Évangile selon Jean 1​:​1-51

1  Au commencement était la Parole+, et la Parole était avec Dieu+, et la Parole était un dieu+.  Celui-ci était au commencement avec Dieu+.  Toutes choses vinrent à l’existence par son intermédiaire+, et pas même une chose ne vint à l’existence si ce n’est par son intermédiaire*. Ce qui est venu à l’existence  par son moyen était vie, et la vie était la lumière des hommes*+.  Et la lumière brille dans les ténèbres+, mais les ténèbres ne l’ont pas dominée.  Vint un homme qui avait été envoyé comme représentant de Dieu ; il s’appelait Jean+.  Cet homme vint comme témoin, afin de témoigner au sujet de la lumière+, pour que des gens de toutes sortes croient par lui.  Il n’était pas cette lumière+, mais il devait témoigner au sujet de cette lumière+.  La vraie lumière qui éclaire toutes sortes d’hommes allait venir dans le monde+. 10  Il était dans le monde+, et le monde vint à l’existence par son intermédiaire+, mais le monde ne l’a pas reconnu*. 11  Il est venu chez lui, mais les siens ne l’ont pas accepté+. 12  Cependant, il a donné à tous ceux qui l’ont accueilli le droit de devenir enfants de Dieu+, parce qu’ils exerçaient la foi dans son nom+. 13  Et ils sont nés, non du sang, ni d’une volonté de chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu+. 14  Ainsi la Parole devint chair+ et vécut parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle d’un fils unique+ et qui vient d’un père ; et il était plein de faveur divine et de vérité+. 15  (Jean témoigna à son sujet, oui, il cria : « C’est à propos de lui que j’ai dit : “Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car il existait avant moi+.” ») 16  Car nous avons tous reçu de sa plénitude, oui faveur imméritée sur faveur imméritée. 17  Alors que la Loi fut donnée par l’intermédiaire de Moïse+, la faveur imméritée+ et la vérité sont venues par Jésus Christ+. 18  Aucun homme n’a jamais vu Dieu+ ; le dieu unique-engendré+, qui est auprès du Père+, c’est lui qui a expliqué qui il est+. 19  Voici le témoignage que Jean a donné quand les Juifs envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des Lévites pour lui demander : « Qui es-​tu+ ? » 20  Il l’admit, il ne le nia pas ; il dit : « Je ne suis pas le Christ+. » 21  Et ils lui demandèrent : « Dans ce cas, es-​tu Élie+ ? » Il répondit : « Je ne le suis pas+. » « Es-​tu le Prophète+ ? » Et il répondit : « Non ! » 22  Ils lui dirent donc : « Qui es-​tu ? Dis-​le-​nous pour que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-​tu au sujet de toi-​même ? » 23  Il dit : « Moi, je suis la voix qui crie dans le désert : “Rendez droit le chemin de Jéhovah+”, comme l’a dit le prophète Isaïe+. » 24  Or ceux qui avaient été envoyés faisaient partie des pharisiens. 25  Ils lui demandèrent alors : « Pourquoi donc baptises-​tu, si tu n’es pas le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » 26  Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Il y a parmi vous quelqu’un que vous ne connaissez pas, 27  celui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de dénouer les lanières de ses sandales+. » 28  Ces choses se passèrent à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, où Jean baptisait+. 29  Le lendemain, il vit Jésus qui venait vers lui, et il dit : « Voyez : l’Agneau+ de Dieu qui enlève le péché+ du monde+ ! 30  C’est celui dont j’ai dit : “Derrière moi vient un homme qui est passé devant moi, car il existait avant moi+.” 31  Moi non plus je ne le connaissais pas, mais voilà pourquoi je suis venu baptiser dans l’eau : pour qu’Israël en vienne à le connaître+. » 32  Jean témoigna aussi, en disant : « J’ai vu l’esprit descendre du ciel comme une colombe, et il est demeuré sur lui+. 33  Moi non plus je ne le connaissais pas, mais celui-là même qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Quel que soit celui sur qui tu verras l’esprit descendre et demeurer+, c’est celui-là qui baptise dans de l’esprit saint+.” 34  Et j’ai vu cela, et j’ai témoigné que celui-ci est le Fils de Dieu+. » 35  Le lendemain, de nouveau, Jean se tenait là avec deux de ses disciples, 36  et tandis qu’il regardait Jésus qui marchait, il dit : « Regardez : l’Agneau+ de Dieu ! » 37  Quand les deux disciples entendirent cela, ils suivirent Jésus. 38  Alors Jésus se retourna et, voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : « Que cherchez-​vous ? » Ils lui dirent : « Rabbi (mot qui se traduit par “enseignant”), où habites-​tu ? » 39  Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc et virent où il habitait, et ils restèrent avec lui ce jour-​là ; il était environ quatre heures de l’après-midi. 40  André+, le frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu ce que Jean avait dit et qui avaient suivi Jésus. 41  Il alla d’abord* voir son propre frère, Simon, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie+ » (mot qui se traduit par « christ+ »), 42  et il l’amena à Jésus. Quand Jésus le vit, il dit : « Tu es Simon+, le fils de Jean ; tu seras appelé Céphas » (nom qui se traduit par « Pierre+ »). 43  Le lendemain, Jésus voulut partir pour la Galilée. Il rencontra alors Philippe+ et lui dit : « Suis-​moi. » 44  Or Philippe était de Bethsaïde, de la ville d’André et de Pierre. 45  Philippe alla voir Nathanaël+ et lui dit : « Nous avons trouvé celui dont parlent la Loi de Moïse et les écrits des Prophètes+. C’est Jésus, le fils de Joseph+, de Nazareth. » 46  Mais Nathanaël lui dit : « Peut-​il sortir quelque chose de bon de Nazareth+ ? » Philippe lui répondit : « Viens et vois. » 47  Jésus vit Nathanaël qui venait vers lui et il dit de lui : « Voilà vraiment un Israélite en qui il n’y a pas de tromperie+. » 48  Alors Nathanaël lui demanda : « Comment se fait-​il que tu me connaisses ? » Jésus lui répondit : « Avant que Philippe t’ait appelé, alors que tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » 49  Nathanaël s’exclama : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es roi d’Israël+ ! » 50  Jésus lui répondit : « Tu crois parce que je t’ai dit que je t’ai vu sous le figuier ? Tu verras des choses bien plus grandes. » 51  Et il ajouta : « Oui, je vous le dis, c’est la vérité : vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre vers le Fils de l’homme+. »

Notes

Ou « à l’existence en dehors de lui ».
Ou « des humains », « de l’humanité ».
Litt. « connu ».
Ou « la première chose qu’il fit, ce fut d’aller ».

Notes d'étude

Jean : C.-à-d. Jean le Baptiseur. Le rédacteur de cet Évangile, l’apôtre Jean, parle de Jean le Baptiseur 19 fois, mais, contrairement aux autres évangélistes, il n’utilise jamais les appellations « le Baptiseur » ou « le Baptiste » (voir notes d’étude sur Mt 3:1 ; Mc 1:4). L’apôtre Jean établit une claire distinction entre les trois Marie qu’il mentionne (Jean 11:1, 2 ; 19:25 ; 20:1). Mais il n’avait pas besoin d’utiliser un terme distinctif pour parler de Jean le Baptiseur, car l’apôtre ne parle jamais de lui-​même par son nom et personne ne pouvait se tromper sur l’identité du Jean dont il parle. C’est un des éléments indiquant que le rédacteur de cet Évangile est l’apôtre Jean (voir « Introduction à Jean » et note d’étude sur le titre de Jean).

celui que Jésus aimait : C.-à-d. celui que Jésus aimait tout particulièrement. C’est le premier des cinq endroits dans cet Évangile où il est question d’un certain disciple « que Jésus [ou : « qu’il »] aimait » ou « pour qui Jésus avait de l’affection » (Jean 13:23 ; 19:26 ; 20:2 ; 21:7, 20). On pense généralement que ce disciple est l’apôtre Jean, fils de Zébédée et frère de Jacques (Mt 4:21 ; Mc 1:19 ; Lc 5:10). Une des raisons qui appuient cette conclusion, c’est que l’apôtre Jean n’est jamais mentionné explicitement dans cet Évangile, à part dans l’expression « les fils de Zébédée » en Jean 21:2. On trouve un autre indice en Jean 21:20-24, où l’expression « le disciple que Jésus aimait » est employée pour parler du rédacteur de cet Évangile. Enfin, Jésus a dit à Pierre au sujet de ce disciple : « Si je veux qu’il reste jusqu’à ce que je vienne, en quoi cela te concerne-​t-​il ? » Ces paroles laissaient entendre que ce disciple vivrait bien plus longtemps que Pierre et les autres apôtres, ce qui a été le cas de l’apôtre Jean (voir notes d’étude sur le titre de Jean et sur Jean 1:6 ; 21:20).

Jean : Équivalent français du nom hébreu Jehoanân, ou Joanân, qui signifie « Jéhovah a accordé sa faveur », « Jéhovah a été compatissant ». Le rédacteur de cet Évangile ne donne pas son nom. Toutefois, déjà au 2et au 3siècle de n. è., ce livre était généralement attribué à l’apôtre Jean. Même s’il ne mentionne jamais Jean par son nom, l’Évangile parle de l’apôtre et de son frère Jacques en les appelant « les fils de Zébédée » (Jean 21:2 ; Mt 4:21 ; Mc 1:19 ; Lc 5:10 ; voir note d’étude sur Jean 1:6). Dans les derniers versets de l’Évangile, le rédacteur se présente comme « le disciple que Jésus aimait » (Jean 21:20-24), et il y a de bonnes raisons de penser que cette expression désigne l’apôtre Jean (voir note d’étude sur Jean 13:23).

