui, celui qu’on appelait « le Christ » ou « le Prophète » (Jean 1:20-25). Leur rappelant qu’autrefois ils avaient une grande estime pour Jean, qui est maintenant emprisonné, Jésus leur dit : « Pendant un petit moment vous étiez prêts à vous réjouir beaucoup à sa lumière » (Jean 5:35). Or, le témoignage de Jésus est encore plus grand que celui de Jean le Baptiste.

Jésus déclare : « Ces œuvres que je fais [y compris la guérison qu’il vient d’accomplir] témoignent que c’est le Père qui m’a envoyé. » Et il y a plus encore : « Le Père qui m’a envoyé a lui-​même témoigné à mon sujet » (Jean 5:36, 37). Par exemple, Dieu a témoigné au sujet de Jésus lors de son baptême (Matthieu 3:17).

Les accusateurs de Jésus n’ont vraiment aucune excuse pour le rejeter. Les Écritures qu’ils prétendent scruter témoignent à son sujet. « Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez, conclut-​il, car il a écrit à mon sujet. Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-​vous ce que je dis ? » (Jean 5:46, 47).