Évangile selon Jean 17​:​1-26

17  Jésus dit ces choses, puis, levant les yeux vers le ciel, il dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton fils, pour que ton fils te glorifie+,  tout comme tu lui as donné pouvoir sur toute chair+, pour qu’il donne la vie éternelle+ à tous ceux que tu lui as donnés+.  Ceci signifie la vie éternelle+ : qu’ils apprennent à te connaître, toi, le seul vrai Dieu+, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ+.  Je t’ai glorifié sur la terre+, j’ai terminé l’œuvre que tu m’as donnée à faire+.  Et maintenant, Père, glorifie-​moi à tes côtés de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe+.  « J’ai rendu manifeste ton nom aux hommes que tu m’as donnés du milieu du monde+. Ils étaient à toi, et tu me les as donnés, et ils ont obéi à ta parole.  Maintenant ils savent que toutes les choses que tu m’as données viennent de toi,  parce que je leur ai donné les paroles que tu m’as données+, et ils les ont acceptées, et vraiment ils ont su que je suis venu comme ton représentant+, et ils ont été convaincus que tu m’as envoyé+.  Je te prie à leur sujet ; je te prie, non pas au sujet du monde, mais au sujet de ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi ; 10  et toutes les choses que j’ai sont à toi et celles que tu as sont à moi+, et j’ai été glorifié parmi eux. 11  « Je ne suis plus dans le monde, mais eux sont dans le monde+, et moi je viens vers toi. Père saint, veille sur eux+ à cause de ton nom, que tu m’as donné, afin qu’ils soient un comme nous sommes un+. 12  Quand j’étais avec eux, je veillais sur eux+ à cause de ton nom, que tu m’as donné ; et je les ai protégés, et aucun d’eux n’est détruit+, excepté le fils de la destruction+, afin que le passage des Écritures s’accomplisse+. 13  Mais maintenant je viens vers toi, et je dis ces choses dans le monde afin qu’ils aient ma joie en eux-​mêmes et qu’elle soit rendue complète+. 14  Je leur ai donné ta parole, mais le monde les a haïs+, parce qu’ils ne font pas partie du monde+, comme moi je ne fais pas partie du monde. 15  « Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de veiller sur eux à cause du méchant+. 16  Ils ne font pas partie du monde+, comme moi je ne fais pas partie du monde+. 17  Sanctifie-​les par le moyen de la vérité+ ; ta parole est vérité+. 18  Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde+. 19  Et je me sanctifie pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par le moyen de la vérité. 20  « Je te prie non seulement à leur sujet, mais aussi au sujet de ceux qui, grâce à leur parole, ont foi en moi, 21  pour que tous soient un+, comme toi, Père, tu es en union avec moi et moi je suis en union avec toi+, pour qu’eux aussi soient en union avec nous, afin que le monde soit convaincu que tu m’as envoyé. 22  Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un+. 23  Moi en union avec eux et toi en union avec moi, afin qu’ils soient rendus parfaits dans l’unité+, pour que le monde sache que c’est toi qui m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. 24  Père, je veux que ceux que tu m’as donnés soient avec moi là où je suis+, afin qu’ils voient ma gloire, celle que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde+. 25  Père juste, le monde, en effet, n’a pas appris à te connaître+, mais moi je te connais+, et ceux-ci ont su que c’est toi qui m’as envoyé. 26  Je leur ai fait connaître ton nom et je le ferai connaître+, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux et moi en union avec eux+. »

Notes

Notes d'étude

chair : Ou « un être humain ». Le mot grec sarx a ici pour sens « un être physique », « un être vivant fait de chair ». Quand Jésus est né humain, il n’était plus un esprit. Il n’a pas simplement revêtu un corps de chair, comme des anges l’avaient fait dans le passé (Gn 18:1-3 ; 19:1 ; Jos 5:13-15). C’est pourquoi Jésus pouvait à juste titre parler de lui comme du « Fils de l’homme » (Jean 1:51 ; 3:14 ; voir note d’étude sur Mt 8:20).

toute chair : Ou « toute l’humanité », « tous les gens ». L’expression grecque employée ici figure aussi en Lc 3:6, qui cite Is 40:5. Dans ce verset d’Isaïe, une expression hébraïque de même sens est utilisée (cf. note d’étude sur Jean 1:14).

