Évangile selon Marc 13​:​1-37

13  Alors qu’il sortait du Temple, un de ses disciples lui dit : « Enseignant, regarde : quelles belles pierres et quelles belles constructions+ ! »  Cependant, Jésus lui répondit : « Tu vois ces grandes constructions ? Eh bien, il ne restera pas ici pierre sur pierre, rien qui ne soit démoli+. »  Alors qu’il était assis sur le mont des Oliviers, en face du Temple, Pierre, Jacques, Jean et André lui demandèrent en privé :  « Dis-​nous : quand ces choses auront-​elles lieu, et quel signe indiquera que toutes ces choses vont s’achever+ ? »  Jésus commença donc par leur dire : « Faites attention que personne ne vous égare+.  Beaucoup viendront en se servant de mon nom et diront : “Je suis le Christ.” Et ils égareront beaucoup de gens.  De plus, quand vous entendrez parler de guerres et de nouvelles de guerres, ne vous alarmez pas : il faut que ces choses arrivent, mais ce ne sera pas encore la fin+.  « Car nation se dressera contre nation et royaume contre royaume+. Il y aura des tremblements de terre dans un endroit après l’autre. Il y aura aussi des famines+. Ces choses seront le début de grandes souffrances+.  « Quant à vous, faites attention : on vous livrera à des tribunaux locaux+, vous serez battus dans des synagogues+, et vous serez amenés* devant des gouverneurs et des rois à cause de moi. Et ce sera là un témoignage pour eux+. 10  De plus, il faut d’abord que la bonne nouvelle soit prêchée à toutes les nations+. 11  Quand on vous arrêtera pour vous emmener devant un tribunal, ne vous inquiétez pas à l’avance de ce que vous devrez dire. Dites ce qui vous sera donné à ce moment-​là, car ce n’est pas vous qui parlerez, mais c’est l’esprit saint+. 12  De plus, un homme livrera son frère à la mort, et un père fera la même chose avec son enfant. Et les enfants s’opposeront à leurs parents et les feront mettre à mort+. 13  Tout le monde vous haïra à cause de mon nom+. Mais celui qui aura enduré+ jusqu’à la fin+ sera sauvé+. 14  « Cependant, quand vous verrez que la chose répugnante qui cause la dévastation+ est là où elle ne devrait pas être (que le lecteur fasse preuve de discernement), que ceux qui sont en Judée se mettent à fuir vers les montagnes+. 15  Que l’homme qui est sur son toit en terrasse ne descende pas et n’entre pas chez lui pour prendre quelque chose+, 16  et que l’homme qui est dans les champs ne retourne pas en arrière* pour prendre son manteau*. 17  Malheur aux femmes enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-​là+ ! 18  Priez sans cesse pour que cela n’arrive pas en hiver. 19  Car en ces jours-​là, il y aura une tribulation*+ comme il n’y en a jamais eu depuis le commencement du monde*, que Dieu a créé, et comme il n’y en aura plus+. 20  En effet, si Jéhovah n’avait pas écourté ces jours, personne* ne serait sauvé. Mais à cause de ceux qu’il a choisis, il a écourté ces jours+. 21  « Et si quelqu’un vous dit : “Regardez ! Le Christ est ici” ou bien “Regardez ! Il est là”, ne le croyez pas+. 22  Car de faux Christs et de faux prophètes apparaîtront+ et accompliront des miracles et des choses prodigieuses pour égarer, si possible, ceux qui ont été choisis. 23  Vous donc, faites attention+. Je vous ai tout dit à l’avance. 24  « Mais en ces jours-​là, après cette tribulation*, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus de lumière+, 25  les étoiles tomberont du ciel et les puissances du ciel seront ébranlées. 26  Alors on* verra le Fils de l’homme+ venir dans les nuages avec grande puissance et gloire+. 27  Et alors il enverra les anges et rassemblera ceux qu’il a choisis, depuis les quatre coins du monde, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel+. 28  « Apprenez ceci de l’exemple du figuier : dès que ses jeunes branches deviennent tendres et que des feuilles y poussent, vous savez que l’été est proche+. 29  De même, quand vous verrez ces choses arriver, sachez qu’il est proche, à la porte+. 30  Vraiment je vous le dis, cette génération ne disparaîtra pas, non, sans que toutes ces choses arrivent+. 31  Le ciel et la terre disparaîtront+, mais mes paroles ne disparaîtront absolument pas+. 32  « Ce jour-​là et cette heure-​là, personne ne les connaît, ni les anges dans le ciel ni le Fils, mais seulement le Père+. 33  Faites attention, restez éveillés+, car vous ne savez pas quand ce sera le moment fixé+. 34  C’est comme un homme qui part en voyage à l’étranger. En partant, il confie sa maison à ses serviteurs+, il donne un travail à chacun, et il ordonne au portier d’être vigilant+. 35  Soyez donc vigilants, car vous ne savez pas quand le maître de la maison viendra+ : tard dans la journée, à minuit, avant l’aube ou tôt le matin+. 36  Il arrivera soudainement, mais il ne faut pas qu’il vous trouve en train de dormir+. 37  Ce que je vous dis, je le dis à tous : soyez vigilants+. »