Évangile selon Jean : Aucun rédacteur des Évangiles ne se présente comme tel dans son récit, et, apparemment, les titres ne faisaient pas partie du texte original. Dans certains manuscrits, l’Évangile de Jean a pour titre Euaggélion kata Iôannên (« Bonne nouvelle [ou : « Évangile »] selon Jean ») ; d’autres manuscrits emploient un titre plus court, Kata Iôannên (« Selon Jean »). On ne sait pas exactement quand ces titres ont été ajoutés ou ont commencé à être utilisés. Certains pensent que cet usage date du 2siècle de n. è., car des manuscrits des Évangiles datant de la fin du 2siècle et du début du 3siècle emploient le titre long. D’après certains biblistes, ce sont peut-être les premiers mots de l’Évangile de Marc (« Commencement de la bonne nouvelle concernant Jésus Christ, le Fils de Dieu ») qui sont à l’origine de l’utilisation du mot « évangile » (litt. « bonne nouvelle ») pour désigner ces récits. C’est sûrement pour des raisons pratiques qu’on a commencé à utiliser ces titres mentionnant le nom du rédacteur, car ils permettaient d’identifier clairement chaque livre.

dès le commencement : Cette expression ne se rapporte pas à la naissance de Judas, ni au moment où il a été choisi comme apôtre, choix que Jésus a fait après avoir prié toute une nuit (Lc 6:12-16). Elle se rapporte plutôt au moment où Judas a commencé à agir avec traîtrise, attitude que Jésus a immédiatement discernée (Jean 2:24, 25 ; Ré 1:1 ; 2:23 ; voir notes d’étude sur Jean 6:70 ; 13:11). Elle montre aussi que les actions de Judas étaient planifiées et préméditées, qu’elles n’étaient pas le résultat d’un changement soudain d’état d’esprit. Dans les Écritures grecques chrétiennes, le sens du terme grec arkhê, rendu par « commencement » ou « début », dépend du contexte. Par exemple, en 2P 3:4, où il est rendu par « commencement », ce terme se rapporte au début de la création. Mais dans la plupart des cas, il est utilisé dans un sens plus restreint. Ainsi, Pierre a dit : « L’esprit saint est venu sur [les Gentils], tout comme il était venu sur nous au début » (Ac 11:15). Pierre ne parlait pas du moment de sa naissance ni de celui où il était devenu apôtre. Il parlait en fait du jour de la Pentecôte 33 de n. è., c’est-à-dire le « début » de l’effusion de l’esprit saint pour un projet particulier (Ac 2:1-4). On trouve d’autres exemples montrant que le sens des termes « commencement » ou « début » dépend du contexte en Lc 1:2 ; Jean 15:27 ; et 1J 2:7.

des dieux : Ou « de condition divine ». Jésus cite ici Ps 82:6, où le mot hébreu ʼèlohim (dieux) est utilisé pour parler de certains hommes, des juges humains d’Israël. Ils étaient des « dieux » en leur qualité de représentants et de porte-parole de Jéhovah. Dans le même ordre d’idées, Jéhovah a dit à Moïse qu’il ‘servirait de Dieu’ à Aaron et à Pharaon (Ex 4:16 ; note ; 7:1).

commencement : Dans les Écritures, le sens du terme « commencement » dépend du contexte. Ici, le mot grec arkhê ne peut pas se rapporter au « commencement » de Dieu, le Créateur, car il est éternel et n’a donc pas eu de commencement (Ps 90:2). Par conséquent, ce mot doit désigner le moment où Dieu a commencé à créer. La première création de Dieu, qui deviendrait Jésus, était appelée la Parole quand elle était au ciel (Jean 1:14-17). Jésus est le seul à pouvoir être appelé « le premier-né de toute création » (Col 1:15). Étant « le commencement de la création de Dieu » (Ré 3:14), il existait avant les autres créatures spirituelles et avant l’univers physique. En fait, c’est par le moyen de Jésus que « toutes les autres choses ont été créées dans le ciel et sur la terre » (Col 1:16 ; pour d’autres exemples de la façon dont le terme « commencement » est employé, voir note d’étude sur Jean 6:64).

la Parole : Ou « le Logos ». Grec ho logos. Cette expression est utilisée ici comme un titre, de même qu’en Jean 1:14 et en Ré 19:13. Jean a révélé l’identité de celui qui porte ce titre : il s’agit de Jésus. Jésus a été désigné par ce titre pendant son existence préhumaine, en tant qu’esprit ; pendant son ministère sur terre, en tant qu’homme parfait ; et après sa glorification au ciel. Jésus était le canal de communication de Dieu, ou son Porte-Parole : c’est par lui que Dieu donnait des informations et des instructions à ses autres fils spirituels et aux humains. Il est donc logique de penser qu’avant la venue de Jésus sur terre, Jéhovah communiquait souvent avec les humains par l’intermédiaire de la Parole, son porte-parole angélique (Gn 16:7-11 ; 22:11 ; 31:11 ; Ex 3:2-5 ; Jg 2:1-4 ; 6:11, 12 ; 13:3).

avec : Litt. « vers ». Dans ce contexte, la préposition grecque pros emporte l’idée de proximité et de relations étroites. De plus, elle indique qu’il est question de personnes distinctes, qui, dans ce verset, sont la Parole et le seul vrai Dieu.

la Parole était un dieu : Ou « la Parole était divine [ou : un être de nature divine] ». Par cette déclaration, Jean présentait une caractéristique de « la Parole » (grec ho logos ; voir note d’étude sur la Parole dans ce verset), c’est-à-dire de Jésus Christ. La Parole est le Fils premier-né de Dieu, par l’intermédiaire de qui Dieu a créé toutes les autres choses ; cette position supérieure justifie qu’on présente la Parole comme « divine », « un dieu », « un être divin », « un être de nature divine ». Beaucoup de traducteurs préfèrent le rendu « la Parole était Dieu », identifiant ainsi la Parole au Dieu tout-puissant. Cependant, il y a de solides raisons de penser que Jean ne voulait pas dire que « la Parole » était le Dieu tout-puissant. En voici quelques-unes : 1) Juste avant et juste après cette déclaration, il est clairement dit que « la Parole » était « avec Dieu ». 2) Le mot grec théos apparaît trois fois dans les versets 1 et 2. La première et la troisième occurrence de théos sont précédées en grec de l’article défini ; mais la deuxième occurrence n’est pas précédée d’un article. Beaucoup de biblistes sont d’accord pour dire que cette absence d’article défini est significative : Dans ces deux versets, quand l’article est présent, théos désigne le Dieu tout-puissant. Mais dans la deuxième occurrence, comme l’article est absent de la construction grammaticale, théos devient un attribut qui indique une caractéristique de « la Parole ». De ce fait, plusieurs traductions allemandes, anglaises et françaises de la Bible rendent le texte de façon similaire à la Traduction du monde nouveau, et expriment ainsi l’idée que « la Parole » était « divine », « dieu », « un dieu », « un être divin », « de nature divine », « de condition divine ». Cette façon de traduire est d’ailleurs appuyée par des traductions anciennes de l’Évangile de Jean en dialectes sahidique et bohaïrique de la langue copte. Ces versions, qui datent probablement des 3et 4siècles de n. è., rendent la première occurrence de théos en Jean 1:1 différemment de la deuxième occurrence. Le rendu de ces versions met en relief une caractéristique de « la Parole », à savoir qu’elle est d’une nature semblable à celle de Dieu ; mais ces versions n’identifient pas « la Parole » au Père, le Dieu tout-puissant. 3) Dans la droite ligne de Jean 1:1, Col 2:9 présente Christ comme ayant « toute la plénitude de la qualité divine ». Et selon 2P 1:4, même les cohéritiers de Christ deviendraient « participants de la nature divine ». 4) Dans la Septante, le mot grec théos est généralement l’équivalent des mots hébreux ʼèl et ʼèlohim, souvent rendus par « Dieu » ; leur sens fondamental est vraisemblablement « puissant », « fort ». Ces mots hébreux sont utilisés pour désigner le Dieu tout-puissant, mais aussi d’autres dieux ainsi que des humains (voir note d’étude sur Jean 10:34). Présenter la Parole comme « un dieu », ou « un puissant », est en accord avec la prophétie d’Is 9:6. Celle-ci annonçait que le Messie serait appelé « Dieu fort » (et non « Dieu tout-puissant ») et qu’il serait le « Père éternel » de tous ceux qui auraient l’honneur d’être ses sujets ; et c’est le zèle de son propre Père, « Jéhovah des armées », qui accomplirait cela (Is 9:7).

Ce qui est venu à l’existence : Les manuscrits grecs les plus anciens ne contiennent aucune ponctuation aux versets 3 et 4. La ponctuation utilisée dans la Traduction du monde nouveau correspond à celle qui est employée dans les éditions du texte grec de Westcott et Hort, de l’Alliance biblique universelle ainsi que de Nestle et Aland : la dernière partie du verset 3 est associée au verset 4. Ce découpage du texte laisse entendre que la vie et la lumière sont venues à l’existence par le moyen de la Parole (Col 1:15, 16). Certains traducteurs comprennent le texte grec différemment et associent la dernière partie du verset 3 aux mots qui la précèdent ; leurs rendus emportent l’idée suivante : « Pas même une chose de ce qui est venu à l’existence ne vint à l’existence si ce n’est par son intermédiaire. » Toutefois, de nombreux biblistes préfèrent la première option, qui a aussi été retenue dans la Traduction du monde nouveau.

vie [...] lumière : Ces deux thèmes reviennent constamment dans le récit inspiré de Jean. Dieu est la Source de la vie, et par le moyen de Jésus, la Parole, toutes les autres formes de vie « vinrent à l’existence » (Jean 1:3). En ce sens, la vie est apparue par l’intermédiaire de Jésus Christ. De plus, par le moyen de Jésus, Dieu a ouvert aux humains pécheurs et condamnés à mourir la possibilité d’obtenir la vie éternelle. En ce sens, on peut dire que Jésus est la vie qui est devenue la lumière des hommes. En Jean 1:9, la Parole est appelée « la vraie lumière qui éclaire toutes sortes d’hommes ». Les humains qui suivent Jésus, « la lumière du monde », ‘posséderont la lumière de la vie’ (Jean 8:12). La Parole est l’« Agent principal de la vie », que Dieu a établi pour éclairer les humains sur le chemin qui les mènera à la vie (Ac 3:15).

Jean : Équivalent français du nom hébreu Jehoanân, ou Joanân, qui signifie « Jéhovah a accordé sa faveur », « Jéhovah a été compatissant ».

le Baptiseur : Ou « l’Immergeur », « le Plongeur ». Litt. « le Baptiste ». « Le Baptiseur » était apparemment employé comme une sorte de surnom, ce qui indique que le fait de baptiser par immersion dans l’eau était une marque distinctive de Jean. Dans un de ses écrits, l’historien juif Flavius Josèphe a parlé de « Jean surnommé Baptiste ».

le Baptiseur : Ou « l’Immergeur », « le Plongeur ». Le participe grec ho baptizôn, qui est utilisé ici et en Mc 6:14, 24, pourrait aussi être traduit par « celui qui baptise ». Le nom grec Baptistês (litt. « Baptiste ») est employé en Mc 6:25 ; 8:28 et dans les Évangiles de Matthieu et de Luc. Ces deux mots grecs sont légèrement différents, mais ils ont le même sens. C’est pourquoi, dans le texte original, Mc 6:24, 25 les emploie indifféremment (voir note d’étude sur Mt 3:1).

