APRÈS la mort de Jéroboam, tous les rois qui montèrent sur le trône du royaume des dix tribus furent de mauvais souverains. Le plus mauvais fut Achab, qui subissait l’influence de sa femme, la reine Jézabel.

Jézabel n’était pas Israélite. C’était la fille du roi de Sidon. Adoratrice de Baal, Jézabel gagna au culte de son dieu son mari Achab et bon nombre d’Israélites. Elle haïssait Jéhovah et fit périr beaucoup de ses prophètes. Les autres durent se cacher pour échapper à sa main. Jézabel ne se laissait arrêter par rien, pas même par le meurtre d’un innocent.

Un jour, Achab était triste. ‘Pourquoi es-tu triste?’ lui demanda la reine.

‘C’est à cause de l’attitude de Naboth’, lui répondit-il. ‘J’ai voulu acheter sa vigne, mais il refuse de me la vendre.’

‘Ne te tourmente pas’, lui dit-elle, ‘je vais aviser.’

Alors Jézabel écrivit des lettres à certains notables de la ville où habitait Naboth. ‘Prenez des vauriens’, leur ordonnait-elle, ‘et demandez-leur de dire que Naboth a maudit Dieu et le roi. Puis faites-le sortir de la ville et lapidez-le.’

Dès que Jézabel apprit que Naboth était mort lapidé, elle vint dire à Achab: ‘Va prendre possession de la vigne de Naboth.’ Quelle méchante femme! Son crime appelait un châtiment.

C’est pourquoi, à son heure, Jéhovah envoya Jéhu pour punir la mauvaise action de cette femme. À la nouvelle de l’arrivée de Jéhu, la reine Jézabel mit du fard à ses yeux, s’arrangea de son mieux, puis se montra à une fenêtre. Mais Jéhu, en l’apercevant, cria à deux hommes du palais: ‘Jetez-la en bas!’ Ce qu’ils firent, comme vous le montre l’image. Ainsi mourut la méchante reine Jézabel.