Lettre aux Philippiens 3:1-21
Notes d'étude
réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur : Plusieurs fois dans sa lettre aux Philippiens, Paul exprime sa joie et encourage ses frères et sœurs à se réjouir (Php 1:18 ; 2:17, 18, 28, 29 ; 4:1, 4, 10). Il est remarquable que Paul mette autant l’accent sur la joie alors qu’au moment où il écrit cette lettre, il est en résidence surveillée. La formule « dans le Seigneur » peut se comprendre de différentes façons, comme « en lien avec [ou : « en union avec »] le Seigneur », ou bien encore comme « à cause du Seigneur ». Dans le contexte de ce verset, le titre « Seigneur » peut désigner soit Jéhovah soit Jésus. Il est cependant possible que Paul s’inspire d’exhortations similaires figurant dans les Écritures hébraïques (Ps 32:11 ; 97:12) ; dans cette hypothèse, ce titre se rapporterait à Jéhovah (voir « Introduction à Philippiens » et note d’étude sur Php 4:4).
Prenez garde : Dans ce verset, Paul répète trois fois le verbe grec traduit par « prenez garde ». Chaque fois, il le fait suivre d’un mot commençant par la consonne grecque κ (voir Kingdom Interlinear, une version interlinéaire en anglais). Par ce procédé littéraire, il ajoute du poids et un caractère pressant à son avertissement. Par ailleurs, aux trois désignations du groupe qui menace la foi des Philippiens s’opposent les trois caractéristiques des chrétiens fidèles qui figurent dans le verset suivant.
chiens : Paul emploie ici le mot « chiens » dans un sens figuré pour mettre en garde les Philippiens contre les faux enseignants, dont beaucoup étaient des judaïsants. Selon la Loi de Moïse, le chien était un animal impur, et les Écritures emploient souvent ce terme dans un sens péjoratif (Lv 11:27 ; voir note d’étude sur Mt 7:6). Dans les villes, les chiens se nourrissaient habituellement de charognes et de déchets ; ils étaient donc connus pour manger de la nourriture répugnante, surtout du point de vue de ceux qui avaient été élevés dans le respect de la Loi de Moïse (Ex 22:31 ; 1R 14:11 ; 21:19 ; Pr 26:11). Dans les Écritures hébraïques, les ennemis des serviteurs de Jéhovah sont parfois comparés à des chiens (Ps 22:16 ; 59:5, 6). En qualifiant les faux enseignants de « chiens », Paul voulait faire comprendre que ces hommes étaient impurs et inaptes à dispenser les enseignements chrétiens.
ceux qui mutilent la chair : Pour désigner les partisans de la circoncision, Paul emploie ici un terme qui signifie littéralement « la coupure de haut en bas », peut-être pour faire un jeu de mots avec le terme qui désigne la circoncision (litt. « la coupure autour ») dans le verset suivant (voir note d’étude sur Php 3:3).
c’est nous qui avons la vraie circoncision : Litt. « nous sommes la circoncision ». Paul indique ici que ce sont les chrétiens qui ont la seule circoncision désormais exigée et approuvée par Dieu, à savoir la circoncision du cœur (voir note d’étude sur Rm 2:29). En employant le terme rendu par « circoncision », il fait peut-être un jeu de mots avec un terme du verset précédent (voir note d’étude sur Php 3:2).
offrons un service sacré : Ou « servons (adorons) ». Le verbe grec latreuô signifie fondamentalement « servir ». Dans son usage biblique, il exprime généralement l’idée d’offrir un service sacré à Dieu ou d’effectuer une tâche en rapport avec le culte rendu à Dieu (Mt 4:10 ; Lc 2:37 ; Ac 7:7 ; Rm 1:9 ; 2Tm 1:3 ; Hé 9:14 ; Ré 22:3).
j’ai […] plus de raisons que qui que ce soit d’avoir confiance en la chair : Paul recourt ici au terme « chair » pour désigner des choses qui auraient pu être à son avantage d’un point de vue purement humain, comme les atouts qu’il cite en Php 3:5, 6.
de la tribu de Benjamin : Dans ce verset et en Rm 11:1, Paul révèle qu’il descend de la tribu de Benjamin. Ici, il le fait pour mettre en évidence un aspect de son héritage juif. Benjamin était une tribu qui bénéficiait d’un grand prestige. Au sujet des descendants de Benjamin, Jacob avait prophétisé sur son lit de mort : « Benjamin déchirera des proies sans arrêt, comme un loup. Le matin, il dévorera sa proie et, le soir, il partagera le butin » (Gn 49:27). En effet, dans cette tribu sont nés de nombreux guerriers intrépides et habiles qui ont combattu comme des loups pour défendre le peuple de Jéhovah. Certains Benjaminites ont réalisé cette prophétie « le matin », c’est-à-dire à l’aube de la royauté que Jéhovah avait établie en Israël ; d’autres l’ont fait « le soir », c’est-à-dire au crépuscule de cette royauté (1S 9:15-17 ; 1Ch 12:2 ; Est 2:5-7). Paul s’est lui aussi révélé être un combattant redoutable ; il a livré une guerre spirituelle contre les dogmes et les pratiques erronés. Et il a largement contribué à ce qu’un nombre incalculable de chrétiens apprennent à leur tour à mener cette guerre (Éph 6:11-17).