Jean : Équivalent français du nom hébreu Jehoanân, ou Joanân, qui signifie « Jéhovah a accordé sa faveur », « Jéhovah a été compatissant ». Le rédacteur de cet Évangile ne donne pas son nom. Toutefois, déjà au 2et au 3siècle de n. è., ce livre était généralement attribué à l’apôtre Jean. Même s’il ne mentionne jamais Jean par son nom, l’Évangile parle de l’apôtre et de son frère Jacques en les appelant « les fils de Zébédée » (Jean 21:2 ; Mt 4:21 ; Mc 1:19 ; Lc 5:10 ; voir note d’étude sur Jean 1:6). Dans les derniers versets de l’Évangile, le rédacteur se présente comme « le disciple que Jésus aimait » (Jean 21:20-24), et il y a de bonnes raisons de penser que cette expression désigne l’apôtre Jean (voir note d’étude sur Jean 13:23).

envoyé comme représentant de Dieu : Ou « chargé par Dieu d’une mission ». La mission de Jean le Baptiseur lui avait été attribuée par Dieu (Lc 3:2) et elle consistait à faire l’œuvre d’un prédicateur, d’un messager public. Jean a non seulement annoncé aux Juifs qui venaient vers lui la venue imminente du Messie et du royaume de Dieu, mais il les a aussi encouragés à se repentir de leurs péchés (Mt 3:1-3, 11, 12 ; Mc 1:1-4 ; Lc 3:7-9). Jean le Baptiseur était un prophète, un enseignant (il avait des disciples) et un évangélisateur (Lc 1:76, 77 ; 3:18 ; 11:1 ; Jean 1:35).

Jean : C.-à-d. Jean le Baptiseur. Le rédacteur de cet Évangile, l’apôtre Jean, parle de Jean le Baptiseur 19 fois, mais, contrairement aux autres évangélistes, il n’utilise jamais les appellations « le Baptiseur » ou « le Baptiste » (voir notes d’étude sur Mt 3:1 ; Mc 1:4). L’apôtre Jean établit une claire distinction entre les trois Marie qu’il mentionne (Jean 11:1, 2 ; 19:25 ; 20:1). Mais il n’avait pas besoin d’utiliser un terme distinctif pour parler de Jean le Baptiseur, car l’apôtre ne parle jamais de lui-​même par son nom et personne ne pouvait se tromper sur l’identité du Jean dont il parle. C’est un des éléments indiquant que le rédacteur de cet Évangile est l’apôtre Jean (voir « Introduction à Jean » et note d’étude sur le titre de Jean).

le témoignage que Jean a donné : En Jean 1:7, Jean le Baptiseur est présenté comme un « témoin » (une forme du mot grec marturia, qui est aussi utilisé ici), quelqu’un qui est venu témoigner au sujet de la lumière. Ici, le mot marturia désigne la déclaration que Jean le Baptiseur a faite au sujet de Jésus et qui est rapportée dans les versets suivants.

comme témoin : Ou « en témoignage ». Le nom grec traduit par « témoin » (marturia) est utilisé trois fois plus souvent dans l’Évangile de Jean que dans les trois autres Évangiles réunis. Le verbe apparenté (marturéô), traduit ici par témoigner, figure 39 fois dans l’Évangile de Jean, alors qu’il n’est employé que 2 fois dans les autres Évangiles (Mt 23:31 ; Lc 4:22). Ce verbe grec est si souvent associé à Jean le Baptiseur que certains ont proposé de le surnommer « Jean le Témoin » (Jean 1:8, 15, 32, 34 ; 3:26 ; 5:33 ; voir note d’étude sur Jean 1:19). Dans l’Évangile de Jean, ce verbe est aussi utilisé fréquemment en lien avec le ministère de Jésus. Il est souvent dit de Jésus qu’il « témoigne » (Jean 8:14, 17, 18). On en trouve un autre exemple marquant dans ces paroles que Jésus a adressées à Ponce Pilate : « C’est pour ceci que je suis né, et c’est pour ceci que je suis venu dans le monde : pour rendre témoignage à la vérité » (Jean 18:37). Par ailleurs, dans la Révélation donnée à Jean, Jésus est appelé « le Témoin fidèle » et « le témoin fidèle et véridique » (Ré 1:5 ; 3:14).

par lui : C.-à-d. par Jean le Baptiseur (cf. Ac 19:4).

monde : Le mot grec kosmos désigne ici l’ensemble des humains. Dans ce contexte, l’expression venir dans le monde ne semble pas se rapporter en premier lieu à la naissance de Jésus en tant qu’humain, mais plutôt au fait qu’il est allé à la rencontre des humains après son baptême. À partir de ce moment-​là, il a accompli le ministère qui lui avait été confié et a ainsi apporté la lumière aux humains (cf. Jean 3:17, 19 ; 6:14 ; 9:39 ; 10:36 ; 11:27 ; 12:46 ; 1J 4:9).

la Parole : Ou « le Logos ». Grec ho logos. Cette expression est utilisée ici comme un titre, de même qu’en Jean 1:14 et en Ré 19:13. Jean a révélé l’identité de celui qui porte ce titre : il s’agit de Jésus. Jésus a été désigné par ce titre pendant son existence préhumaine, en tant qu’esprit ; pendant son ministère sur terre, en tant qu’homme parfait ; et après sa glorification au ciel. Jésus était le canal de communication de Dieu, ou son Porte-Parole : c’est par lui que Dieu donnait des informations et des instructions à ses autres fils spirituels et aux humains. Il est donc logique de penser qu’avant la venue de Jésus sur terre, Jéhovah communiquait souvent avec les humains par l’intermédiaire de la Parole, son porte-parole angélique (Gn 16:7-11 ; 22:11 ; 31:11 ; Ex 3:2-5 ; Jg 2:1-4 ; 6:11, 12 ; 13:3).

Il : C.-à-d. « la Parole » (voir note d’étude sur Jean 1:1).

le monde vint à l’existence par son intermédiaire : Le mot grec kosmos (monde) désigne ici l’ensemble des humains, ce que confirme la suite du verset, où il est dit que le monde ne l’a pas reconnu. Dans les écrits profanes, ce terme grec était parfois utilisé pour parler de l’univers et de la nature en général, et l’apôtre Paul l’a peut-être employé dans ce sens lorsqu’il s’est adressé à un auditoire grec (Ac 17:24). Cependant, dans les Écritures grecques chrétiennes, ce terme désigne généralement l’ensemble ou une partie de l’humanité. Certes, Jésus a participé à produire toutes choses, y compris le ciel et la terre avec tout ce qui s’y trouve ; mais ce verset met en relief le rôle qu’il a joué pour faire venir à l’existence les humains (Gn 1:26 ; Jean 1:3 ; Col 1:15-17).

Fils de l’homme : Ou « Fils d’un humain ». Cette expression apparaît environ 80 fois dans les Évangiles. Jésus se l’est appliquée à lui-​même, manifestement pour souligner qu’il était réellement un humain, né d’une femme, et qu’il était l’équivalent exact du premier humain, Adam, et avait ainsi le pouvoir de racheter l’humanité du péché et de la mort (Rm 5:12, 14, 15). Cette expression désignait également Jésus comme étant le Messie, ou le Christ (Dn 7:13, 14 ; voir lexique).

unique : Le mot grec monogénês, qui peut aussi être rendu par « unique-engendré », signifie « seul de son espèce », « seul et unique », « le seul membre d’un groupe ou d’une espèce », « unique ». Ce terme est utilisé pour parler du lien qui unit un fils ou une fille à ses parents. Dans ce contexte, il se rapporte à un enfant unique. Le même mot grec est aussi employé pour parler de la fille « unique » de Jaïre ainsi que du fils « unique » d’un homme, que Jésus a guéri (Lc 8:41, 42 ; 9:38). La Septante utilise monogénês lorsqu’elle parle de la fille de Jephté, dont il est dit : « C’était son unique enfant. Il n’avait pas de fils ni d’autre fille » (Jg 11:34). Dans les écrits de l’apôtre Jean, monogénês est employé à cinq reprises pour qualifier Jésus (pour en savoir plus sur le sens de ce terme quand il est employé pour qualifier Jésus, voir notes d’étude sur Jean 1:14 ; 3:16).

unique : Le mot grec monogénês, qui peut aussi être rendu par « unique-engendré », signifie « seul de son espèce », « seul et unique », « le seul membre d’un groupe ou d’une espèce », « unique ». Ce terme est utilisé pour parler du lien qui unit un fils ou une fille à ses parents. Dans ce contexte, il se rapporte à un enfant unique. Le même mot grec est aussi employé pour parler du fils « unique » d’une veuve de Naïn ainsi que du fils « unique » d’un homme, que Jésus a guéri (Lc 7:12 ; 9:38). La Septante utilise monogénês lorsqu’elle parle de la fille de Jephté, dont il est dit : « C’était son unique enfant. Il n’avait pas de fils ni d’autre fille » (Jg 11:34). Dans les écrits de l’apôtre Jean, monogénês est employé à cinq reprises pour qualifier Jésus (pour en savoir plus sur le sens de ce terme quand il est employé pour qualifier Jésus, voir notes d’étude sur Jean 1:14 ; 3:16).

unique : Le mot grec monogénês, qui peut aussi être rendu par « unique-engendré », signifie « seul de son espèce », « seul et unique », « le seul membre d’un groupe ou d’une espèce », « unique ». Ce terme est utilisé pour parler du lien qui unit un fils ou une fille à ses parents. Dans ce contexte, il se rapporte à un enfant unique. Le même mot grec est aussi employé pour parler du fils « unique » d’une veuve de Naïn ainsi que de la fille « unique » de Jaïre (Lc 7:12 ; 8:41, 42). La Septante utilise monogénês lorsqu’elle parle de la fille de Jephté, dont il est dit : « C’était son unique enfant. Il n’avait pas de fils ni d’autre fille » (Jg 11:34). Dans les écrits de l’apôtre Jean, monogénês est employé à cinq reprises pour qualifier Jésus (pour en savoir plus sur le sens de ce terme quand il est employé pour qualifier Jésus, voir notes d’étude sur Jean 1:14 ; 3:16).

