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« Pleurez avec ceux qui pleurent »

« Pleurez avec ceux qui pleurent »

« Continuez à vous consoler mutuellement et à vous bâtir l’un l’autre » (1 THESS. 5:11).

CANTIQUES : 121, 75

1, 2. Pourquoi est-ce utile de parler de ce qui peut consoler les endeuillés ? (voir l’illustration du titre).

« APRÈS la mort de notre fils, nous avons ressenti un chagrin extrême pendant presque un an », raconte Susi. Un frère explique qu’à la mort soudaine de sa femme, il a éprouvé une « douleur physique difficile à décrire ». Malheureusement, beaucoup vivent ce genre de souffrances. De nombreux frères et sœurs ne pensaient peut-être pas perdre des proches avant Har-Maguédôn. Si tu as perdu un être cher ou si tu connais quelqu’un qui est en deuil, tu te demandes peut-être : « Qu’est-ce qui peut aider à faire face à ce chagrin ? »

2 On dit que le temps guérit toutes les blessures. Cela signifie-t-il que le temps peut à lui seul guérir un cœur brisé ? Une veuve fait remarquer : « À mon avis, il est plus exact de dire que c’est ce qu’on fait de son temps qui aide à guérir. » En effet, comme une plaie physique, une plaie affective peut guérir petit à petit si on la soigne bien. Qu’est-ce qui, précisément, peut aider des endeuillés à guérir de leurs blessures affectives ?

 JÉHOVAH, « LE DIEU DE TOUTE CONSOLATION »

3, 4. Pourquoi pouvons-nous être sûrs que Jéhovah comprend qu’une personne endeuillée ait besoin de consolation ?

3 Bien sûr, la principale source de consolation, c’est Jéhovah, notre Père céleste compatissant (lire 2 Corinthiens 1:3, 4). Jéhovah est le plus grand exemple d’empathie (la capacité à ressentir personnellement la peine que les autres ressentent). Il assure à ses serviteurs : « Moi, moi je suis Celui qui vous console » (Is. 51:12 ; Ps. 119:50, 52, 76).

4 Le « Père des tendres miséricordes » a lui aussi perdu des êtres chers, tels qu’Abraham, Isaac, Jacob, Moïse et le roi David (Nomb. 12:6-8 ; Mat. 22:31, 32 ; Actes 13:22). La Bible montre qu’il a hâte de les ressusciter (Job 14:14, 15). Quand ce jour viendra, ces fidèles vivront heureux et seront en pleine santé. On se souvient aussi que Jéhovah a vu mourir d’une mort atroce son Fils bien-aimé, celui « à qui il était particulièrement attaché » (Prov. 8:22, 30). C’est difficile d’imaginer le chagrin qu’il a dû ressentir (Jean 5:20 ; 10:17).

5, 6. Que faire pour être consolés par Jéhovah ?

5 Nous pouvons être absolument certains que Jéhovah veut nous aider. Alors, n’hésitons pas à le prier pour lui exprimer tout notre chagrin. Comme c’est réconfortant de savoir qu’il comprend nos sentiments et qu’il donne la consolation dont nous avons tant besoin ! Mais comment le fait-il ?

6 Un des moyens que Jéhovah utilise est « la consolation de l’esprit saint » (Actes 9:31). En effet, sa force agissante est une source très puissante de consolation. Jésus a promis que le Père donnerait volontiers « de l’esprit saint à ceux qui le lui demande[raient] » (Luc 11:13). Susi, déjà citée, déclare : « Bien des fois, nous sommes tombés à genoux en suppliant Jéhovah de nous consoler. À chaque fois, la paix de Dieu a vraiment gardé notre cœur et nos facultés mentales » (lire Philippiens 4:6, 7).

JÉSUS, UN GRAND PRÊTRE COMPATISSANT

7, 8. Pourquoi pouvons-nous être sûrs que Jésus veut nous consoler ?

7 Quand Jésus était sur la terre, il a parfaitement imité la tendre empathie de Jéhovah, en paroles et en actions (Jean 5:19). En effet, il avait été envoyé pour consoler « ceux qui [avaient] le cœur brisé » et « tous les endeuillés » (Is. 61:1, 2 ; Luc 4:17-21). En conséquence, il était connu pour sa profonde compassion, c’est-à-dire sa sensibilité à la souffrance des autres et son désir sincère de la soulager (Héb. 2:17).

8 Durant sa jeunesse, Jésus a sûrement fait face à la mort de membres de sa famille et d’amis. Par exemple, Joseph, son père adoptif, est probablement mort quand il était adolescent ou avait une vingtaine d’années *. Imagine comme cela a dû être difficile pour ce jeune homme sensible de faire face à son propre chagrin, mais aussi à celui de sa mère et de ses frères et sœurs.