Notes

Ou « comparaîtrez ».
Litt. « vers les choses qui sont derrière ».
Ou « vêtement de dessus ».
Ou « détresse ».
Litt. « de la création ».
Litt. « aucune chair ».
Ou « détresse ».
Litt. « ils ».

Notes d'étude

il ne restera pas ici pierre sur pierre : La prophétie de Jésus s’est accomplie de façon remarquable en 70 de n. è., quand les Romains ont détruit Jérusalem et son temple. La ville a été complètement rasée, à l’exception d’une partie de la muraille et de trois tours.

il ne restera pas ici pierre sur pierre : Voir note d’étude sur Mt 24:2.

en face du Temple : Ces mots de Marc montrent que depuis le mont des Oliviers, on voyait le Temple, information qui était surtout utile aux lecteurs non juifs (voir « Introduction à Marc »).

fin : Ou « fin définitive ». Le mot grec utilisé ici (télos) est différent de celui qui est traduit par « période finale » (suntéléïa) en Mt 24:3 et du verbe grec qui est traduit par « s’achever » (suntéléô) en Mc 13:4 (voir notes d’étude sur Mt 24:3 ; Mc 13:4 et lexique à « période finale du monde »).

fin : Ou « fin définitive » (voir note d’étude sur Mc 13:7).

s’achever : Grec suntéléô, verbe apparenté au mot suntéléïa. Le mot suntéléïa signifie « fin au même moment », « action d’amener à son plein accomplissement », « action de prendre fin ensemble » et il est utilisé dans le récit parallèle de Mt 24:3 (il figure aussi en Mt 13:39, 40, 49 ; 28:20 ; Hé 9:26). Il est question ici de la période au cours de laquelle un ensemble d’évènements conduirait à la « fin » définitive dont parle Mc 13:7, 13, versets dans lesquels le mot « fin » traduit télos, un autre terme grec (voir notes d’étude sur Mc 13:7, 13 et lexique à « période finale du monde »).

Je suis le Christ : Litt. « moi, je suis » (cf. récit parallèle de Mt 24:5).

période finale : Ou « conclusion ». Cette expression traduit le terme grec suntéléïa, qui signifie « fin au même moment », « action d’amener à son plein accomplissement », « action de prendre fin ensemble » (Mt 13:39, 40, 49 ; 28:20 ; Hé 9:26). Il s’agit ici de la période au cours de laquelle un ensemble d’évènements conduirait à la « fin » définitive dont parle Mt 24:6, 14, versets dans lesquels le mot « fin » traduit télos, un autre terme grec (voir notes d’étude sur Mt 24:6, 14 et lexique à « période finale du monde »).