chair : Ou « un être humain ». Le mot grec sarx a ici pour sens « un être physique », « un être vivant fait de chair ». Quand Jésus est né humain, il n’était plus un esprit. Il n’a pas simplement revêtu un corps de chair, comme des anges l’avaient fait dans le passé (Gn 18:1-3 ; 19:1 ; Jos 5:13-15). C’est pourquoi Jésus pouvait à juste titre parler de lui comme du « Fils de l’homme » (Jean 1:51 ; 3:14 ; voir note d’étude sur Mt 8:20).

la Parole devint chair : De sa naissance à sa mort, Jésus était tout entier humain. Il a expliqué pourquoi il est devenu chair en disant : « Le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde » (Jean 6:51). Par ailleurs, c’est seulement parce que Jésus était entièrement humain qu’il a pu vivre ce que les humains de chair et de sang vivaient, et ainsi devenir un grand prêtre compatissant (Hé 4:15). Jésus ne pouvait pas être humain et divin en même temps ; les Écritures disent qu’il « a été rendu de peu inférieur aux anges » (Hé 2:9 ; Ps 8:4, 5 ; voir note d’étude sur chair dans ce verset). Toutefois, tout le monde n’a pas reconnu que Jésus était venu dans la chair. C’était par exemple le cas des gnostiques. Ces personnes, qui croyaient que la connaissance (grec gnôsis) s’acquiert par des moyens mystiques, ont mélangé la philosophie grecque et le mysticisme oriental à des enseignements chrétiens apostats. Les gnostiques considéraient le monde matériel comme mauvais. Ils enseignaient donc que Jésus n’était pas venu dans la chair, mais qu’il avait simplement pris une apparence humaine. Une forme primitive de gnosticisme s’était apparemment répandue à la fin du 1er siècle de n. è. ; c’est pourquoi Jean faisait peut-être passer un message quand il a écrit : « La Parole devint chair. » Dans ses lettres, l’apôtre met en garde ses lecteurs contre l’enseignement selon lequel Jésus n’est pas venu « dans la chair » (1J 4:2, 3 ; 2J 7).

vécut : Litt. « dressa sa tente ». Grec skênoô. Certains s’appuient sur cette expression — ‘la Parole vécut, ou dressa sa tente, parmi nous’ — pour dire que Jésus n’était pas un véritable humain, mais une incarnation. Toutefois, Pierre a utilisé un nom apparenté à skênoô, qui a été traduit par « tabernacle [ou : « tente », note] », quand il a parlé de son corps de chair comme d’un lieu d’habitation temporaire (2P 1:13). Pierre savait que sa mort était proche et qu’il serait ressuscité en tant qu’esprit, et non dans la chair ; pour autant, en utilisant le mot « tabernacle », il ne suggérait pas qu’il était une incarnation (2P 1:13-15 ; voir aussi 1Co 15:35-38, 42-44 ; 1J 3:2).

nous avons contemplé sa gloire : Pendant la vie et le ministère de Jésus, Jean et les autres apôtres ont vu une gloire, une splendeur, une magnificence, qui ne pouvaient appartenir qu’à un être qui reflétait parfaitement les qualités de Jéhovah. De plus, l’apôtre Jean, de même que Jacques et Pierre, a été témoin de la transfiguration de Jésus (Mt 17:1-9 ; Mc 9:1-9 ; Lc 9:28-36). Donc, Jean faisait peut-être allusion ici non seulement au fait que Jésus reflétait les qualités de Dieu, mais aussi à la transfiguration, qui avait eu lieu plus de 60 ans auparavant. Cet évènement a aussi marqué durablement l’apôtre Pierre, qui a écrit ses lettres une trentaine d’années avant que Jean rédige son Évangile. Pierre a parlé de la transfiguration comme d’une merveilleuse confirmation de la « parole prophétique » (2P 1:17-19).

un fils unique : Le mot grec monogénês, qui peut être rendu littéralement par « unique-engendré », signifie « seul de son espèce », « seul et unique », « unique ». La Bible utilise ce terme pour parler du lien qui unit un fils ou une fille à ses parents (voir notes d’étude sur Lc 7:12 ; 8:42 ; 9:38). Dans les écrits de Jean, monogénês est employé exclusivement au sujet de Jésus (Jean 3:16, 18 ; 1J 4:9), mais jamais en rapport avec sa naissance humaine ou son existence en tant qu’homme. Jean utilise plutôt ce terme pour parler de Jésus dans son existence préhumaine en tant que Logos, ou la Parole, celui qui « était au commencement avec Dieu », « avant [même] que le monde existe » (Jean 1:1, 2 ; 17:5, 24). Jésus est le « fils unique-engendré » parce qu’il est le Premier-Né de Jéhovah et le seul à avoir été créé directement par lui. De manière similaire, les autres créatures spirituelles sont appelées « fils du vrai Dieu » et « fils de Dieu » (Gn 6:2, 4 ; Jb 1:6 ; 2:1 ; 38:4-7) ; par contre, tous ces fils, Jéhovah les a créés par l’intermédiaire du Fils premier-né (Col 1:15, 16). En résumé, le terme monogénês se rapporte à la fois au fait que Jésus est « unique en son genre », « unique », « incomparable », et au fait qu’il est le seul fils à avoir été créé directement et uniquement par Dieu (1J 5:18 ; voir note d’étude sur Hé 11:17).

faveur divine : Ou « faveur imméritée ». Le terme grec kharis se rencontre plus de 150 fois dans les Écritures grecques chrétiennes et il a des sens différents en fonction du contexte. Quand il est question de la faveur imméritée que Dieu accorde à des humains, ce mot désigne quelque chose que Dieu offre généreusement, sans rien espérer en retour. C’est une manifestation de la générosité, de l’amour et de la bienveillance de Dieu envers quelqu’un qui n’a rien fait pour la mériter ou la gagner ; la seule chose qui motive le donateur, c’est son grand cœur (Rm 4:4 ; 11:6). Ce terme n’implique pas nécessairement que celui qui reçoit cette faveur en est indigne ; c’est pourquoi il peut être employé pour parler de la faveur, ou bienveillance, que Dieu accorde à Jésus. Dans des contextes où il est question de Jésus, il est donc approprié de rendre ce terme par « faveur divine », comme dans ce verset, ou par « faveur » (Lc 2:40, 52). Dans d’autres contextes, kharis est traduit par « faveur », « estime », « don fait de bon cœur » et « don » (Lc 1:30 ; Ac 2:47 ; 7:46 ; 1Co 16:3 ; 2Co 8:19).

plein de faveur divine et de vérité : « La Parole », Jésus Christ, avait la faveur de Dieu et disait toujours la vérité. Mais le contexte montre que cette expression signifie plus que cela ; Jéhovah a choisi son Fils pour expliquer et incarner pleinement la faveur imméritée et la vérité du Père (Jean 1:16, 17). Ces caractéristiques de Dieu ont été si bien révélées par Jésus que celui-ci a pu dire : « Celui qui m’a vu a vu le Père aussi » (Jean 14:9). Jésus était le moyen utilisé par Dieu pour accorder sa faveur imméritée et révéler la vérité à tous ceux qui étaient désireux de les accepter.

Celui qui vient derrière moi : Jean le Baptiseur est né six mois avant Jésus et il a commencé son ministère avant lui. En ce sens, Jésus est venu « derrière », ou après, Jean (Lc 1:24, 26 ; 3:1-20). Mais comme Jésus a accompli des œuvres plus grandes que celles de Jean, il est en quelque sorte passé devant Jean, ou l’a surpassé, dans tous les domaines. Par ailleurs, Jean le Baptiseur a indiqué que Jésus avait eu une existence préhumaine lorsqu’il a dit : il existait avant moi.

faveur imméritée sur faveur imméritée : Le mot grec traduit par « faveur imméritée » est kharis. Dans ce contexte, il se rapporte à la générosité, à l’amour et à la bienveillance de Dieu. Celui qui est l’objet de cette faveur n’a rien fait pour la mériter ou la gagner ; la seule chose qui motive le donateur, c’est son grand cœur (voir lexique à « faveur imméritée »). La répétition du mot kharis associée à la préposition grecque anti (traduite ici par « sur ») emporte l’idée d’un flot abondant, continu ou sans cesse renouvelé de faveur imméritée. L’idée pourrait donc être rendue par « une faveur imméritée constante [ou : continue] ».

plein de faveur divine et de vérité : « La Parole », Jésus Christ, avait la faveur de Dieu et disait toujours la vérité. Mais le contexte montre que cette expression signifie plus que cela ; Jéhovah a choisi son Fils pour expliquer et incarner pleinement la faveur imméritée et la vérité du Père (Jean 1:16, 17). Ces caractéristiques de Dieu ont été si bien révélées par Jésus que celui-ci a pu dire : « Celui qui m’a vu a vu le Père aussi » (Jean 14:9). Jésus était le moyen utilisé par Dieu pour accorder sa faveur imméritée et révéler la vérité à tous ceux qui étaient désireux de les accepter.

la Loi [...], la faveur imméritée et la vérité : Dans les Écritures grecques chrétiennes, la Loi donnée par l’intermédiaire de Moïse est souvent mise en contraste avec la « faveur imméritée » (Rm 3:21-24 ; 5:20, 21 ; 6:14 ; Ga 2:21 ; 5:4 ; Hé 10:28, 29). La Loi mosaïque servait de « précepteur menant à Christ » et contenait des ombres, ou des images prophétiques, qui se sont accomplies en Christ (Ga 3:23-25 ; Col 2:16, 17 ; Hé 10:1). Entre autres choses, la Loi donnait aux humains la « connaissance exacte du péché » (Rm 3:20). Cette connaissance leur faisait prendre conscience que « le salaire payé par le péché, c’est la mort » et que ‘toute transgression et tout acte de désobéissance reçoivent une punition conforme à la justice’ (Rm 6:23 ; Hé 2:2). Ici, le texte original de Jean suggère une opposition entre, d’une part, « la Loi » et, d’autre part, « la faveur imméritée et la vérité » qui sont venues par Jésus Christ. Grâce à Jésus, les choses préfigurées par la Loi, y compris les sacrifices pour le péché et les sacrifices de réconciliation, sont devenues réalité (Lv 4:20, 26). Jésus a aussi révélé que Dieu accorderait aux humains pécheurs sa « faveur imméritée », ou un « don fait de bon cœur » (un des rendus du terme grec kharis), en donnant son Fils comme sacrifice de réconciliation pour leurs péchés (Col 1:14 ; 1J 4:10, note ; voir note d’étude sur Rm 6:23 et lexique à « faveur imméritée »). Et Jésus a révélé une nouvelle « vérité » : son sacrifice libérerait les humains du péché et de la mort (Jean 8:32 ; voir note d’étude sur Jean 1:14).