qu’ils apprennent à te connaître : Ou « qu’ils continuent de te connaître ». Le verbe grec ginôskô signifie fondamentalement « connaître » ; ici, il est au présent et exprime donc une action continue. Il peut désigner le processus qui consiste à « apprendre à connaître quelqu’un », à « faire plus ample connaissance avec quelqu’un ». Il peut aussi emporter l’idée de faire un effort continu pour mieux connaître une personne que l’on connaît déjà. Dans ce contexte, il se rapporte au fait d’approfondir sa relation avec Dieu en augmentant toujours plus sa connaissance de Dieu et de Christ, et en leur faisant de plus en plus confiance. Il est évident qu’entretenir une relation étroite avec Dieu implique plus que savoir qui il est ou quel est son nom. Il faut aussi savoir ce qu’il aime et ce qu’il déteste, et connaître ses valeurs et ses normes (1J 2:3 ; 4:8).

fondation du monde : Le mot grec traduit ici par « fondation » est rendu par « concevoir » en Hé 11:11, où il est employé avec le mot « descendance ». Utilisé ici dans l’expression « fondation du monde », il se rapporte apparemment à la naissance des enfants d’Adam et Ève. Jésus associe la « fondation du monde » à Abel, sans doute le premier humain à pouvoir être racheté et dont le nom a été ‘écrit dans le rouleau de vie’, qui est ouvert « depuis la fondation du monde » (Lc 11:50, 51 ; Ré 17:8). Ces paroles que Jésus adresse à son Père dans la prière confirment qu’il y a bien longtemps, avant même qu’Adam et Ève conçoivent une descendance, Dieu aimait son Fils unique.

monde : Ici, le mot grec kosmos désigne apparemment l’ensemble des humains (cf. note d’étude sur Jean 17:24).

nom : Il s’agit du nom personnel de Dieu, représenté par les quatre lettres hébraïques יהוה (YHWH) et traditionnellement rendu par « Jéhovah » en français. Dans la Traduction du monde nouveau, ce nom figure 6 979 fois dans les Écritures hébraïques et 237 fois dans les Écritures grecques chrétiennes (au sujet de l’utilisation du nom divin dans les Écritures grecques chrétiennes, voir app. A5 et app. C). Dans la Bible, le « nom » se rapporte aussi parfois à la personne elle-​même, à sa réputation ou à tout ce qu’elle déclare être (cf. Ex 34:5, 6 ; Ré 3:4, note).

monde : Dans ce contexte, le mot grec kosmos désigne les humains qui ne sont pas des serviteurs de Dieu, la société humaine injuste éloignée de Dieu. Des quatre évangélistes, seul Jean rapporte que Jésus a dit que ses disciples ne font pas partie du monde, ou n’appartiennent pas au monde. Jésus a exprimé la même pensée à deux autres reprises dans la dernière prière qu’il a faite avec ses apôtres fidèles (Jean 17:14, 16).

J’ai rendu manifeste ton nom : Ou « j’ai fait connaître ton nom ». Les disciples de Jésus connaissaient déjà le nom de Dieu et ils l’utilisaient. Ils le voyaient et le lisaient dans les rouleaux des Écritures hébraïques qui se trouvaient dans leurs synagogues. Ils le voyaient et le lisaient aussi dans la Septante, une traduction en grec des Écritures hébraïques, qui était employée dans l’enseignement (voir app. A5 et C). Dans la Bible, le « nom » se rapporte parfois à la personne elle-​même, à sa réputation ou à tout ce qu’elle déclare être (voir note d’étude sur Mt 6:9 ; cf. Ré 3:4, note). Jésus a fait connaître le nom de Dieu non seulement en l’utilisant, mais aussi en révélant la Personne derrière ce nom : ses projets, ses manières d’agir et ses qualités. Comme il avait été « auprès du Père », Jésus pouvait mieux que personne expliquer qui est le Père (Jean 1:18 ; Mt 11:27). Le « nom » de Dieu a ainsi pris davantage de sens pour les premiers disciples de Jésus.

monde : Dans ce contexte, le mot grec kosmos désigne apparemment les humains qui sont éloignés de Dieu et qui ne font pas partie des vrais disciples de Christ, de son assemblée (voir note d’étude sur Jean 15:19).