s’achever : Grec suntéléô, verbe apparenté au mot suntéléïa. Le mot suntéléïa signifie « fin au même moment », « action d’amener à son plein accomplissement », « action de prendre fin ensemble » et il est utilisé dans le récit parallèle de Mt 24:3 (il figure aussi en Mt 13:39, 40, 49 ; 28:20 ; Hé 9:26). Il est question ici de la période au cours de laquelle un ensemble d’évènements conduirait à la « fin » définitive dont parle Mc 13:7, 13, versets dans lesquels le mot « fin » traduit télos, un autre terme grec (voir notes d’étude sur Mc 13:7, 13 et lexique à « période finale du monde »).

fin : Ou « fin définitive ». Le mot grec utilisé ici (télos) est différent de celui qui est traduit par « période finale » (suntéléïa) en Mt 24:3 et du verbe grec qui est traduit par « s’achever » (suntéléô) en Mc 13:4 (voir notes d’étude sur Mt 24:3 ; Mc 13:4 et lexique à « période finale du monde »).

toutes les nations : Cette expression met en relief l’ampleur de la prédication et montre aux disciples que cette prédication s’adresserait à d’autres personnes qu’aux seuls Juifs. Dans son sens général, le mot grec éthnos, traduit par « nation », se rapporte à un groupe de personnes plus ou moins apparentées et qui ont une langue commune. Souvent, ce genre de communauté nationale ou de groupe ethnique occupe un territoire géographique bien défini.

se dressera : Ou « sera soulevée », « sera réveillée ». Ici, le terme grec emporte l’idée de « s’en prendre à » ; il pourrait aussi être traduit par « prendre les armes » ou « entrer en guerre ».

nation : Le mot grec éthnos a un sens large et peut désigner un groupe de personnes vivant à l’intérieur de frontières politiques ou géographiques, par exemple dans un pays ; mais il peut aussi désigner un groupe ethnique (voir note d’étude sur Mc 13:10).

se dressera : Voir note d’étude sur Mt 24:7.

grandes souffrances : Cette expression traduit un mot grec qui désigne littéralement les douleurs intenses que ressent une femme lors de l’accouchement. Même s’il se rapporte ici à la détresse, à la douleur et à la souffrance dans un sens général, ce mot emporte peut-être aussi l’idée que, comme les douleurs de l’accouchement, les problèmes et les souffrances prédits augmenteront en fréquence, en intensité et en durée au cours de la période précédant la « tribulation » dont parle Mc 13:19.

la Cour suprême : C’est-à-dire le Sanhédrin, l’instance judiciaire siégeant à Jérusalem qui était constituée du grand prêtre et de 70 anciens et scribes. Pour les Juifs, les décisions de la Cour suprême étaient sans appel (voir lexique à « Sanhédrin »).

Sanhédrin : Il s’agit du tribunal suprême des Juifs, qui se réunissait à Jérusalem. Le mot grec rendu ici par « Sanhédrin » (sunédrion) signifie littéralement « qui siège avec ». C’est un terme général qui désignait une assemblée ou une réunion ; mais en Israël, il pouvait désigner un organe judiciaire, ou un tribunal, religieux (voir note d’étude sur Mt 5:22 et lexique ; voir aussi app. B12 pour savoir où se trouvait peut-être la salle du Sanhédrin).

tribunaux locaux : Dans les Écritures grecques chrétiennes, le mot grec sunédrion, ici au pluriel et rendu par « tribunaux locaux », est utilisé le plus souvent pour parler du Sanhédrin, le tribunal suprême des Juifs, qui se réunissait à Jérusalem (voir lexique à « Sanhédrin » et notes d’étude sur Mt 5:22 ; 26:59). Mais ce mot est aussi un terme général qui désigne une assemblée ou une réunion. Dans ce verset, il désigne les tribunaux locaux qui étaient rattachés aux synagogues et qui avaient autorité pour condamner à la peine du fouet et à l’excommunication (Mt 10:17 ; 23:34 ; Lc 21:12 ; Jean 9:22 ; 12:42 ; 16:2).