un fils unique : Le mot grec monogénês, qui peut être rendu littéralement par « unique-engendré », signifie « seul de son espèce », « seul et unique », « unique ». La Bible utilise ce terme pour parler du lien qui unit un fils ou une fille à ses parents (voir notes d’étude sur Lc 7:12 ; 8:42 ; 9:38). Dans les écrits de Jean, monogénês est employé exclusivement au sujet de Jésus (Jean 3:16, 18 ; 1J 4:9), mais jamais en rapport avec sa naissance humaine ou son existence en tant qu’homme. Jean utilise plutôt ce terme pour parler de Jésus dans son existence préhumaine en tant que Logos, ou la Parole, celui qui « était au commencement avec Dieu », « avant [même] que le monde existe » (Jean 1:1, 2 ; 17:5, 24). Jésus est le « fils unique-engendré » parce qu’il est le Premier-Né de Jéhovah et le seul à avoir été créé directement par lui. De manière similaire, les autres créatures spirituelles sont appelées « fils du vrai Dieu » et « fils de Dieu » (Gn 6:2, 4 ; Jb 1:6 ; 2:1 ; 38:4-7) ; par contre, tous ces fils, Jéhovah les a créés par l’intermédiaire du Fils premier-né (Col 1:15, 16). En résumé, le terme monogénês se rapporte à la fois au fait que Jésus est « unique en son genre », « unique », « incomparable », et au fait qu’il est le seul fils à avoir été créé directement et uniquement par Dieu (1J 5:18 ; voir note d’étude sur Hé 11:17).

Fils unique : Litt. « Fils unique-engendré ». Le mot grec monogénês, qui peut être rendu littéralement par « unique-engendré », signifie « seul de son espèce », « seul et unique », « unique ». Dans les écrits de Jean, monogénês est employé exclusivement au sujet de Jésus (Jean 1:14 ; 3:18 ; 1J 4:9 ; voir note d’étude sur Jean 1:14). Même si les autres êtres spirituels créés par Dieu sont qualifiés de « fils », seul Jésus est appelé le « Fils unique » (Gn 6:2, 4 ; Jb 1:6 ; 2:1 ; 38:4-7). Jésus, le Fils premier-né, est le seul à avoir été créé directement par son Père ; c’est pourquoi il est unique, différent de tous les autres fils de Dieu. Ces autres fils, Jéhovah les a créés par l’intermédiaire du Fils premier-né. Le mot grec monogénês est utilisé de manière similaire quand Paul dit qu’Isaac était le « fils unique » d’Abraham (Hé 11:17). Même si Abraham a eu Ismaël avec Agar et plusieurs autres fils avec Ketoura (Gn 16:15 ; 25:1, 2 ; 1Ch 1:28, 32), Isaac était « unique » dans un sens particulier : c’était le seul fils que Dieu avait promis à Abraham et le seul fils de Sara (Gn 17:16-19).

la Parole était un dieu : Ou « la Parole était divine [ou : un être de nature divine] ». Par cette déclaration, Jean présentait une caractéristique de « la Parole » (grec ho logos ; voir note d’étude sur la Parole dans ce verset), c’est-à-dire de Jésus Christ. La Parole est le Fils premier-né de Dieu, par l’intermédiaire de qui Dieu a créé toutes les autres choses ; cette position supérieure justifie qu’on présente la Parole comme « divine », « un dieu », « un être divin », « un être de nature divine ». Beaucoup de traducteurs préfèrent le rendu « la Parole était Dieu », identifiant ainsi la Parole au Dieu tout-puissant. Cependant, il y a de solides raisons de penser que Jean ne voulait pas dire que « la Parole » était le Dieu tout-puissant. En voici quelques-unes : 1) Juste avant et juste après cette déclaration, il est clairement dit que « la Parole » était « avec Dieu ». 2) Le mot grec théos apparaît trois fois dans les versets 1 et 2. La première et la troisième occurrence de théos sont précédées en grec de l’article défini ; mais la deuxième occurrence n’est pas précédée d’un article. Beaucoup de biblistes sont d’accord pour dire que cette absence d’article défini est significative : Dans ces deux versets, quand l’article est présent, théos désigne le Dieu tout-puissant. Mais dans la deuxième occurrence, comme l’article est absent de la construction grammaticale, théos devient un attribut qui indique une caractéristique de « la Parole ». De ce fait, plusieurs traductions allemandes, anglaises et françaises de la Bible rendent le texte de façon similaire à la Traduction du monde nouveau, et expriment ainsi l’idée que « la Parole » était « divine », « dieu », « un dieu », « un être divin », « de nature divine », « de condition divine ». Cette façon de traduire est d’ailleurs appuyée par des traductions anciennes de l’Évangile de Jean en dialectes sahidique et bohaïrique de la langue copte. Ces versions, qui datent probablement des 3et 4siècles de n. è., rendent la première occurrence de théos en Jean 1:1 différemment de la deuxième occurrence. Le rendu de ces versions met en relief une caractéristique de « la Parole », à savoir qu’elle est d’une nature semblable à celle de Dieu ; mais ces versions n’identifient pas « la Parole » au Père, le Dieu tout-puissant. 3) Dans la droite ligne de Jean 1:1, Col 2:9 présente Christ comme ayant « toute la plénitude de la qualité divine ». Et selon 2P 1:4, même les cohéritiers de Christ deviendraient « participants de la nature divine ». 4) Dans la Septante, le mot grec théos est généralement l’équivalent des mots hébreux ʼèl et ʼèlohim, souvent rendus par « Dieu » ; leur sens fondamental est vraisemblablement « puissant », « fort ». Ces mots hébreux sont utilisés pour désigner le Dieu tout-puissant, mais aussi d’autres dieux ainsi que des humains (voir note d’étude sur Jean 10:34). Présenter la Parole comme « un dieu », ou « un puissant », est en accord avec la prophétie d’Is 9:6. Celle-ci annonçait que le Messie serait appelé « Dieu fort » (et non « Dieu tout-puissant ») et qu’il serait le « Père éternel » de tous ceux qui auraient l’honneur d’être ses sujets ; et c’est le zèle de son propre Père, « Jéhovah des armées », qui accomplirait cela (Is 9:7).

des dieux : Ou « de condition divine ». Jésus cite ici Ps 82:6, où le mot hébreu ʼèlohim (dieux) est utilisé pour parler de certains hommes, des juges humains d’Israël. Ils étaient des « dieux » en leur qualité de représentants et de porte-parole de Jéhovah. Dans le même ordre d’idées, Jéhovah a dit à Moïse qu’il ‘servirait de Dieu’ à Aaron et à Pharaon (Ex 4:16 ; note ; 7:1).

le dieu unique-engendré : Jean parle ici de la Parole, « Jésus Christ », dont il a dit plus haut qu’elle était « un dieu » (Jean 1:1, 17). Ailleurs, il dit que Jésus est le Fils unique-engendré de Dieu (Jean 1:14, note d’étude ; 3:16, note d’étude). Dans ce passage, Jean présente Jésus comme « le dieu unique-engendré », une expression qui souligne la position unique que Jésus occupe dans l’organisation de Dieu. Étant donné la façon dont le terme « dieu » est employé dans la Bible, Jésus peut légitimement être qualifié de « dieu ». Ce titre emporte fondamentalement l’idée d’un être puissant et, dans les Écritures, il est même appliqué à des humains (Ps 82:6 ; voir notes d’étude sur Jean 1:1 ; 10:34). Jésus est « un dieu », ou un être puissant, parce qu’il a reçu son pouvoir et son autorité du Dieu tout-puissant, du Père (Mt 28:18 ; 1Co 8:6 ; Hé 1:2). Et puisqu’il est le seul à avoir été créé directement par Dieu et le seul par l’intermédiaire de qui toutes choses « vinrent à l’existence » (Jean 1:3), il est logique que Jésus soit appelé « le dieu unique-engendré ». Cette expression montre que Jésus possède une gloire unique et la prééminence par rapport à tous les autres fils angéliques de Dieu. Comme cela ressort de certaines traductions de la Bible, des manuscrits portent dans ce verset « le Fils unique-engendré ». Mais les manuscrits les plus anciens et qui font le plus autorité portent « le dieu unique-engendré » (avec l’article défini en grec) ou « dieu unique-engendré » (sans l’article défini en grec).

auprès du Père : Litt. « sur le sein du Père ». Être sur le sein de quelqu’un signifiait qu’on avait une position de faveur particulière et qu’on entretenait avec lui des relations étroites. Cette expression figurée tire son origine de la façon dont on prenait les repas ; les convives s’allongeaient sur des divans de façon à pouvoir se pencher en arrière sur le sein, ou la poitrine, d’un ami intime (Jean 13:23-25). Jésus est ainsi présenté comme l’ami le plus intime de Jéhovah, celui qui pouvait expliquer Dieu d’une façon plus complète et plus précise que quiconque (Mt 11:27).

qui il est : C.-à-d. qui est Dieu.

le témoignage que Jean a donné : En Jean 1:7, Jean le Baptiseur est présenté comme un « témoin » (une forme du mot grec marturia, qui est aussi utilisé ici), quelqu’un qui est venu témoigner au sujet de la lumière. Ici, le mot marturia désigne la déclaration que Jean le Baptiseur a faite au sujet de Jésus et qui est rapportée dans les versets suivants.

Élie : Vient du nom hébreu qui signifie « mon Dieu, c’est Jéhovah ».

Élie : Voir note d’étude sur Mt 11:14.

le Prophète : C.-à-d. le prophète que Moïse avait annoncé et qui était attendu depuis longtemps (Dt 18:18, 19 ; Jean 1:25-27 ; 6:14 ; 7:40 ; Ac 3:19-26).