obéi : Ou « observé », « gardé ». Dans ce contexte, le mot grec têréô peut aussi avoir pour sens « persévérer dans l’obéissance », « prêter attention à ».

monde : Dans ce contexte, le mot grec kosmos désigne les humains qui ne sont pas des serviteurs de Dieu, la société humaine injuste éloignée de Dieu. Des quatre évangélistes, seul Jean rapporte que Jésus a dit que ses disciples ne font pas partie du monde, ou n’appartiennent pas au monde. Jésus a exprimé la même pensée à deux autres reprises dans la dernière prière qu’il a faite avec ses apôtres fidèles (Jean 17:14, 16).

monde : Dans ce contexte, le mot grec kosmos désigne les humains qui ne sont pas des serviteurs de Dieu, la société humaine injuste éloignée de Dieu (cf. note d’étude sur Jean 15:19).

nom : Il s’agit du nom personnel de Dieu, représenté par les quatre lettres hébraïques יהוה (YHWH) et traditionnellement rendu par « Jéhovah » en français. Dans la Traduction du monde nouveau, ce nom figure 6 979 fois dans les Écritures hébraïques et 237 fois dans les Écritures grecques chrétiennes (au sujet de l’utilisation du nom divin dans les Écritures grecques chrétiennes, voir app. A5 et app. C). Dans la Bible, le « nom » se rapporte aussi parfois à la personne elle-​même, à sa réputation ou à tout ce qu’elle déclare être (cf. Ex 34:5, 6 ; Ré 3:4, note).

J’ai rendu manifeste ton nom : Ou « j’ai fait connaître ton nom ». Les disciples de Jésus connaissaient déjà le nom de Dieu et ils l’utilisaient. Ils le voyaient et le lisaient dans les rouleaux des Écritures hébraïques qui se trouvaient dans leurs synagogues. Ils le voyaient et le lisaient aussi dans la Septante, une traduction en grec des Écritures hébraïques, qui était employée dans l’enseignement (voir app. A5 et C). Dans la Bible, le « nom » se rapporte parfois à la personne elle-​même, à sa réputation ou à tout ce qu’elle déclare être (voir note d’étude sur Mt 6:9 ; cf. Ré 3:4, note). Jésus a fait connaître le nom de Dieu non seulement en l’utilisant, mais aussi en révélant la Personne derrière ce nom : ses projets, ses manières d’agir et ses qualités. Comme il avait été « auprès du Père », Jésus pouvait mieux que personne expliquer qui est le Père (Jean 1:18 ; Mt 11:27). Le « nom » de Dieu a ainsi pris davantage de sens pour les premiers disciples de Jésus.

un : Ou « en union ». Cette phrase de Jésus montre que lui et son Père sont unis dans l’œuvre consistant à protéger les « brebis » et à les mener à la vie éternelle. Le Père et le Fils collaborent l’un avec l’autre pour s’occuper d’elles. Ils ont un égal souci des brebis et ne laissent personne les arracher de leurs mains (Jean 10:27-29 ; cf. Éz 34:23, 24). Dans l’Évangile de Jean, il est souvent question de l’unité étroite entre le Père et le Fils, et de leur unité de volonté et de but. Le mot grec rendu ici par « un » n’est pas au masculin (au sens de « une personne »), mais au neutre (au sens de « une chose ») ; cela appuie l’idée que Jésus et son Père sont « un » dans l’action et la coopération, et non qu’ils sont une seule et même personne (Jean 5:19 ; 14:9, 23). On trouve confirmation que Jésus ne parlait pas d’égalité dans la divinité mais d’unité de but et d’action en comparant cette déclaration avec sa prière rapportée en Jean chapitre 17 (Jean 10:25-29 ; 17:2, 9-11). Cela ressort très clairement de cette demande au sujet de ses disciples : « Qu’ils soient un comme nous sommes un » (Jean 17:11). L’unité dont il est question au chapitre 10 est donc du même genre que celle dont parle le chapitre 17 (voir notes d’étude sur Jean 17:11, 21 ; 1Co 3:8).