9. À la mort de Lazare, comment Jésus a-t-il montré de l’empathie ?

9 Jésus a effectué son ministère avec beaucoup d’empathie et de  compréhension. Par exemple, même s’il savait qu’il allait ressusciter son grand ami Lazare qui venait de mourir, il a ressenti la force du chagrin qui accablait Marie et Marthe. Son empathie pour elles a été si grande qu’il a été ému au point de pleurer (Jean 11:33-36).

10. Pourquoi pouvons-nous être sûrs qu’aujourd’hui encore Jésus est compatissant ?

10 Pourquoi est-ce utile de réfléchir à la compassion et à la consolation exprimées par Jésus autrefois ? La Bible assure que « Jésus [...] est le même hier, aujourd’hui et pour toujours » (Héb. 13:8). Puisque « l’Agent principal de la vie » (celui qui rend la vie éternelle possible) a lui-même eu du chagrin, « il peut venir au secours de ceux qui sont mis à l’épreuve » (Actes 3:15 ; Héb. 2:10, 18). Par conséquent, nous pouvons être sûrs qu’aujourd’hui encore, Jésus est sensible à la douleur des autres, comprend leur chagrin, et leur donne la consolation « au bon moment » (lire Hébreux 4:15, 16).

« LA CONSOLATION DES ÉCRITURES »

11. Quels versets trouves-tu particulièrement consolants ?

11 Le récit concernant la peine profonde de Jésus à la mort de Lazare n’est pas le seul passage consolant de la Bible. Il y en a beaucoup d’autres. En effet, « toutes les choses qui ont été écrites jadis ont été écrites pour notre instruction, afin que, grâce à notre endurance et à la consolation des Écritures, nous ayons l’espérance » (Rom. 15:4). Si tu es en deuil, tu peux trouver une grande consolation dans des versets comme ceux-ci :

  • « Jéhovah est près de ceux qui ont le cœur brisé ; et il sauve ceux qui ont l’esprit écrasé » (Ps. 34:18, 19).

  • « Quand mes pensées troublantes se multiplièrent au-dedans de moi, tes consolations se mirent à cajoler mon âme » (Ps. 94:19).

  • « Que notre Seigneur Jésus Christ lui-même et Dieu notre Père, qui nous a aimés et a donné consolation éternelle et bonne espérance par le moyen de la faveur imméritée, consolent vos cœurs et vous affermissent » (2 Thess. 2:16, 17) *.

LA CONGRÉGATION, UNE SOURCE DE GRANDE CONSOLATION

12. De quelle façon importante pouvons-nous être une source de consolation ?

12 Une autre source de consolation pour les endeuillés est la congrégation chrétienne (lire 1 Thessaloniciens 5:11). Que peux-tu faire pour fortifier et consoler quelqu’un qui a l’esprit « abattu » ? (Prov. 17:22). Rappelle-toi qu’il y a « un temps pour se taire et un temps pour parler » (Eccl. 3:7). Dalene, qui est veuve, explique : « Un endeuillé a besoin d’exprimer ses pensées et ses sentiments. Alors, le plus important qu’on puisse faire pour lui, c’est de l’écouter... sans l’interrompre. » Junia, dont le frère s’est suicidé, ajoute : « Même si on n’arrive pas à comprendre complètement la peine d’un endeuillé, ce qui compte, c’est qu’on veut la comprendre. »

13. De quoi faut-il se souvenir en ce qui concerne la peine ?

13 Souviens-toi également que tout le monde ne vit pas et n’exprime pas sa peine de la même manière. Seul l’endeuillé sait toute la douleur qu’il ressent  au fond de son cœur, et parfois il n’arrive pas à l’extérioriser par des mots. Comme le dit la Bible, « le cœur connaît son propre chagrin, et personne ne peut partager sa joie » (Prov. 14:10, Bible du Semeur). Et même quand quelqu’un exprime ce qu’il ressent, ce n’est pas toujours facile pour les autres de comprendre ce qu’il essaie de dire.

14. Que peux-tu dire pour consoler un endeuillé ?

14 C’est normal si tu ne sais pas toujours quoi dire à quelqu’un qui est accablé par le chagrin. Malgré tout, la Bible déclare que « la langue des sages est guérison » (Prov. 12:18). Beaucoup ont trouvé des pensées consolantes à dire dans la brochure Quand la mort frappe un être aimé... *. Mais souvent, le plus consolant que tu puisses faire, c’est de « pleure[r] avec ceux qui pleurent » (Rom. 12:15). Gaby, une veuve, déclare : « Les larmes sont devenues le langage de mon cœur. C’est pourquoi ça me console quand des amis pleurent avec moi. Je me sens moins seule dans mon chagrin. »

15. Si tu trouves difficile de parler directement à un endeuillé, que pourrais-tu faire ? (voir aussi l’encadré «  Des paroles consolantes »).