Jéhovah : En Is 40:3, qui est cité ici, le nom divin, représenté par quatre consonnes hébraïques (translittérées par YHWH), figure dans le texte hébreu original (voir app. A5 et C). Les évangélistes Matthieu, Marc et Luc appliquent cette prophétie à Jean le Baptiseur, et ici, dans l’Évangile de Jean, Jean le Baptiseur s’applique cette prophétie à lui-​même. Il rendrait droit le chemin de Jéhovah en ce sens qu’il serait le précurseur de Jésus, qui, lui, représenterait son Père et viendrait au nom de son Père (Jean 5:43 ; 8:29).

pharisiens : Voir lexique.

baptise : Ou « immerge », « plonge [les gens] ». Le mot grec baptizô signifie « immerger », « plonger ». D’autres passages bibliques montrent que le baptême consiste en une immersion complète dans l’eau. Un jour, Jean a baptisé des personnes à un endroit de la vallée du Jourdain proche de Salim, « parce qu’il y avait là beaucoup d’eau » (Jean 3:23). Quand Philippe a baptisé l’eunuque éthiopien, ils « descendirent dans l’eau » tous les deux (Ac 8:38). Le mot grec baptizô est aussi employé dans la Septante en 2R 5:14 à propos de Naamân, qui ‘se plongea sept fois dans le Jourdain’.

sandales : Dénouer les sandales de quelqu’un, les lui retirer ou les lui porter (Mt 3:11 ; Mc 1:7 ; Lc 3:16) étaient considérés comme des tâches ingrates qui devaient être effectuées par un esclave.

Béthanie : Des manuscrits portent « Bétabara » à la place de « Béthanie » ; c’est l’option retenue par certaines Bibles. Toutefois, les manuscrits les plus fiables portent « Béthanie ».

Béthanie, de l’autre côté du Jourdain : C.-à-d. à l’E du Jourdain. Cette Béthanie, qui n’est mentionnée qu’une seule fois dans les Écritures grecques chrétiennes, n’est pas la Béthanie située près de Jérusalem (Mt 21:17 ; Mc 11:1 ; Lc 19:29 ; Jean 11:1). L’emplacement exact de cette Béthanie à l’E du Jourdain est inconnu. Certains la situent en face de Jéricho, à un endroit où, selon la tradition, Jésus se serait fait baptiser. Cependant, le contenu de Jean 1:29, 35, 43 ; 2:1 semble désigner un endroit plus proche de Cana en Galilée. Un site un peu au S de la mer de Galilée paraît donc plus vraisemblable, mais aucune identification formelle n’est possible (voir app. B10).

l’Agneau de Dieu : Après que Jésus a été baptisé puis qu’il est revenu du désert où il a été tenté par le Diable, Jean le Baptiseur l’a présenté comme « l’Agneau de Dieu ». Dans la Bible, cette expression figure seulement ici et en Jean 1:36 (voir app. A7). Comparer Jésus à un agneau est approprié. Tout au long du récit biblique, des humains ont offert des moutons pour obtenir le pardon de leurs péchés et s’approcher de Dieu. Ces sacrifices préfiguraient le sacrifice que Jésus ferait en donnant sa vie humaine parfaite en faveur de l’humanité. L’expression « l’Agneau de Dieu » peut faire écho à plusieurs passages de la Bible. Étant donné que Jean le Baptiseur connaissait bien les Écritures hébraïques, ses paroles peuvent faire référence à un ou plusieurs des sacrifices suivants : le bélier qu’Abraham a offert à la place de son fils Isaac (Gn 22:13), l’agneau pascal qui a été tué en Égypte, ce qui a ouvert la voie à la délivrance des Israélites en esclavage (Ex 12:1-13), ou encore l’agneau qui était offert chaque matin et chaque soir sur l’autel de Dieu à Jérusalem (Ex 29:38-42). Jean avait peut-être aussi à l’esprit la prophétie d’Isaïe, où celui que Jéhovah appelle « mon serviteur » est décrit comme un « mouton mené à l’abattage » (Is 52:13 ; 53:5, 7, 11). Quand l’apôtre Paul a écrit sa première lettre aux Corinthiens, il a appelé Jésus « notre agneau pascal » (1Co 5:7). L’apôtre Pierre a parlé du « sang précieux [du Christ], comme celui d’un agneau sans défaut et sans tache » (1P 1:19). Et l’expression « l’Agneau » est utilisée au sens figuré plus de 25 fois dans le livre de la Révélation pour parler de Jésus glorifié (en voici quelques exemples : Ré 5:8 ; 6:1 ; 7:9 ; 12:11 ; 13:8 ; 14:1 ; 15:3 ; 17:14 ; 19:7 ; 21:9 ; 22:1).

monde : Dans la littérature grecque profane, le mot grec kosmos se rapporte souvent à l’humanité ; c’est aussi particulièrement le cas dans la Bible. Dans ce contexte ainsi qu’en Jean 3:16, kosmos désigne l’ensemble des humains rachetables, qui sont présentés comme pécheurs, puisqu’ils ont hérité du péché d’Adam.

comme une colombe : Les colombes étaient utilisées à la fois dans le culte et comme symbole. Elles étaient offertes en sacrifice (Mc 11:15 ; Jean 2:14-16), et elles symbolisaient l’innocence et la pureté (Mt 10:16). Une colombe lâchée par Noé a rapporté jusqu’à l’arche une feuille d’olivier, preuve que les eaux du Déluge se retiraient (Gn 8:11) et qu’une époque de repos et de paix était proche (Gn 5:29). Ainsi, lors du baptême de Jésus, Jéhovah a peut-être utilisé la représentation d’une colombe pour attirer l’attention sur le rôle de Jésus en tant que Messie : le Fils de Dieu pur et sans péché sacrifierait sa vie pour l’humanité et poserait les fondements d’une période de repos et de paix sous son règne. L’esprit saint de Dieu, sa force agissante, est descendu sur Jésus lors de son baptême avec un mouvement qui était peut-être comparable à celui d’une colombe qui s’approche de son perchoir.

Adam, fils de Dieu : Cette expression nous renvoie à l’origine de l’humanité et elle concorde avec le récit de la Genèse, qui explique que le premier homme a été créé par Dieu et à l’image de Dieu (Gn 1:26, 27 ; 2:7). Elle permet aussi de mieux comprendre certains passages bibliques, comme Rm 5:12 ; 8:20, 21 et 1Co 15:22, 45.

le Fils de Dieu : Cette expression est souvent employée dans la Bible pour parler de Jésus (Jean 1:49 ; 3:16-18 ; 5:25 ; 10:36 ; 11:4). Puisque Dieu n’a pas de femme au sens littéral et qu’il n’est pas un humain, cette expression doit être prise au sens figuré. De toute évidence, elle a pour but de faire comprendre au lecteur que les liens qui unissent Jésus et Dieu sont comparables à ceux qui existent parmi les humains entre un fils et son père. Elle exprime aussi l’idée que Jésus a reçu de Jéhovah la vie, puisque c’est lui qui l’a créé. D’une manière similaire, le premier homme, Adam, est aussi qualifié de « fils de Dieu » (voir note d’étude sur Lc 3:38).

l’un des deux : Ces deux disciples sont mentionnés en Jean 1:35. Le disciple anonyme est probablement le rédacteur de cet Évangile, l’apôtre Jean, fils de Zébédée (Mt 4:21 ; Mc 1:19 ; Lc 5:10). Cette conclusion s’appuie entre autres sur les faits suivants : le rédacteur ne donne jamais son nom, il ne mentionne jamais l’apôtre Jean par son nom, et chaque fois qu’il parle de Jean le Baptiseur, il l’appelle simplement « Jean » (voir note d’étude sur Jean 1:6).

Jean [...] avec deux de ses disciples : L’un de ces deux disciples de Jean le Baptiseur était « André, le frère de Simon Pierre » (voir note d’étude sur Jean 1:40).

Jean [...] avec deux de ses disciples : L’un de ces deux disciples de Jean le Baptiseur était « André, le frère de Simon Pierre » (voir note d’étude sur Jean 1:40).

l’un des deux : Ces deux disciples sont mentionnés en Jean 1:35. Le disciple anonyme est probablement le rédacteur de cet Évangile, l’apôtre Jean, fils de Zébédée (Mt 4:21 ; Mc 1:19 ; Lc 5:10). Cette conclusion s’appuie entre autres sur les faits suivants : le rédacteur ne donne jamais son nom, il ne mentionne jamais l’apôtre Jean par son nom, et chaque fois qu’il parle de Jean le Baptiseur, il l’appelle simplement « Jean » (voir note d’étude sur Jean 1:6).

les deux disciples [...] suivirent Jésus : Ce verset indique que les premiers disciples de Jésus étaient au départ des disciples de Jean le Baptiseur (voir notes d’étude sur Jean 1:35, 40).

vers neuf heures : Litt. « vers la troisième heure ». Au 1er siècle de n. è., les Juifs divisaient la journée en 12 heures à partir du lever du soleil, c’est-à-dire vers 6 h du matin (Jean 11:9). Ainsi, la troisième heure correspondait à environ 9 h du matin, la sixième heure à environ midi et la neuvième heure à environ 3 h de l’après-midi. Étant donné qu’on ne disposait pas d’instruments de précision pour mesurer le temps, on ne donnait généralement que l’horaire approximatif d’un évènement (Jean 1:39 ; 4:6 ; 19:14 ; Ac 10:3, 9).

environ quatre heures de l’après-midi : Litt. « environ la dixième heure » (voir note d’étude sur Mt 20:3).

Jean : C.-à-d. Jean le Baptiseur. Le rédacteur de cet Évangile, l’apôtre Jean, parle de Jean le Baptiseur 19 fois, mais, contrairement aux autres évangélistes, il n’utilise jamais les appellations « le Baptiseur » ou « le Baptiste » (voir notes d’étude sur Mt 3:1 ; Mc 1:4). L’apôtre Jean établit une claire distinction entre les trois Marie qu’il mentionne (Jean 11:1, 2 ; 19:25 ; 20:1). Mais il n’avait pas besoin d’utiliser un terme distinctif pour parler de Jean le Baptiseur, car l’apôtre ne parle jamais de lui-​même par son nom et personne ne pouvait se tromper sur l’identité du Jean dont il parle. C’est un des éléments indiquant que le rédacteur de cet Évangile est l’apôtre Jean (voir « Introduction à Jean » et note d’étude sur le titre de Jean).

l’un des deux : Ces deux disciples sont mentionnés en Jean 1:35. Le disciple anonyme est probablement le rédacteur de cet Évangile, l’apôtre Jean, fils de Zébédée (Mt 4:21 ; Mc 1:19 ; Lc 5:10). Cette conclusion s’appuie entre autres sur les faits suivants : le rédacteur ne donne jamais son nom, il ne mentionne jamais l’apôtre Jean par son nom, et chaque fois qu’il parle de Jean le Baptiseur, il l’appelle simplement « Jean » (voir note d’étude sur Jean 1:6).