cette bonne nouvelle : Le mot grec euaggélion dérive des mots eu, qui signifie « bon », « bien », et aggélos, qui signifie « celui qui apporte des nouvelles », « celui qui proclame (annonce) » (voir lexique). Il est traduit par « évangile » dans certaines Bibles françaises. Le terme euaggélistês, qui lui est apparenté et qui est rendu par « évangélisateur », signifie « prédicateur de la bonne nouvelle » (Ac 21:8 ; Éph 4:11 ; note ; 2Tm 4:5 ; note).

la bonne nouvelle : Voir note d’étude sur Mt 24:14.

toutes les nations : Cette expression met en relief l’ampleur de la prédication et montre aux disciples que cette prédication s’adresserait à d’autres personnes qu’aux seuls Juifs. Dans son sens général, le mot grec éthnos, traduit par « nation », se rapporte à un groupe de personnes plus ou moins apparentées et qui ont une langue commune. Souvent, ce genre de communauté nationale ou de groupe ethnique occupe un territoire géographique bien défini.

vous arrêtera : Litt. « vous conduira ». Le verbe grec agô, employé ici, est un terme juridique qui signifie « arrêter », « placer en détention ». Il peut emporter l’idée de faire usage de la force.

fin : Ou « fin définitive ». Le mot grec utilisé ici (télos) est différent de celui qui est traduit par « période finale » (suntéléïa) en Mt 24:3 et du verbe grec qui est traduit par « s’achever » (suntéléô) en Mc 13:4 (voir notes d’étude sur Mt 24:3 ; Mc 13:4 et lexique à « période finale du monde »).

aura enduré : Ou « endurera ». Le verbe grec rendu par « endurer » (hupoménô) signifie littéralement « rester (demeurer) sous ». Il est souvent employé au sens de « rester au lieu de fuir », « résister », « persévérer », « rester ferme » (Mt 10:22 ; Rm 12:12 ; Hé 10:32 ; Jc 5:11). Dans ce contexte, il signifie continuer à vivre en disciple de Christ malgré l’opposition et les épreuves (Mc 13:11-13).

fin : Ou « fin définitive » (voir note d’étude sur Mc 13:7).

Judée : Il s’agit de la province romaine de Judée.

vers les montagnes : D’après Eusèbe, historien de la fin du 3e et du début du 4siècle, les chrétiens qui ont fui la Judée et Jérusalem ont traversé le Jourdain pour rejoindre Pella, ville d’une région montagneuse de Décapole.

Judée : Voir note d’étude sur Mt 24:16.

vers les montagnes : Voir note d’étude sur Mt 24:16.

sur son toit en terrasse : Le toit des maisons était plat et il avait différents usages : c’était un lieu où l’on pouvait stocker des choses (Jos 2:6), se reposer (2S 11:2), dormir (1S 9:26), célébrer des fêtes religieuses (Né 8:16-18). C’est pourquoi la Loi exigeait qu’on y installe un parapet (Dt 22:8). En général, il y avait un escalier ou une échelle à l’extérieur de la maison, ce qui permettait aux habitants de descendre du toit sans avoir à rentrer « dans la maison ». Connaître ce détail permet de comprendre que Jésus exhortait ici ses auditeurs à fuir sans tarder.

sur son toit en terrasse : Voir note d’étude sur Mt 24:17.

en hiver : À cause des pluies torrentielles, des inondations et du froid, il pouvait être difficile à cette saison de voyager, et de trouver à manger et un abri (Esd 10:9, 13).

en hiver : Voir note d’étude sur Mt 24:20.