Hébreu né d’Hébreux : Paul reprend ici un raisonnement similaire à celui qu’il a tenu en 2Co 11:22, en insistant sur son héritage juif (voir note d’étude). Il affirme en quelque sorte qu’il est un Hébreu authentique, qu’il est issu d’une lignée qui ne comporte pas de non-Juifs. Il utilise peut-être cet argument pour répondre à de faux enseignants qui contestaient ses origines juives et se vantaient de leurs racines. Toutefois, Paul précise que pour lui de telles considérations sont secondaires (voir notes d’étude sur Php 3:7, 8).
en ce qui concerne la loi, un pharisien : Paul évoque ici l’éducation qu’il a reçue dans le judaïsme. Il veut sans doute dire qu’il a été élevé par des parents qui adhéraient à la branche pharisienne du judaïsme (voir note d’étude sur Ac 23:6). D’autres chrétiens avaient eux aussi été pharisiens par le passé. En Ac 15:5 (voir note d’étude), ils sont désignés par l’expression « membres du parti des pharisiens ».
des gains […] une perte : Les termes traduits par « gains » et « perte » dans ce verset sont tirés du vocabulaire du monde des affaires ; Paul les emploie à propos de choses qui auraient pu être perçues comme des atouts personnels. Paul avait été éduqué dans la branche pharisienne du judaïsme (Php 3:5, 6). De par sa naissance, il bénéficiait de tous les avantages et droits d’un citoyen romain (Ac 22:28). Ancien élève de Gamaliel, il avait reçu une instruction poussée et parlait couramment grec et hébreu ; il aurait donc pu devenir un personnage éminent du judaïsme (Ac 21:37, 40 ; 22:3). Pourtant, Paul a renoncé aux avantages et aux perspectives qui s’offraient à lui ; il en a accepté volontiers la perte pour devenir un fidèle disciple de Christ. Paul a tenu compte du conseil que Jésus avait donné à ses disciples, à savoir qu’il faut déterminer soigneusement ce qui constitue réellement un gain ou une perte dans l’existence (Mt 16:26).
un tas de déchets : Le mot traduit par « tas de déchets », qui ne figure qu’ici dans les Écritures grecques chrétiennes, pourrait aussi se rendre par « ordures », « détritus » ou même « fumier ». Paul recourt à ce terme frappant pour montrer à quel point il relativise à présent les perspectives et les réussites qui comptaient tant à ses yeux avant qu’il devienne chrétien (voir note d’étude sur Php 3:5). Il se dit déterminé à ne jamais repenser avec regret à sa décision de renoncer à ces avantages. Au contraire, toutes ces choses qui étaient si importantes pour lui autrefois, il les considère maintenant comme de vulgaires détritus en comparaison de la « valeur extraordinaire de la connaissance de Christ Jésus ».
la justice par la foi en Christ : Voir note d’étude sur Ga 2:16.
en acceptant de subir une mort semblable à la sienne : Les chrétiens oints de l’esprit acceptent de subir une mort semblable à celle de Jésus en ce sens qu’ils s’engagent dans une vie sacrificielle qui implique entre autres pour eux de renoncer à tout espoir de vie éternelle sur la terre. Tout au long de leur vie sur la terre, ils restent intègres face aux épreuves ; ils participent aux souffrances de Christ, et certains d’entre eux risquent même la mort chaque jour. Ils finissent par mourir fidèles à Dieu, comme cela a été le cas de Christ, et sont ensuite ressuscités créatures spirituelles (Mc 10:38, 39 ; Rm 6:4, 5 ; voir note d’étude sur Rm 6:3).
la résurrection […] qui aura lieu de bonne heure : Grec éxanastasis. De nombreuses versions de la Bible traduisent ce mot grec simplement par « résurrection ». Toutefois, ici, Paul n’emploie pas le mot grec qui sert d’habitude à exprimer l’idée de résurrection (anastasis), mais un mot apparenté qui signifie littéralement « hors résurrection » et qui ne figure que dans ce verset des Écritures grecques chrétiennes. Un certain nombre de biblistes en déduisent que ce terme désigne une résurrection spéciale. Dans la littérature grecque classique, ce terme exprimait l’idée de se lever tôt le matin. Le fait que Paul ait choisi d’employer ici ce terme particulier laisse entendre qu’il avait à l’esprit une résurrection qui arrive de bonne heure dans le cours du temps (1Co 15:23 ; 1Th 4:16), avant la résurrection générale des morts à qui s’offrira la vie sur terre (Jean 5:28, 29 ; Ac 24:15). Cette résurrection qui a lieu plus tôt est également appelée la « première résurrection » et concerne les disciples de Christ oints de l’esprit à qui s’offre la vie au ciel (Ré 20:4-6).