Christ : Le titre « Christ », qui vient du grec Khristos, et le titre « Messie » (de l’hébreu mashiaḥ) sont équivalents : ils signifient tous les deux « oint ». À l’époque biblique, on désignait officiellement quelqu’un comme dirigeant en l’oignant avec de l’huile.

le Messie : Ou « l’Oint ». Le mot grec Méssias (transcription de l’hébreu mashiaḥ) n’est employé que deux fois dans les Écritures grecques chrétiennes (voir Jean 4:25). Le titre mashiaḥ vient du verbe hébreu mashaḥ, qui signifie « enduire (d’un liquide) », « arroser », « oindre » (Ex 29:2, 7). À l’époque biblique, on désignait officiellement quelqu’un comme prêtre, dirigeant ou prophète en l’oignant avec de l’huile (Lv 4:3 ; 1S 16:3, 12, 13 ; 1R 19:16). Ici, en Jean 1:41, le titre « Messie » est suivi d’une explication : mot qui se traduit par « christ ». Le titre « Christ » (grec Khristos) est utilisé plus de 500 fois dans les Écritures grecques chrétiennes. Les titres « Christ » et « Messie » sont équivalents et signifient tous les deux « oint » (voir note d’étude sur Mt 1:1).

Simon, qu’on appelle Pierre : Simon est le nom sous lequel il était connu jusqu’alors. Pétros (rendu par « Pierre ») est la forme grecque du nom sémitique Képhaʼ (rendu par « Céphas ») ; ce nom lui a été donné par Jésus (Mc 3:16 ; Jean 1:42 ; voir note d’étude sur Mt 10:2).

Simon, celui qu’on appelle Pierre : Dans les Écritures, Pierre est désigné par cinq noms différents : 1) le nom hébreu « Siméon », écrit en caractères grecs ; 2) le nom grec « Simon » (« Siméon » et « Simon » viennent tous les deux d’un verbe hébreu qui signifie « entendre », « écouter ») ; 3) « Pierre » (un nom grec qui signifie « morceau de rocher » et qu’il est le seul à porter dans les Écritures) ; 4) « Céphas », l’équivalent sémitique de « Pierre » (peut-être apparenté à l’hébreu képhim [rochers] qu’on trouve en Jb 30:6 et en Jr 4:29) ; et 5) le nom composé « Simon Pierre » (Ac 15:14 ; note ; Jean 1:42 ; Mt 16:16).

fils de Jonas : Ou « Bar-Jonas ». Beaucoup de noms hébreux se composaient du mot hébreu ben ou du mot araméen bar (qui signifient tous les deux « fils ») et du nom du père ; le nom ainsi formé avait valeur de nom de famille. Par ailleurs, la présence du mot d’emprunt bar dans de nombreux noms propres, comme Barthélémy, Bartimée, Barnabé ou Bar-Jésus, témoigne de l’influence de l’araméen sur l’hébreu parlé à l’époque de Jésus.

Tu es Simon : Dans les Écritures, Simon est désigné par cinq noms différents (voir notes d’étude sur Mt 4:18 ; 10:2). En cette occasion, Jésus rencontre apparemment Simon pour la première fois, et il lui donne le nom sémitique Képhaʼ (rendu par Céphas), qui est peut-être apparenté à l’hébreu képhim (rochers), qu’on trouve en Jb 30:6 et en Jr 4:29. Ici, l’évangéliste Jean ajoute au nom Céphas cette explication : nom qui se traduit par « Pierre » ; « Pierre » vient du grec Pétros, qui signifie « morceau de rocher ». Dans les Écritures, Simon est le seul à porter ce nom sémitique et ce nom grec. Jésus, qui a pu discerner que Nathanaël était un homme ‘en qui il n’y avait pas de tromperie’ (Jean 1:47 ; 2:25), a aussi pu cerner le tempérament de Pierre. Pierre a manifesté des qualités semblables à celles d’un roc, surtout après la mort et la résurrection de Jésus : il a contribué à fortifier et à stabiliser l’assemblée (Lc 22:32 ; Ac 1:15, 16 ; 15:6-11).

Jean : Dans certains manuscrits anciens, le père de l’apôtre Pierre est ici appelé Jean. Dans d’autres, il est appelé Jona. En Mt 16:17, Jésus s’adresse à Pierre en l’appelant « Simon fils de Jonas » (voir note d’étude sur Mt 16:17). D’après certains spécialistes, les formes grecques des noms Jean et Jona(s) seraient des graphies différentes d’un même nom hébreu.

Nathanaël : Vient d’un nom hébreu qui signifie « Dieu a donné ». Il s’agit probablement d’un autre nom de Barthélémy, l’un des 12 apôtres de Jésus (Mt 10:3). Barthélémy, qui signifie « fils de Tolmaï », est un terme patronymique (c’est-à-dire un nom dérivé de celui du père). Il n’y avait rien d’exceptionnel à ce que Nathanaël soit appelé Barthélémy, ou fils de Tolmaï, puisqu’ailleurs dans la Bible, un homme porte simplement le nom de Bartimée, c’est-à-dire « fils de Timée » (Mc 10:46). Quand Matthieu, Marc et Luc parlent de Barthélémy, ils l’associent à Philippe. Pareillement, Jean établit un lien entre Nathanaël et Philippe, ce qui tend à prouver que Barthélémy et Nathanaël sont une seule et même personne (Mt 10:3 ; Mc 3:18 ; Lc 6:14 ; Jean 1:45, 46). À l’époque, il n’était pas rare qu’une personne porte plusieurs noms (Jean 1:42).

la Loi de Moïse et les écrits des Prophètes : Cette formulation rappelle l’expression « la Loi et les Prophètes », qui est utilisée à plusieurs reprises dans les Évangiles, avec quelques variantes (Lc 16:16 ; Mt 5:17 ; 7:12 ; 11:13 ; 22:40). Ici, « la Loi » désigne les livres bibliques de la Genèse au Deutéronome. « Les Prophètes » désigne les livres prophétiques des Écritures hébraïques. Et lorsque ces termes sont employés ensemble, l’expression ainsi formée peut désigner l’intégralité des Écritures hébraïques. Les disciples mentionnés dans ce verset étaient manifestement des étudiants assidus des Écritures hébraïques, et Philippe avait peut-être à l’esprit des passages comme Gn 3:15 ; 22:18 ; 49:10 ; Dt 18:18 ; Is 9:6, 7 ; 11:1 ; Jr 33:15 ; Éz 34:23 ; Mi 5:2 ; Za 6:12 ; et Ml 3:1. À vrai dire, plusieurs versets des Écritures grecques chrétiennes montrent que l’ensemble des Écritures hébraïques témoignait au sujet de Jésus (Lc 24:27, 44 ; Jean 5:39, 40 ; Ac 10:43 ; Ré 19:10).

Peut-​il sortir quelque chose de bon de Nazareth ? : Beaucoup pensent que si Nathanaël a fait cette remarque, c’était parce que Nazareth était un village insignifiant, qui était méprisé par les Galiléens eux-​mêmes (Jean 21:2). Nazareth n’est mentionnée ni dans les Écritures hébraïques ni par Josèphe, alors que Jafia (qui se trouvait à moins de 3 km au SO de Nazareth) est mentionnée en Jos 19:12 et par Josèphe. Cela dit, toutes les villes de Galilée ne sont pas nommées dans les Écritures hébraïques ou par Josèphe. De plus, il est intéressant de noter que les Évangiles qualifient toujours Nazareth de « ville » (grec polis), un terme qui se rapporte généralement à une agglomération plus importante qu’un village (Mt 2:23 ; Lc 1:26 ; 2:4, 39 ; 4:29). Nazareth se trouvait dans un bassin montagneux entouré de collines qui dominaient la plaine d’Esdrelon (de Jezréel). La région était très peuplée et comptait un certain nombre de villes et de villages. Comme Nazareth se trouvait près de voies commerciales importantes, ses habitants pouvaient facilement se tenir au courant des activités sociales, religieuses et politiques de l’époque (cf. Lc 4:23). Nazareth avait aussi sa propre synagogue (Lc 4:16). Il semble donc logique de penser que ce n’était pas un village insignifiant. Par conséquent, Nathanaël exprimait peut-être simplement son étonnement : comment Philippe pouvait-​il penser qu’un homme d’une ville voisine, Nazareth en Galilée, était le Messie promis, alors que les Écritures avaient prédit que celui-ci viendrait de Bethléem en Juda ? (Mi 5:2 ; Jean 7:42, 52).

Voilà vraiment un Israélite en qui il n’y a pas de tromperie : Tous les descendants de Jacob étaient des Israélites, mais ici, Jésus ne parlait sans doute pas seulement du lien de parenté. Le nom « Israël » signifie « celui qui lutte (persévère) avec Dieu », et il a été donné à Jacob après qu’il a lutté avec un ange afin d’obtenir une bénédiction. Contrairement à son frère, Ésaü, Jacob accordait beaucoup de valeur aux choses sacrées et il était disposé à faire de vigoureux efforts pour obtenir la faveur de Dieu (Gn 32:22-28 ; Hé 12:16). Les paroles que Jésus a adressées à Nathanaël montraient qu’il était un Israélite non seulement parce qu’il descendait de Jacob, mais aussi parce qu’il manifestait le même genre de foi et d’attachement à la volonté de Dieu que son ancêtre. Ces paroles de Jésus (qui s’inspiraient peut-être de Ps 32:2) suggéraient aussi qu’il n’y avait rien d’hypocrite ni de sournois chez Nathanaël.

Tu verras des choses bien plus grandes : Peu après, Nathanaël a commencé à voir ces paroles s’accomplir. Lors d’un festin de mariage qui a eu lieu dans sa ville, à Cana en Galilée, il a été témoin du premier miracle de Jésus, qui a changé de l’eau en un vin excellent (Jean 2:1-11 ; 21:2). Tout comme les 11 autres disciples qui ont plus tard été nommés apôtres, Nathanaël a vu Jésus guérir des malades, expulser des démons, et même ressusciter des morts. En plus d’être témoins de ces choses, Nathanaël et les autres apôtres ont eux-​mêmes reçu la puissance nécessaire pour accomplir des miracles et pour proclamer cette bonne nouvelle : « Le royaume des cieux s’est approché » (Mt 10:1-8).

