En 1950 sont parues en anglais les Écritures grecques chrétiennes. Traduction du monde nouveau et, en 1961, une édition complète de la Bible, Les Saintes Écritures. Traduction du monde nouveau. Depuis, des dizaines de millions de personnes peuvent lire dans plus de 150 langues cette version des Saintes Écritures fidèle mais accessible, effectuée à partir des langues originales.

Au cours des cinquante dernières années, les langues ont évolué. L’actuel Comité de traduction de la New World Translation a pris en compte cette évolution afin de toucher le cœur des lecteurs d’aujourd’hui. C’est pourquoi des changements de style et de vocabulaire ont été apportés dans la présente révision, avec les objectifs suivants :

  • L’emploi d’un langage moderne et compréhensible. Dans les précédentes éditions, le mot « congrégation » était utilisé pour désigner un groupe organisé de fidèles. Mais la langue ayant évolué, ce mot est aujourd’hui compris comme désignant un groupe de religieux vivant en communauté. C’est pourquoi il a été remplacé par « assemblée » (Nombres 15:15 ; Actes 15:3). Les expressions « action de grâce » et « rendre grâce » étant peu employées aujourd’hui, elles ont le plus souvent été remplacées par des termes exprimant les notions de reconnaissance ou de remerciement (Psaume 26:7 ; 33:2).

    Le mot « propitiation » est peu courant et souvent mal compris. De plus, il ne décrit que partiellement le mécanisme par lequel des sacrifices ou une rançon permettaient d’obtenir le pardon pour une faute commise. Il a donc été généralement remplacé par « réconciliation », qui décrit plutôt la finalité de ce mécanisme (voir lexique à « Réconciliation ») ; dans certains contextes, il a semblé utile de faire ressortir les notions de couverture des péchés, de purification ou de pardon (Lévitique 5:6 ; 7:7 ; 14:18, 20). Certains noms de sacrifices prévus par la Loi ont également été révisés. Ainsi, « sacrifice de culpabilité » a été remplacé par « sacrifice de réparation », « sacrifice de communion » par « sacrifice de paix », « sacrifice d’action de grâce » par « sacrifice de reconnaissance », et « libation » par « offrande de vin » (Lévitique 7:1, 11, 12 ; 23:37).

    Le terme « fornication » a généralement été remplacé par « acte sexuel immoral », « dérèglement » par « conduite indigne et  effrontée », et « orgies » par « fêtes débridées » (Galates 5:19-21). « Temps indéfinis » a été remplacé selon le contexte par des expressions comme « pour toujours », « permanent » ou « autrefois » (Genèse 3:22 ; Exode 31:16 ; Psaume 90:2 ; Ecclésiaste 1:4 ; Michée 5:2).

    Les termes en hébreu et en grec traduits littéralement par « semence » peuvent désigner soit une graine, soit le sperme, soit la descendance d’un humain. Mais il n’est pas courant d’employer le terme « semence » pour désigner des humains. Il a donc été remplacé par des expressions qui transmettent le sens en fonction du contexte (Genèse 1:11 ; 22:17 ; 48:4 ; Actes 3:25 ; 2 Corinthiens 11:22). Dans la plupart des versets en lien avec la promesse faite en Éden consignée en Genèse 3:15, on trouve maintenant « descendance » et « descendants ».

  • Des expressions bibliques rendues plus clairement. Souvent mal compris, certains termes employés dans les précédentes éditions en français de la Traduction du monde nouveau devaient être expliqués. Par exemple, ces versions emploient le terme hébreu « shéol » et le terme grec « hadès » pour désigner la tombe commune aux hommes. Mais ces termes sont inconnus de beaucoup, et « hadès » possède un double sens en raison de son usage dans la mythologie grecque. Ces deux termes ont donc été remplacés par ce que les rédacteurs de la Bible avaient à l’esprit : « la Tombe ». À présent, « shéol » et « hadès » sont indiqués dans des notes et expliqués dans le lexique (Psaume 16:10 ; Actes 2:27).

    Dans les éditions précédentes, le terme hébreu nèphèsh et le terme grec psukhê ont été systématiquement rendus par « âme ». Compte tenu des nombreuses idées fausses concernant la signification du mot « âme », ce choix montrait au lecteur quel emploi les rédacteurs bibliques inspirés par Dieu faisaient des termes originaux. Selon le contexte, ils peuvent désigner 1) une personne, 2) la vie d’une personne, 3) des animaux, 4) le désir et l’appétit d’une personne, voire, dans certains cas, 5) des personnes mortes. Cependant, étant donné que de tels emplois du mot « âme » ne sont pas courants en français, il a été décidé de rendre les termes originaux en fonction du contexte et, parfois, d’ajouter la note : « Ou “âme” » (voir par exemple Genèse 1:20 ; 2:7 ; Lévitique 19:28 ; Proverbes 16:26 ; Matthieu 6:25 ; 1 Corinthiens 15:45). Néanmoins, dans certains passages poétiques ou très connus, le mot « âme » a été conservé, avec une note renvoyant au lexique ou indiquant une autre traduction possible (Deutéronome 6:5 ; Psaume 131:2 ; Proverbes 2:10 ; Matthieu 22:37).