15 Si tu trouves difficile de parler directement à un endeuillé, pourquoi ne pas lui envoyer une carte de condoléances, un e-mail, un texto ou une lettre ? Tu pourrais simplement citer un verset consolant, rappeler une qualité inoubliable de la personne décédée, ou raconter un souvenir agréable qui t’a marqué. Junia déclare : « Recevoir un petit mot encourageant ou une invitation à passer un moment avec une amie chrétienne  m’aide plus que je ne peux le dire. Je me sens aimée et entourée. »

16. Qu’est-ce qui est particulièrement efficace pour consoler les autres ?

16 Tes prières pour un endeuillé peuvent avoir beaucoup de force. Tu peux prier pour lui avec lui. Si tu as envie de pleurer, tu auras peut-être du mal à t’exprimer dans une prière. Mais ta supplication sincère en faveur de l’endeuillé, même prononcée avec larmes et d’une voix tremblante, peut être un remède efficace contre sa peine. Dalene se souvient : « Il m’arrive de demander aux sœurs venues me consoler de dire une prière. Souvent, elles commencent en parlant avec difficulté. Mais chaque fois, après quelques phrases, leur voix s’affermit et elles prononcent des prières très profondes. Leur foi forte, leur amour et leurs attentions ont fortifié ma propre foi. »

CONTINUE À CONSOLER

17-19. Pourquoi faut-il continuer à apporter une consolation ?

17 Tous les endeuillés n’ont pas besoin du même temps pour surmonter un deuil. Alors reste prêt à aider un endeuillé, pas seulement pendant les quelques jours où sa famille et ses amis sont là, mais aussi pendant les mois où tout le monde a repris sa vie normale. « Un véritable compagnon aime tout le temps et c’est un frère qui est né pour les jours de détresse » (Prov. 17:17). Les frères et sœurs peuvent apporter une grande consolation à quelqu’un pendant tout le temps qu’il lui faut pour surmonter son deuil (lire 1 Thessaloniciens 3:7).

18 Le chagrin d’un endeuillé peut être réveillé par une date anniversaire, une musique, une photo, une activité, ou même une odeur, un son, ou une saison. Des activités qu’un veuf ou une veuve fait seul(e) pour la première fois, comme assister à une assemblée ou au Mémorial, peuvent être particulièrement douloureuses. Un frère raconte : « Je me disais que mon premier anniversaire de mariage sans ma femme allait être très dur, et ça l’a été. Mais des frères et sœurs ont organisé quelque chose avec mes amis les plus proches pour que je ne sois pas seul. »

19 Dis-toi aussi qu’un endeuillé a besoin d’encouragements pas seulement à des moments particuliers. Junia explique : « Souvent, l’aide et la compagnie proposées en dehors des dates anniversaires font beaucoup de bien. Ces moments spontanés sont précieux et très réconfortants. » C’est vrai qu’on ne peut pas effacer toute la tristesse ni remplir le vide laissé par la mort d’une personne aimée. Mais on peut apporter une certaine consolation à un endeuillé en lui offrant une aide pratique (1 Jean 3:18). Gaby se souvient : « Je remercie Jéhovah pour les anciens pleins d’amour qui m’ont accompagnée dans chaque passage difficile du chemin. Grâce à eux, j’ai vraiment senti les bras aimants de Jéhovah autour de moi. »

20. Qu’est-ce qui est très consolant dans les promesses de Jéhovah ?

20 Comme c’est bon de savoir que Jéhovah, le Dieu de toute consolation, supprimera tout chagrin et nous consolera définitivement quand « tous » les morts « entendront » la voix de Jésus et « sortiront » ! (Jean 5:28, 29). Dieu promet d’éliminer la mort pour toujours et d’essuyer les larmes de dessus tous les visages (Is. 25:8). Alors, au lieu de devoir pleurer avec ceux qui pleurent, tous les humains se réjouiront avec ceux qui se réjouissent ! (Rom. 12:15).

^ § 8 La dernière fois que la Bible parle de Joseph, c’est quand Jésus avait 12 ans. Elle n’en parle pas au moment du premier miracle de Jésus (quand il a changé de l’eau en vin), ni plus tard. Cela signifie peut-être que Joseph était déjà mort. De plus, quand Jésus était sur le poteau de supplice, il a confié Marie, sa mère, à l’apôtre Jean. Il ne l’aurait sans doute pas fait si Joseph avait été encore vivant (Jean 19:26, 27).

^ § 14 Voir aussi l’article « Comme Jésus, consolez les endeuillés » dans La Tour de Garde du 1er novembre 2010.