Fils de l’homme : Ou « Fils d’un humain ». Cette expression apparaît environ 80 fois dans les Évangiles. Jésus se l’est appliquée à lui-​même, manifestement pour souligner qu’il était réellement un humain, né d’une femme, et qu’il était l’équivalent exact du premier humain, Adam, et avait ainsi le pouvoir de racheter l’humanité du péché et de la mort (Rm 5:12, 14, 15). Cette expression désignait également Jésus comme étant le Messie, ou le Christ (Dn 7:13, 14 ; voir lexique).

Oui, [...] c’est la vérité : Litt. « vraiment, vraiment ». Grec amên amên. Le mot grec amên est une transcription de l’hébreu ʼamén, qui signifie « qu’il en soit ainsi » ou « certainement ». Jésus utilise fréquemment le terme amên pour introduire une affirmation, une promesse ou une prophétie, soulignant ainsi leur véracité et leur fiabilité absolues. Cette façon qu’avait Jésus d’employer le terme « vraiment », ou « amen », est semble-​t-​il unique dans la littérature sacrée (Mt 5:18 ; Mc 3:28 ; Lc 4:24). Seul l’Évangile de Jean répète ce terme (amên amên) ; en tout, on y trouve 25 occurrences de cette répétition. Dans cette traduction, la répétition de amên est rendue par « oui, c’est la vérité » ; on pourrait aussi la traduire par « en vérité, en vérité » ou « sans aucun doute ». Les expressions complètes « vraiment, je vous le dis » et « oui, je vous le dis, c’est la vérité » pourraient aussi être rendues par « je vous assure » ou « je vous dis la vérité ».

ciel : Le terme grec employé ici peut désigner le ciel physique ou le ciel spirituel.

anges : Ou « messagers ». Le mot grec aggélos et le mot hébreu correspondant malʼakh sont utilisés près de 400 fois dans la Bible. Ces deux mots signifient fondamentalement « messager ». Quand il est question de messagers angéliques, ces mots sont traduits par « anges », mais quand il est clairement question d’humains, ils sont, dans la plupart des cas, rendus par « messagers ». Le contexte permet généralement de comprendre s’il est fait mention de messagers humains ou angéliques ; mais lorsque les deux sens sont possibles, l’un est mis dans le corps du texte et l’autre est souvent indiqué en note (Gn 16:7 ; 32:3 ; Jb 4:18 ; note ; 33:23 ; note ; Ec 5:6 ; note ; Is 63:9 ; note ; Mt 1:20 ; Ré 22:8 ; voir lexique). Dans la Révélation, livre qui foisonne de symboles, le mot « ange » désigne parfois des humains (Ré 2:1, 8, 12, 18 ; 3:1, 7, 14).

vers le Fils de l’homme : Ou « au service du Fils de l’homme ». Quand il a parlé des anges qui montaient et descendaient, Jésus avait peut-être à l’esprit la vision de Jacob, dans laquelle des anges montaient et descendaient un escalier, ou une échelle (Gn 28:12). Cette vision montrait que les anges jouent un rôle important dans la façon dont Jéhovah prend soin des humains qui ont son approbation. Pareillement, cette déclaration de Jésus montre que ceux qui l’accompagnaient auraient des preuves évidentes que les anges de Dieu étaient à son service et que, d’une manière toute particulière, son Père prenait soin de lui et le guidait.

Fils de l’homme : Voir note d’étude sur Mt 8:20.

Documents multimédias

Vidéo d’introduction à Jean
Vidéo d’introduction à Jean
Traduction de Jean 1:1 en copte sahidique
Traduction de Jean 1:1 en copte sahidique

Le manuscrit en photo (qui date de 600 de n. è. environ) contient une traduction de l’Évangile de Jean en sahidique, un dialecte copte. Le copte était parlé en Égypte durant les siècles qui ont suivi immédiatement le ministère terrestre de Jésus. Avec le syriaque et le latin, le copte a été l’une des premières langues dans lesquelles les Écritures grecques chrétiennes ont été traduites. Des traductions en copte étaient disponibles dès le 3siècle de n. è. ; elles peuvent donc nous éclairer sur la façon dont le texte grec était compris à l’époque. Elles peuvent être particulièrement intéressantes dans le fameux débat sur la deuxième partie de Jean 1:1, que beaucoup de traductions rendent par : « Et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. » Contrairement au grec koinè, au syriaque et au latin, il existe en copte sahidique un article indéfini (qui correspond en quelque sorte au « un » français). Comme on le voit sur le manuscrit, les deux occurrences du mot copte pour « Dieu » (en surbrillance) sont légèrement différentes : la première est construite avec l’article défini (1) (entouré en rouge) et la deuxième avec l’article indéfini (2) (entouré en rouge). Si on traduit cette phrase littéralement en français, on aurait donc : « Et la Parole était avec le Dieu, et la Parole était un dieu » (pour en savoir plus sur la traduction « et la Parole était un dieu », voir note d’étude sur Jean 1:1).

1. « le » (entouré en rouge) Dieu

2. « un » (entouré en rouge) dieu

Manuscrit ancien de l’Évangile de Jean
Manuscrit ancien de l’Évangile de Jean

Sur cette photo, on peut voir la première page d’un manuscrit biblique ancien appelé papyrus Bodmer 2 (P66), qui a été écrit et assemblé pour en faire un codex vers 200 de n. è. Ce manuscrit contient une grande partie du texte grec de la Bonne nouvelle (ou : Évangile) selon Jean. La première page de ce manuscrit commence par le titre (en surbrillance) Euaggélion kata Iôannên (« Bonne nouvelle selon Jean »). De toute évidence, les titres des Évangiles ne faisaient pas partie du texte original, mais ils ont été ajoutés plus tard par des copistes. C’est sûrement pour des raisons pratiques qu’on a commencé à utiliser ces titres mentionnant le nom du rédacteur, car ils permettaient d’identifier clairement chaque livre.

Évangile selon Jean : Quelques évènements marquants
Évangile selon Jean : Quelques évènements marquants

Dans la mesure du possible, les évènements ont été énumérés dans l’ordre chronologique.

Sur la carte de chaque Évangile figurent des évènements différents.

1. Près de Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, Jean appelle Jésus « l’Agneau de Dieu » (Jean 1:29).

2. À Cana en Galilée, Jésus accomplit son premier miracle (Jean 2:3, 7-9, 11).

3. Jésus purifie le Temple une première fois (Jean 2:13-15).

4. Jésus se rend dans la campagne judéenne ; ses disciples baptisent ; Jean baptise à Énôn (Jean 3:22, 23).

5. Au puits de Jacob, à Sychar, Jésus parle avec une Samaritaine (Jean 4:4-7, 14, 19, 20).

6. Jésus guérit à distance le fils d’un fonctionnaire ; c’est son deuxième miracle à Cana en Galilée (Jean 4:46, 47, 50-54).

7. Jésus guérit un homme malade près de la piscine de Bethzata, à Jérusalem (Jean 5:2-5, 8, 9).

8. Rive NE de la mer de Galilée ; après que Jésus a nourri miraculeusement 5 000 hommes environ, des gens essaient de le faire roi (Mt 14:19-21 ; Jean 6:10, 14, 15).

9. Dans une synagogue de Capharnaüm, Jésus dit qu’il est « le pain de vie » ; beaucoup sont scandalisés par ses paroles (Jean 6:48, 54, 59, 66).

10. Près du bassin de Siloé, Jésus guérit un homme né aveugle (Jean 9:1-3, 6, 7).

11. Au Temple, sous le portique de Salomon, les Juifs essaient de lapider Jésus (Jean 10:22, 23, 31).

12. Quand les Juifs essaient de s’emparer de lui, Jésus se rend à l’endroit où Jean baptisait au début ; de l’autre côté du Jourdain, beaucoup ont foi en Jésus (Jean 10:39-42).

13. Jésus ressuscite Lazare à Béthanie (Jean 11:38, 39, 43, 44).

14. Quand des Juifs de Jérusalem complotent de le tuer, Jésus part pour Éphraïm, dans la région près du désert (Jean 11:53, 54).

15. Monté sur un âne, Jésus parcourt la route venant de Bethphagé et entre triomphalement à Jérusalem (Mt 21:1, 7-10 ; Mc 11:1, 7-11 ; Lc 19:29, 30, 35, 37, 38 ; Jean 12:12-15).

16. Jésus traverse la vallée du Cédron et va à Gethsémani avec ses disciples (Mt 26:30 ; Mc 14:26 ; Lc 22:39 ; Jean 18:1).

17. Dans le jardin de Gethsémani, Judas trahit Jésus, et Jésus est arrêté (Mt 26:47-50 ; Mc 14:43-46 ; Lc 22:47, 48, 54 ; Jean 18:2, 3, 12).

18. Jésus est fouetté et ridiculisé dans le palais du gouverneur (Mt 27:26-29 ; Mc 15:15-20 ; Jean 19:1-3).

19. Jésus est cloué sur un poteau au Golgotha (Mt 27:33-36 ; Mc 15:22-25 ; Lc 23:33 ; Jean 19:17, 18).

20. Jésus ressuscité apparaît à Marie de Magdala dans le jardin près de la tombe (Mt 28:1, 5, 6, 8, 9 ; Jean 20:11, 12, 15-17).

21. Sur le rivage de la mer de Galilée, Jésus apparaît à ses disciples ; Pierre confirme son affection pour Jésus (Jean 21:12-15).

Vue sur la vallée de Jezréel
Vue sur la vallée de Jezréel

Cette photo permet d’admirer une vue depuis un escarpement situé près de Nazareth lorsqu’on regarde vers le S. On y voit la fertile vallée de Jezréel, théâtre d’évènements marquants du récit biblique, qui s’étend vers l’E et vers l’O (Jos 17:16 ; Jg 6:33 ; Os 1:5). Le relief imposant que l’on voit sur la gauche, à l’arrière-plan, est la colline de Moré ; sur l’un de ses versants se trouve le village de Nein, qui correspond à l’antique Naïn, où Jésus a ressuscité le fils d’une veuve (Jg 7:1 ; Lc 7:11-15). À l’horizon, au milieu, on aperçoit le mont Gelboé (1S 31:1, 8). Jésus, qui a grandi dans les environs de Nazareth, s’est peut-être rendu sur cet escarpement, qui offre une vue sur plusieurs lieux importants de l’histoire d’Israël (Lc 2:39, 40).