si Jéhovah n’avait pas écourté ces jours : Jésus explique ici à ses disciples ce que son Père fera lors de la grande tribulation. Cette prophétie de Jésus fait penser à des prophéties des Écritures hébraïques présentant des idées similaires et dans lesquelles figure le nom divin (Is 1:9 ; 65:8 ; Jr 46:28 [26:28, Septante] ; Am 9:8). Bien que la plupart des manuscrits grecs utilisent dans ce verset le mot Kurios (Seigneur), il y a de bonnes raisons de penser que c’était le nom divin qui était utilisé à l’origine et qu’il a plus tard été remplacé par le titre « Seigneur ». C’est pourquoi la présente traduction emploie ici le nom Jéhovah dans le corps du texte (voir app. C1 et C3, introduction ; Mc 13:20).

le Christ : Grec ho Khristos. Le titre « Christ » et le titre « Messie » (de l’hébreu mashiaḥ) sont équivalents : ils signifient tous les deux « oint ». L’historien juif Josèphe rapporte qu’au 1er siècle de n. è., on a assisté à l’émergence de soi-disant prophètes ou libérateurs, qui promettaient de délivrer les Juifs de l’oppression romaine. Leurs disciples les considéraient sans doute comme des messies politiques.

Je suis le Christ : Litt. « moi, je suis » (cf. récit parallèle de Mt 24:5).

faux Christs : Ou « faux Messies ». On ne trouve le mot grec pseudokhristos qu’ici et dans le récit parallèle, en Mt 24:24. Il s’applique à toute personne qui s’attribue illégitimement le rôle du Christ, ou Messie (titres qui signifient littéralement « oint ») (voir notes d’étude sur Mt 24:5 ; Mc 13:6).

verront : Le verbe grec rendu par « voir » peut signifier littéralement « fixer les yeux sur », « regarder », « observer ». Au sens figuré, il peut signifier « voir avec les yeux de l’esprit », « comprendre » (Éph 1:18).

Fils de l’homme : Ou « Fils d’un humain ». Cette expression apparaît environ 80 fois dans les Évangiles. Jésus se l’est appliquée à lui-​même, manifestement pour souligner qu’il était réellement un humain, né d’une femme, et qu’il était l’équivalent exact du premier humain, Adam, et avait ainsi le pouvoir de racheter l’humanité du péché et de la mort (Rm 5:12, 14, 15). Cette expression désignait également Jésus comme étant le Messie, ou le Christ (Dn 7:13, 14 ; voir lexique).

verra : Voir note d’étude sur Mt 24:30.

Fils de l’homme : Voir note d’étude sur Mt 8:20.

les nuages : Les nuages ont plutôt tendance à masquer la vue, mais la foi et le discernement permettent de « voir » le sens de certains évènements (Ac 1:9).

les quatre coins du monde : Litt. « les quatre vents », expression idiomatique qui se rapporte aux quatre points cardinaux (E, O, N et S) et qui signifie donc « toutes les directions », « partout » (Jr 49:36 ; Éz 37:9, note ; Dn 8:8, note).

les quatre coins du monde : Voir note d’étude sur Mt 24:31.

exemple : Ou « parabole », « enseignement » (voir note d’étude sur Mt 13:3).

il : C.-à-d. le Fils de l’homme.

Le ciel et la terre disparaîtront : D’autres versets montrent que le ciel et la terre subsisteront pour toujours (Gn 9:16 ; Ps 104:5 ; Ec 1:4). C’est pourquoi on peut voir dans ces paroles de Jésus une hyperbole qui signifierait : même si l’impossible se produisait et que le ciel et la terre disparaissaient bel et bien, les paroles de Jésus se réaliseraient quand même (cf. Mt 5:18). D’un autre côté, il est tout aussi possible que le ciel et la terre de ce verset se rapportent au ciel et à la terre symboliques qui sont appelés « l’ancien ciel et l’ancienne terre » en Ré 21:1.