    Pareillement, le mot « rein » a été conservé lorsqu’il désigne littéralement l’organe. Mais lorsqu’il est employé dans un sens  figuré, comme en Psaume 7:9 et 26:2 ainsi qu’en Révélation 2:23, ce terme est traduit par « sentiments les plus profonds » ou « pensées les plus secrètes », avec l’expression littérale indiquée dans une note.

    Comme ses équivalents hébreux et grecs, le mot français « cœur » a un sens littéral et un sens figuré. Il a donc généralement été conservé. Cependant, dans les quelques contextes où son sens était obscur, une tournure plus explicite a été employée. Par exemple, dans les Proverbes, « manquer de cœur » a été remplacé par « manquer de bon sens », avec l’expression littérale indiquée dans une note (Proverbes 11:12 ; 15:21).

  • Un style plus fluide. Les précédentes éditions françaises de la Traduction du monde nouveau utilisaient par endroits des expressions auxiliaires pour indiquer si un verbe hébreu était à l’état parfait ou imparfait. Le caractère continu d’une action souvent exprimé par l’état imparfait était reproduit par des tournures comme « se mettre à », « entreprendre de » ou « continuer à ». Quant à l’effet d’accentuation souvent créé par l’état parfait, il était reproduit par des tournures comme « certainement » et « à coup sûr ». En conséquence, ces termes apparaissent des centaines de fois dans ces éditions. La présente révision continue d’utiliser des expressions auxiliaires comme « avoir l’habitude de » et « continuer à » là où il est pertinent d’exprimer le caractère continu d’une action (Genèse 34:1 ; Proverbes 2:4). Mais lorsqu’elles ne sont pas essentielles pour restituer l’idée originale, elles ne sont plus employées. Il en résulte un style plus fluide.

  • Des noms propres plus courants et plus faciles à lire. Dans cette révision, la graphie des noms propres a été revue. La précédente édition s’était attachée à faire une transcription des noms hébreux et grecs. Cela permettait une prononciation assez proche de l’originale et faisait apparaître la référence au nom divin, présente dans de nombreux noms. Cependant, la présente édition a notamment pour objectif de rendre la lecture de la Bible plus facile. C’est pourquoi elle a opté pour des graphies plus usuelles et plus faciles à lire. Ainsi, quand un nom biblique apparaît dans la littérature, dans des titres d’œuvres, ainsi que dans les dictionnaires et encyclopédies courants, c’est en général la graphie la plus usuelle qui a été retenue. Par exemple, « Bath-Shéba » a été remplacé par « Bethsabée », et « Capernaüm » par « Capharnaüm ». Quant aux noms peu connus, leur graphie a été simplifiée pour en faciliter la lecture. Par exemple, « Phœbé » a été remplacé par « Phébé », et « Happitsets » par « Hapizez ».

    Tous les changements apportés au texte ont été effectués avec beaucoup de prudence, en ayant recours à la prière, et avec un  profond respect pour le remarquable travail du premier Comité de traduction.

Autres caractéristiques de la présente révision :

Cette édition de la Bible contient un nombre de notes réduit. Ces notes se classent généralement dans les catégories suivantes :

  • « Ou » Autre traduction possible de l’hébreu, de l’araméen ou du grec, qui exprime globalement la même idée (Genèse 1:2, note à « force agissante » ; Josué 1:8, « voix basse »).

  • « Ou p.-ê. » Autre traduction possible du texte, qui exprime une idée plausible quoique différente (Genèse 21:6, « riront avec moi » ; Zacharie 14:21, « Cananéen »).

  • « Litt. » Traduction mot à mot du texte hébreu, araméen ou grec, ou sens premier d’une expression de la langue originale (Genèse 29:31, « enfants » ; Exode 32:9, « obstiné »).

  • Signification et renseignements complémentaires Signification des noms (Genèse 3:17, « Adam » ; Exode 15:23, « Mara ») ; renseignements sur les poids et mesures (Genèse 6:15, « 30 coudées de haut ») ; antécédent d’un pronom (Genèse 38:5, « Il ») ; renseignements utiles tirés des appendices ou du lexique (Genèse 2:4, « Jéhovah » ; Matthieu 5:22, « géhenne »).

La partie qui précède le texte de la Bible, intitulée « Introduction à la Parole de Dieu », passe en revue les enseignements fondamentaux de la Bible. Immédiatement après le texte de la Bible se trouvent la « Table des livres de la Bible », l’« Index » et le « Lexique ». Le lexique fournit au lecteur le sens spécifique de certaines expressions dans le langage biblique. L’appendice A contient les parties suivantes : « Principes de traduction de la Bible », «  Caractéristiques de la présente révision », « Comment la Bible nous est parvenue », « Le nom divin dans les Écritures hébraïques », « Le nom divin dans les Écritures grecques chrétiennes », « Prophètes et rois de Juda et d’Israël » et « Principaux évènements de la vie terrestre de Jésus ». L’appendice B contient des cartes, des schémas et d’autres renseignements utiles à une étude approfondie de la Bible.

Chaque livre biblique est précédé d’un aperçu de son contenu par chapitre, les chiffres entre parenthèses indiquant les versets correspondants. Cela offre au lecteur une vue d’ensemble du livre. Dans la colonne centrale de chaque page figurent des renvois à des versets. Seuls les renvois les plus pertinents des éditions précédentes ont été conservés.