Père saint : Cette expression ne figure qu’ici dans la Bible, et elle est employée pour s’adresser à Jéhovah. Elle n’est jamais utilisée pour parler d’un humain (cf. Mt 23:9).

ton nom, que tu m’as donné : Le nom Jésus correspond au nom hébreu Jéshoua (ou, dans sa forme complète, Jéhoshoua), qui signifie « Jéhovah est salut ». Deux fois dans ce chapitre, Jésus souligne à juste titre qu’il a fait connaître le nom Jéhovah (Jean 17:6, 26). Dans la Bible, le « nom » peut aussi se rapporter à la personne elle-​même, à sa réputation, à ses qualités et à tout ce qu’elle déclare être (voir notes d’étude sur Mt 6:9 ; Jean 17:6). Ainsi, il semble que le nom Jéhovah a été donné à Jésus non seulement dans le sens où il portait un nom qui englobait le nom divin, mais aussi dans d’autres sens : Par exemple, Jésus a parfaitement reflété la personnalité de son Père (Jean 14:9). Il est également venu au nom de son Père et a accompli des miracles en son nom (Jean 5:43 ; 10:25).

un : Ou « en union ». Jésus prie pour que tout comme lui et son Père sont « un », en ce sens qu’ils manifestent une belle unité d’action et de pensée, ses véritables disciples soient « un » en collaborant ensemble au même objectif. Les idées exprimées dans cette prière font penser aux paroles de Jésus consignées en Jean 10:30. Dans ce verset, il dit que lui et son Père sont « un » pour ce qui est de s’occuper de ses disciples, ses « brebis », que son Père lui a donnés (Jean 10:25-30 ; 17:2, 9). Le mot grec rendu ici par « un » est au neutre (au sens de « une chose »), et non au masculin (au sens de « une personne ») (voir note d’étude sur Jean 10:30).

quelqu’un qui mérite [...] d’aller dans la géhenne : Litt. « un fils de géhenne », c’est-à-dire quelqu’un qui mérite la destruction éternelle (voir lexique à « géhenne »).

le fils de la destruction : Ici, cette expression désigne Judas Iscariote. Comme il a trahi délibérément le Fils de Dieu, il était passible de la destruction éternelle, il ne méritait pas de ressusciter. La même expression grecque est employée en 2Th 2:3 (« le fils de destruction ») pour parler de « l’homme opposé à la loi ». Dans les langues originales de la Bible, le terme « fils de » est parfois utilisé au sens figuré pour désigner une personne qui suit une ligne de conduite particulière ou qui manifeste un certain trait de personnalité. On trouve par exemple dans la Bible des expressions comme « fils du Très-Haut », « fils de la lumière et fils du jour », « fils du Royaume », « fils du méchant », « fils du Diable » et « fils de la désobéissance » (Lc 6:35 ; 1Th 5:5 ; Mt 13:38 ; Ac 13:10 ; Éph 2:2). D’une manière similaire, l’expression « fils de » peut être employée en rapport avec le jugement ou les conséquences qui résultent d’une ligne de conduite particulière ou d’un certain trait de personnalité. En 2S 12:5, l’expression rendue par « mérite la mort » peut être traduite littéralement par « est un fils de mort ». En Mt 23:15, l’expression littérale « un fils de la géhenne » est utilisée pour parler d’une personne qui mérite la destruction éternelle ; c’est apparemment ce que Jésus voulait dire quand il a appelé Judas Iscariote « le fils de la destruction » (voir note d’étude sur Mt 23:15 et lexique à « géhenne »).

monde : Dans ce contexte, le mot grec kosmos désigne les humains qui ne sont pas des serviteurs de Dieu, la société humaine injuste éloignée de Dieu. Des quatre évangélistes, seul Jean rapporte que Jésus a dit que ses disciples ne font pas partie du monde, ou n’appartiennent pas au monde. Lors de la dernière nuit qu’il a passée avec ses apôtres fidèles, Jésus a exprimé la même pensée à deux autres reprises (Jean 15:19 ; 17:16).