Christ Jésus : Le mot « Jésus » est absent de certains manuscrits, mais la formulation retenue dans la présente édition trouve de solides appuis dans des manuscrits anciens qui font autorité.
oubliant les choses qui sont derrière : Le verbe grec que Paul emploie ici et qui est traduit par « oublier » peut signifier « se désintéresser de ». Bien évidemment, ‘les choses qui étaient derrière [Paul]’ n’avaient pas été effacées de sa mémoire ; il venait d’ailleurs d’en énumérer quelques-unes (voir note d’étude sur Php 3:5). Mais à partir du moment où Paul est devenu chrétien, il a fixé son attention sur ce qui était devant lui, un peu comme un coureur se concentre sur la partie de la course qui le sépare de la ligne d’arrivée (voir note d’étude sur tendu vers celles qui sont devant dans ce verset). Ce choix délibéré l’a aidé à se désintéresser des ‘choses qui étaient derrière’, autrement dit des avantages et des perspectives qui s’offraient à lui lorsqu’il était un ardent défenseur du judaïsme. Il s’interdisait de penser constamment à ces choses du passé parce qu’elles n’avaient plus d’importance pour lui (voir note d’étude sur Php 3:8).
tendu vers celles qui sont devant : L’expression que Paul emploie donne à penser qu’il se compare à un homme qui court, peut-être par allusion aux athlètes qui participaient aux jeux grecs (voir notes d’étude sur 1Co 9:24). L’image que Paul évoque ici était très parlante dans le monde gréco-romain, où l’on voyait souvent des statues ou des vases à l’effigie de coureurs. Un coureur engagé dans une course ne cherchait pas à voir ce qui se passait derrière lui, sinon il risquait de ralentir. Lucien de Samosate, écrivain grec du 2e siècle de n. è., a recouru à une image similaire : « Le bon coureur, aussitôt que la barrière [du départ] est tombée, ne songe qu’à s’élancer en avant ; toutes ses facultés sont tendues vers le but ; il place dans ses pieds seuls l’espérance de la victoire. » Le coureur consacrait toute son énergie à son objectif, le franchissement de la ligne d’arrivée. De manière similaire, Paul gardait l’esprit fixé, non pas sur les objectifs que pouvait lui proposer le monde et qu’il avait laissés derrière lui, mais sur la récompense qui était placée devant lui (voir note d’étude sur Php 3:14).
le prix de l’appel […] vers le haut : Paul comprenait que l’espérance qui s’offrait à lui, tout comme à ses frères et sœurs oints de l’esprit, était de régner avec Christ au ciel (2Tm 2:12 ; Ré 20:6). L’« appel […] vers le haut » est, en quelque sorte, une invitation à faire partie du royaume messianique. Toutefois, les « participants de l’appel [ou : « invitation », note] céleste » (Hé 3:1, 2) doivent s’« assurer l’appel et le choix » dont ils font l’objet (2P 1:10) en se montrant « fidèles » à cet appel (Ré 17:14). Ce n’est qu’à cette condition qu’ils obtiendront le « prix », ou récompense, auquel cette invitation donne accès (voir note d’étude sur Php 3:20).
continuons à marcher de manière ordonnée dans la même direction : Le verbe grec rendu ici par « continuons à marcher de manière ordonnée » signifie fondamentalement « être en rang ou aligné ». Il était parfois employé pour décrire la progression ordonnée et simultanée du premier rang de soldats dans les armées des temps anciens. Avec le temps, il a pris le sens figuré de « suivre », « se conformer à » ou « respecter » une certaine manière d’agir ou une certaine norme. La notion que Paul avait à l’esprit était apparemment celle d’une progression régulière conforme à une ligne de conduite commune. Il était important que les chrétiens de Philippes persévèrent dans le mode de vie chrétien et restent attachés aux vérités et aux préceptes de conduite qui leur avaient été enseignés. Dans les autres passages des Écritures grecques chrétiennes où ce même verbe grec apparaît, il est rendu par les expressions « bien se conduire », « vivre d’une manière [conforme à un certain principe de vie] » et « marcher de manière ordonnée » (Ac 21:24 ; Rm 4:12 ; Ga 5:25 ; 6:16 ; note).
