Ces dernières années, des tribunaux de République tchèque et de Slovaquie reconnaissent non coupables des frères et des sœurs qui, dans le passé, avaient été condamnés pour avoir refusé d’effectuer leur service militaire pour motif de conscience ou pour avoir participé à l’activité d’évangélisation. Ces actes ne sont plus aujourd’hui considérés comme des délits. Une de ces condamnations avait été prononcée en 1925 (voir l’histoire de frère Martin Boor, qui a été réhabilité 90 ans après sa condamnation). Les décisions de ces tribunaux confirment le droit fondamental de nos frères à agir en accord avec leurs convictions religieuses.

Depuis mai 2017, la Cour suprême de République tchèque a révisé le jugement de 45 de nos frères qui avaient été condamnés pour refus d’effectuer leur service militaire durant le régime communiste. En octobre 2017, la Cour suprême a aussi réhabilité frère Martin Magenheim, qui avait été condamné en 1978 pour avoir pris part à l’activité d’évangélisation.

En Slovaquie, le tribunal du district de Bratislava I a reconnu quatre frères innocents du « délit » d’objection de conscience, et le tribunal régional de Trenčín a lui aussi réhabilité un autre frère. Eva Borošová, une sœur qui avait été condamnée en 1974 pour avoir participé à l’activité d’évangélisation, a été reconnue non coupable par le tribunal de district de Rimavská Sobota. Le 9 janvier 2018, le tribunal de district de Michalovce a annulé le jugement rendu en 1993 contre frère Miloš Išky Janík, qui avait été condamné à plusieurs reprises pour avoir refusé d’effectuer un service civil qui allait à l’encontre de sa conscience.

André Carbonneau, un avocat représentant les Témoins de Jéhovah, explique : « En acquittant des Témoins qui avaient été condamnés il y a des dizaines d’années pour objection de conscience au service militaire ou pour participation à l’activité d’évangélisation, ces tribunaux confirment un principe immuable faisant partie des droits fondamentaux de l’homme : le respect de la liberté individuelle de conscience et de culte. Par leur volonté de faire réparation aux objecteurs de conscience pour les traitements injustes qui leur ont été infligés à une époque où les droits de l’homme n’étaient pas reconnus partout dans le monde, ces tribunaux offrent à la communauté internationale un modèle de progrès. De plus, ces tribunaux ont contribué à laver la réputation de nos coreligionnaires innocents, ce dont nous sommes très reconnaissants, car la Bible explique qu’une bonne réputation a une grande valeur » (Ecclésiaste 7:1).