Sanctifie-​les : Ou « rends-​les saints », « mets-​les à part », c.-à-d. pour offrir à Dieu un service sacré. Quand les disciples obéissent à la vérité de la Parole de Dieu, ils sont sanctifiés, ou purifiés (1P 1:22). Ainsi, ils se démarquent des autres et « ne font pas partie du monde », qui n’adhère pas à la vérité de Dieu (Jean 17:16 ; voir lexique à « sanctifier »).

ta parole est vérité : La Parole de Jéhovah présente les choses telles qu’elles sont réellement : elle révèle les attributs, les projets et les commandements de Jéhovah, ainsi que la vraie condition de l’humanité. Comme le dit Jésus dans cette prière, la Parole divine de vérité montre ce qui est requis pour être sanctifié, ou mis à part, par Jéhovah afin de le servir et ce qui est requis pour rester dans cet état de sanctification.

je me sanctifie : Ou « je me mets à part », « je reste saint ». Quand il est né humain, Jésus était saint (Lc 1:35) ; et il est resté dans cet état de sanctification, il a gardé sa sainteté, tout au long de sa vie terrestre (Ac 4:27 ; Hé 7:26). La vie irréprochable que Jésus a menée, y compris son sacrifice, a offert à ses disciples la possibilité d’être sanctifiés, ou rendus saints, mis à part pour le service de Dieu. C’est pourquoi, dans sa prière, Jésus a pu dire à son Père qu’il s’était sanctifié pour eux. Les disciples de Jésus sont sanctifiés par le moyen de la vérité s’ils suivent fidèlement ses traces et s’ils conforment leur vie aux vérités qu’il a enseignées et aux vérités contenues dans la Parole de Dieu, la Bible (Jean 17:17 ; 2Tm 2:20, 21 ; Hé 12:14). Cela dit, ils ne sont pas sanctifiés grâce à leur propre mérite, mais par le moyen de Jésus Christ (Rm 3:23-26 ; Hé 10:10 ; voir lexique à « sanctifier »).

un : Ou « en union ». Cette phrase de Jésus montre que lui et son Père sont unis dans l’œuvre consistant à protéger les « brebis » et à les mener à la vie éternelle. Le Père et le Fils collaborent l’un avec l’autre pour s’occuper d’elles. Ils ont un égal souci des brebis et ne laissent personne les arracher de leurs mains (Jean 10:27-29 ; cf. Éz 34:23, 24). Dans l’Évangile de Jean, il est souvent question de l’unité étroite entre le Père et le Fils, et de leur unité de volonté et de but. Le mot grec rendu ici par « un » n’est pas au masculin (au sens de « une personne »), mais au neutre (au sens de « une chose ») ; cela appuie l’idée que Jésus et son Père sont « un » dans l’action et la coopération, et non qu’ils sont une seule et même personne (Jean 5:19 ; 14:9, 23). On trouve confirmation que Jésus ne parlait pas d’égalité dans la divinité mais d’unité de but et d’action en comparant cette déclaration avec sa prière rapportée en Jean chapitre 17 (Jean 10:25-29 ; 17:2, 9-11). Cela ressort très clairement de cette demande au sujet de ses disciples : « Qu’ils soient un comme nous sommes un » (Jean 17:11). L’unité dont il est question au chapitre 10 est donc du même genre que celle dont parle le chapitre 17 (voir notes d’étude sur Jean 17:11, 21 ; 1Co 3:8).

un : Ou « en union ». Jésus prie pour que tout comme lui et son Père sont « un », en ce sens qu’ils manifestent une belle unité d’action et de pensée, ses véritables disciples soient « un » en collaborant ensemble au même objectif. Les idées exprimées dans cette prière font penser aux paroles de Jésus consignées en Jean 10:30. Dans ce verset, il dit que lui et son Père sont « un » pour ce qui est de s’occuper de ses disciples, ses « brebis », que son Père lui a donnés (Jean 10:25-30 ; 17:2, 9). Le mot grec rendu ici par « un » est au neutre (au sens de « une chose »), et non au masculin (au sens de « une personne ») (voir note d’étude sur Jean 10:30).

un : Ou « en union ». Jésus prie pour que ses véritables disciples soient « un », en collaborant ensemble au même objectif, tout comme lui et son Père sont « un », en ce sens qu’ils manifestent une belle unité d’action et de pensée (Jean 17:22). En 1Co 3:6-9, Paul a lui aussi parlé de cette unité existant entre les ministres chrétiens qui collaborent entre eux et avec Dieu (voir 1Co 3:8 et notes d’étude sur Jean 10:30 ; 17:11).