ennemis du poteau de supplice du Christ : Cette expression désigne ceux qui avaient dans un premier temps embrassé le christianisme mais s’en étaient ensuite détournés et avaient adopté une conduite dépravée et égoïste. Par cette attitude, ils étaient dans les faits devenus des ennemis du culte pur (Php 3:19). Ici, le terme « poteau de supplice » (grec stauros) est employé au sens figuré pour parler de la mort sacrificielle de Jésus sur le poteau (voir lexique à « poteau » ; « poteau de supplice »). Jésus est mort de cette manière pour que les humains soient libérés de l’esclavage du péché, afin qu’ils puissent se réconcilier avec Dieu et entretenir de bonnes relations avec lui. Toutefois, par leurs actions, ces « ennemis du poteau de supplice » révélaient qu’ils n’attachaient aucune valeur aux bienfaits qui découlent de la mort de Jésus (Hé 10:29).
fin : Ou « fin définitive ». Le sort final qui attend les « ennemis du poteau de supplice du Christ » est la « destruction » (Php 3:18).
leur dieu c’est leur ventre : Au sens littéral, le mot grec koïlia, rendu ici par « ventre », désigne l’« estomac » ou les « entrailles » d’une personne. Il est utilisé ici dans un sens figuré pour désigner les désirs charnels (voir note d’étude sur Rm 16:18). À l’époque de Paul, dans certaines pièces du théâtre grec, la notion de « dieu-ventre » était présente, et des personnages de ces œuvres affirmaient même que leur ventre était « le plus grand des dieux ». Le philosophe latin Sénèque, contemporain de Paul, a reproché à une personne d’être l’« esclave de son ventre ». Il semble que pour les individus que Paul évoque en Php 3:18, assouvir leurs désirs charnels était plus important que servir Jéhovah. Peut-être certains mangeaient-ils ou buvaient-ils à l’excès, au point d’en arriver à la gloutonnerie ou à l’ivrognerie (Pr 23:20, 21 ; cf. Dt 21:18-21). D’autres avaient peut-être fait le choix de profiter de tout ce que le monde pouvait offrir au 1er siècle, au lieu d’accorder la priorité à leur service pour Jéhovah. Certains biblistes optent pour une autre hypothèse : ils pensent que Paul faisait ici allusion à des personnes qui observaient strictement les lois juives relatives à l’alimentation. Ces personnes étaient peut-être tellement soucieuses de respecter ces lois qu’elles finissaient par accorder une importance prépondérante aux aliments qu’elles mangeaient et en faisaient ainsi leur dieu.
notre citoyenneté : La ville de Philippes était une colonie romaine, et ses habitants jouissaient de nombreux avantages (voir notes d’étude sur Ac 16:12, 21). Il est possible que certains membres de l’assemblée de Philippes bénéficiaient d’une forme partielle de citoyenneté romaine, privilège qui était très prisé. La distinction entre citoyens et non-citoyens était donc un sujet sensible. Toutefois, Paul parle ici d’une citoyenneté qui a bien plus de valeur, à savoir la citoyenneté céleste (Éph 2:19). Il exhorte les chrétiens oints de l’esprit à ne pas avoir pour préoccupation première les « choses terrestres » (Php 3:19), mais leur vie future en qualité de « citoyens » du ciel (voir note d’étude sur Php 1:27).
transformera notre misérable corps pour qu’il devienne comme son corps glorieux : Paul évoque ici la transformation que les chrétiens oints doivent subir afin de pouvoir vivre au ciel en qualité de cohéritiers du Seigneur Jésus Christ. Ils doivent d’abord mourir en tant qu’humains. Puis, au moment qu’il a fixé, Dieu les ramène à la vie avec des corps entièrement nouveaux (2Co 5:1, 2). Ils reçoivent alors des corps spirituels impérissables et immortels (1Co 15:42-44, 53 ; voir note d’étude sur 1Co 15:38). C’est ainsi que leur corps humain, misérable et imparfait, est remplacé par un corps qui est « comme » le glorieux corps spirituel de Christ (litt. « qui est rendu conforme à son corps glorieux ») (Rm 8:14-18 ; 1J 3:2).
Documents multimédias

Sur cette photo figure une des deux plaques en bronze d’un document datant de 79 de n. è. Ce document accordait la citoyenneté romaine à un homme qui avait servi dans la marine et qui allait bientôt prendre sa retraite, ainsi qu’à sa femme et à son fils. Les deux plaques étaient liées entre elles et authentifiées par des sceaux. Certains ne devenaient citoyens romains que tard dans la vie, tandis que d’autres l’étaient dès leur naissance (voir note d’étude sur Ac 22:28). Dans tous les cas, les documents octroyant la citoyenneté étaient considérés comme très précieux, car ils permettaient à leur propriétaire de prouver sa citoyenneté afin de bénéficier des privilèges liés à ce statut. Paul a toutefois évoqué dans une de ses lettres une citoyenneté bien plus précieuse, une citoyenneté qui « est au ciel » (Php 3:20).