mes paroles ne disparaîtront absolument pas : Litt. « mes paroles non ne passeront pas ». Le texte grec fait porter deux négations sur le verbe, ce qui exprime le rejet catégorique d’une idée ; ce procédé souligne avec force le caractère permanent des paroles de Jésus. Bien que certains manuscrits grecs n’utilisent qu’une seule des deux négations, la tournure renforcée qui est employée dans cette édition est conforme au texte de la majorité des manuscrits anciens.

portier : Dans l’Antiquité, des portiers se tenaient à l’entrée des villes, des temples et, parfois, des maisons particulières. Non seulement ils veillaient à ce que les portes restent fermées la nuit, mais ils assumaient également la fonction de guetteurs (2S 18:24, 26 ; 2R 7:10, 11 ; Est 2:21-23 ; 6:2 ; Jean 18:16, 17). En comparant les chrétiens à des portiers, Jésus a souligné la nécessité pour eux d’être vigilants, de guetter le moment où il viendrait prononcer le jugement (Mc 13:26).

Soyez [...] vigilants : Le terme grec a pour sens premier « rester éveillé », mais, dans de nombreux contextes, il signifie « monter la garde », « veiller ». Matthieu utilise ce terme en Mt 24:43 ; 25:13 ; 26:38, 40, 41. Par ailleurs, en Mt 24:44, il fait un lien entre l’action d’être vigilant et la nécessité d’‘être prêt’ (voir note d’étude sur Mt 26:38).

veillez : Litt. « restez éveillés ». Jésus avait déjà souligné la nécessité pour ses disciples de rester spirituellement éveillés, car ils ne connaissaient ni le jour ni l’heure de sa venue (voir notes d’étude sur Mt 24:42 ; 25:13). Il répète cette exhortation ici, puis à nouveau en Mt 26:41, où il associe l’éveil spirituel à la persévérance dans la prière. On retrouve des exhortations similaires tout au long des Écritures grecques chrétiennes, ce qui indique que la vigilance spirituelle est très importante pour les vrais chrétiens (1Co 16:13 ; Col 4:2 ; 1Th 5:6 ; 1P 5:8 ; Ré 16:15).

veillez : Litt. « restez éveillés ». Jésus avait déjà souligné la nécessité pour ses disciples de rester spirituellement éveillés, car ils ne connaissaient ni le jour ni l’heure de sa venue (voir notes d’étude sur Mt 24:42 ; 25:13 ; Mc 13:35). Il répète cette exhortation ici, puis à nouveau en Mc 14:38, où il associe l’éveil spirituel à la persévérance dans la prière. On retrouve des exhortations similaires tout au long des Écritures grecques chrétiennes, ce qui indique que la vigilance spirituelle est très importante pour les vrais chrétiens (1Co 16:13 ; Col 4:2 ; 1Th 5:6 ; 1P 5:8 ; Ré 16:15).

vers la fin de la nuit : Litt. « pendant la quatrième veille », c.-à-d. entre 3 h environ et le lever du soleil, vers 6 h. Cette division du temps suit le système gréco-romain, qui découpait la nuit en quatre veilles. Au début, les Hébreux divisaient la nuit en trois veilles d’environ quatre heures chacune (Ex 14:24 ; Jg 7:19, note) ; mais, à l’époque de Jésus, ils avaient déjà adopté le système romain.

avant qu’un coq chante : Les quatre Évangiles mentionnent cette information, mais seul Marc fournit un détail supplémentaire : le coq chanterait deux fois (Mt 26:74, 75 ; Mc 14:30, 72 ; Lc 22:34, 60, 61 ; Jean 13:38 ; 18:27). La Mishna affirme qu’à l’époque de Jésus, on élevait des coqs à Jérusalem, ce qui confirme la véracité du récit biblique. Ce coq a sans doute chanté très tôt le matin.

