Clés du bonheur familial
Quand l’un des conjoints a des besoins particuliers
Depuis qu’on m’a diagnostiqué le syndrome de fatigue chronique, mon mari est obligé de subvenir seul à nos besoins. Mais il ne me parle jamais des factures. Pourquoi me laisse-
LA VIE de couple n’est pas toujours facile, et lorsqu’un conjoint est atteint d’une maladie chronique, elle l’est en général d’autant moins *. Votre conjoint est-
Si vous êtes le conjoint souffrant, vous demandez-
Malheureusement, certaines unions n’ont pas survécu aux tensions qu’entraîne une maladie chronique. Cela ne signifie pas pour autant que la vôtre est vouée à l’échec.
De nombreux couples tiennent bon, voire s’épanouissent. Prenons l’exemple de Yoshiaki et Kazuko. Une blessure à la colonne vertébrale a rendu Yoshiaki complètement dépendant. Kazuko explique : “ Mon mari ne peut rien faire sans assistance. À m’occuper de lui, j’ai des douleurs dans le cou, les épaules et les bras, si bien que je suis un traitement ambulatoire dans un hôpital orthopédique. Souvent, la charge me paraît écrasante. ” Elle confie pourtant : “ Nos liens se sont renforcés. ”
Quelle est donc la clé du bonheur dans de tels cas ? En premier lieu, ceux qui considèrent que la maladie n’afflige pas seulement le conjoint souffrant mais le couple conservent une bonne part de contentement. Après tout, si l’un va mal, les deux sont profondément éprouvés, quoique différemment. L’interdépendance entre un mari et une femme est décrite comme suit en Genèse 2:24 : “ L’homme quittera son père et sa mère et devra s’attacher à sa femme, et ils devront devenir une seule chair. ” Ainsi, quand un des conjoints souffre d’un mal persistant, il est essentiel que les deux coopèrent pour surmonter l’épreuve.
Par ailleurs, des études montrent que ceux qui préservent leurs relations malgré la maladie sont ceux qui acceptent leur situation et trouvent des moyens efficaces de s’y adapter. Le savoir-faire qu’ils ont acquis n’est pas sans rappeler les principes intemporels qu’offre la Bible. Considérons trois suggestions.
Ayez de la considération l’un pour l’autre
“ Deux valent mieux qu’un ”, lit-
Réfléchissez à des moyens de vous être mutuellement utiles. Yong, dont la femme est partiellement paralysée, explique : “ J’essaie de me soucier de ma femme en toute occasion. Quand j’ai soif, je me dis que peut-être elle aussi. Si je veux sortir admirer le paysage, je lui propose de venir avec moi. Nous partageons la douleur, nous endurons ensemble. ”
Si vous êtes le conjoint assisté, y a-
Au lieu de supposer que vous savez comment manifester de la considération pour votre conjoint, demandez-
FAITES L’ESSAI : Dressez une liste de ce que votre conjoint pourrait faire pour vous rendre la vie un peu plus facile. Proposez-
Ayez un emploi du temps équilibré
“ Pour tout il y a un temps fixé ”, a écrit le sage roi Salomon (Ecclésiaste 3:1). Il peut néanmoins sembler impossible de garder un emploi du temps équilibré à cause des répercussions qu’une maladie chronique a généralement sur les habitudes familiales. Que faire alors pour rétablir un certain équilibre ?
Octroyez-
Pour retrouver un équilibre, pouvez-
Autre facteur d’équilibre : la compagnie d’autrui. “ Qui s’isole cherchera son désir égoïste ; il se déchaînera contre toute sagesse pratique ”, déclare la Bible en Proverbes 18:1. Notez-
L’équilibre du conjoint en bonne santé est parfois soumis à rude épreuve. Certains portent trop, s’usent et mettent leur propre santé en danger. À terme, il se peut même qu’ils ne soient plus capables d’assumer leur rôle de soutien. C’est pourquoi, vous qui vous occupez de votre conjoint, ne négligez pas vos besoins à vous. Réservez-
FAITES L’ESSAI : Sur une feuille, énumérez les obstacles que vous rencontrez tandis que vous prenez soin de votre conjoint. Énumérez ensuite des mesures possibles pour les surmonter ou les gérer plus efficacement. Au lieu de décortiquer ces difficultés, cherchez la façon la plus simple et la plus évidente d’y remédier.
Efforcez- vous de rester positif
“ Ne dis pas : ‘ Comment se fait-
Qu’est-
Shoji et Akiko ont appliqué ces conseils avec d’heureux résultats. Akiko ayant contracté la fibromyalgie, ils ont dû quitter leur affectation spéciale dans le ministère chrétien à plein temps. Ils étaient déçus, naturellement. Pourtant, Shoji recommande à ceux qui traversent une épreuve semblable : “ Ne vous attardez pas sur ce que vous ne pouvez plus faire, c’est décourageant. Restez positifs. Même si vous espérez tous les deux retrouver un jour des habitudes normales, concentrez-
^ § 3 Par souci d’anonymat, certains prénoms ont été changés.
^ § 4 Cet article parle de situations vécues par des couples où l’un des conjoints souffre d’une affection physique de longue durée. Toutefois, les couples qui doivent supporter un handicap physique dû à un accident ou des troubles psychiques comme la dépression trouveront également utiles les pensées qui suivent.
^ § 20 Selon les cas, il peut être recommandé de solliciter l’assistance, au moins à temps partiel, de professionnels de la santé ou de services d’aide à domicile, si de tels recours existent près de chez vous.
DEMANDEZ- VOUS...
Quel(s) changement(s) apporter en priorité à nos habitudes ?
Parler plus de la maladie.
Parler moins de la maladie.
Moins nous inquiéter.
Avoir plus de considération l’un pour l’autre.
Avoir un centre d’intérêt commun hors maladie.
Avoir une vie sociale plus riche.
Avoir des objectifs communs.