soient rendus parfaits dans l’unité : Ou « soient complètement unifiés ». Dans ce verset, Jésus établit une relation entre le fait d’être parfaitement unis et celui d’être aimés par le Père. Cela est en accord avec Col 3:14, qui dit que « l’amour [...] est un lien d’union parfait ». Bien sûr, cette parfaite unité est relative. Elle n’élimine pas toutes les différences, comme les différences de capacités, d’habitudes, de personnalité ou de conscience. Mais les disciples de Jésus sont unifiés dans la même action, la même croyance et le même enseignement (Rm 15:5, 6 ; 1Co 1:10 ; Éph 4:3 ; Php 1:27).

fondation du monde : Le mot grec traduit ici par « fondation » est rendu par « concevoir » en Hé 11:11, où il est employé avec le mot « descendance ». Utilisé ici dans l’expression « fondation du monde », il se rapporte apparemment à la naissance des enfants d’Adam et Ève. Jésus associe la « fondation du monde » à Abel, sans doute le premier humain à pouvoir être racheté et dont le nom a été ‘écrit dans le rouleau de vie’, qui est ouvert « depuis la fondation du monde » (Lc 11:50, 51 ; Ré 17:8). Ces paroles que Jésus adresse à son Père dans la prière confirment qu’il y a bien longtemps, avant même qu’Adam et Ève conçoivent une descendance, Dieu aimait son Fils unique.

J’ai rendu manifeste ton nom : Ou « j’ai fait connaître ton nom ». Les disciples de Jésus connaissaient déjà le nom de Dieu et ils l’utilisaient. Ils le voyaient et le lisaient dans les rouleaux des Écritures hébraïques qui se trouvaient dans leurs synagogues. Ils le voyaient et le lisaient aussi dans la Septante, une traduction en grec des Écritures hébraïques, qui était employée dans l’enseignement (voir app. A5 et C). Dans la Bible, le « nom » se rapporte parfois à la personne elle-​même, à sa réputation ou à tout ce qu’elle déclare être (voir note d’étude sur Mt 6:9 ; cf. Ré 3:4, note). Jésus a fait connaître le nom de Dieu non seulement en l’utilisant, mais aussi en révélant la Personne derrière ce nom : ses projets, ses manières d’agir et ses qualités. Comme il avait été « auprès du Père », Jésus pouvait mieux que personne expliquer qui est le Père (Jean 1:18 ; Mt 11:27). Le « nom » de Dieu a ainsi pris davantage de sens pour les premiers disciples de Jésus.

nom : Il s’agit du nom personnel de Dieu, représenté par les quatre lettres hébraïques יהוה (YHWH) et traditionnellement rendu par « Jéhovah » en français. Dans la Traduction du monde nouveau, ce nom figure 6 979 fois dans les Écritures hébraïques et 237 fois dans les Écritures grecques chrétiennes (au sujet de l’utilisation du nom divin dans les Écritures grecques chrétiennes, voir app. A5 et app. C). Dans la Bible, le « nom » se rapporte aussi parfois à la personne elle-​même, à sa réputation ou à tout ce qu’elle déclare être (cf. Ex 34:5, 6 ; Ré 3:4, note).

Je leur ai fait connaître ton nom : À la fin de sa prière, Jésus répète l’idée qu’il a exprimée en Jean 17:6 (voir note d’étude sur Jean 17:6). Mais ici, en Jean 17:26, c’est un verbe grec différent qui est utilisé : gnôrizô (faire connaître). Cela dit, ce verbe emporte une idée semblable à celle du verbe employé en Jean 17:6 (phanéroô, « rendre manifeste », « révéler »), qui pourrait aussi être traduit par « faire connaître » (voir note sur Jean 17:6). Dans la Bible, faire connaître le nom de quelqu’un peut signifier révéler le nom lui-​même, mais aussi ce que ce nom représente — la réputation de la personne et tout ce qu’elle déclare être (voir note d’étude sur Mt 6:9 ; cf. Ré 3:4 ; note). Jésus a fait connaître le nom de Dieu non seulement en l’utilisant, mais aussi en révélant la Personne derrière ce nom : ses projets, ses manières d’agir et ses qualités. Ici, Jésus ajoute : et je le ferai connaître, qu’on pourrait aussi rendre par « et je continuerai à le faire connaître ». Ainsi, le nom de Dieu continuerait à prendre davantage de sens pour les disciples de Jésus.

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