avant qu’un coq chante : Les quatre Évangiles mentionnent cette information, mais seul Marc fournit un détail supplémentaire : le coq chanterait deux fois (Mt 26:34, 74, 75 ; Mc 14:72 ; Lc 22:34, 60, 61 ; Jean 13:38 ; 18:27). La Mishna affirme qu’à l’époque de Jésus, on élevait des coqs à Jérusalem, ce qui confirme la véracité du récit biblique. Ce coq a sans doute chanté très tôt le matin (voir note d’étude sur Mc 13:35).

un coq chanta : Les quatre Évangiles mentionnent cette information, mais seul Marc fournit un détail supplémentaire : le coq a chanté une deuxième fois (Mt 26:34, 74, 75 ; Mc 14:30 ; Lc 22:34, 60, 61 ; Jean 13:38 ; 18:27). La Mishna affirme qu’à l’époque de Jésus, on élevait des coqs à Jérusalem, ce qui confirme la véracité du récit biblique. Ce coq a sans doute chanté quelque temps avant l’aube (voir note d’étude sur Mc 13:35).

Soyez [...] vigilants : Le terme grec a pour sens premier « rester éveillé », mais dans de nombreux contextes, il signifie « monter la garde », « veiller ». Marc emploie aussi ce terme en Mc 13:34, 37 ; 14:34, 37, 38 (voir notes d’étude sur Mt 24:42 ; 26:38 ; Mc 14:34).

tard dans la journée : Ce verset mentionne les quatre veilles de la nuit, d’environ trois heures chacune, qui allaient de 6 h du soir à 6 h du matin ; cette division de la nuit suivait le système gréco-romain (voir aussi notes d’étude suivantes sur ce verset). Au début, les Hébreux divisaient la nuit en trois veilles d’environ quatre heures chacune (Ex 14:24 ; Jg 7:19, note) ; mais à l’époque de Jésus, ils avaient déjà adopté le système romain. Dans ce verset, l’expression « tard dans la journée » se rapporte à la première veille de la nuit, qui allait du coucher du soleil à environ 9 h du soir (voir note d’étude sur Mt 14:25).

à minuit : Cette expression se rapporte à la deuxième veille de la nuit, selon la division du temps chez les Grecs et les Romains ; elle allait d’environ 9 h du soir à minuit (voir note d’étude sur tard dans la journée dans ce verset).

avant l’aube : Litt. « au chant du coq ». C’était ainsi qu’on parlait de la troisième veille de la nuit, selon la division du temps chez les Grecs et les Romains ; elle allait de minuit à environ 3 h du matin (voir notes d’étude précédentes sur ce verset). C’est probablement dans cette période de la nuit que Pierre, après avoir renié Jésus, a entendu un coq chanter (Mc 14:72). Il est généralement admis que le chant du coq a longtemps servi et sert encore à marquer le temps dans les pays situés à l’E de la Méditerranée (voir notes d’étude sur Mt 26:34 ; Mc 14:30, 72).

tôt le matin : Cette expression se rapporte à la quatrième veille de la nuit, selon la division du temps chez les Grecs et les Romains ; elle allait d’environ 3 h du matin au lever du soleil (voir notes d’étude précédentes sur ce verset).

Documents multimédias

Pierres provenant du mont du Temple
Pierres provenant du mont du Temple

On pense que ces pierres, découvertes au S du mur des Lamentations (ou : mur de l’Ouest), proviennent de constructions qui se trouvaient sur le mont du Temple au 1er siècle. Ces pierres laissées là rappellent le triste souvenir de la destruction de Jérusalem et de son temple par les Romains.

Le mont des Oliviers
Le mont des Oliviers

Le mont des Oliviers (1) est une chaîne de collines calcaires arrondies qui est située à l’E de Jérusalem et séparée de la ville par la vallée du Cédron. Le sommet en face du Temple (2) culmine à 812 m et correspond à ce que la Bible appelle généralement le mont des Oliviers. C’est quelque part sur le mont des Oliviers que Jésus a dit à ses disciples quel serait le signe de sa présence.